Prêt hypothécaire: connaissez-vous bien vos possibilités?

Entre le traditionnel taux d'intérêt fixe de cinq ans et le taux variable, il y... (Illustration Daniel Riopel La Presse)

Agrandir

Illustration Daniel Riopel La Presse

Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse

Entre le traditionnel taux d'intérêt fixe de cinq ans et le taux variable, il y a une gamme variée de choix.
Plusieurs institutions financières offrent une partie du prêt à taux fixe, l'autre à taux variable.

On trouve aussi sur le marché une moitié du prêt à taux variable pour un terme, disons de deux ans, et l'autre moitié à taux fixe pour un autre terme, disons de trois ans.

Mais attention: «Si on souhaite changer d'institution financière après deux ans, on ne peut pas, indique Jean-François Vinet, analyste des pratiques commerciales et des services financiers chez Option consommateurs.

On est pris. Il faut renouveler cette moitié de prêt au moins pour un an pour attendre que l'autre moitié vienne à échéance.»

Certaines institutions financières permettent de convertir le taux variable en fixe pendant son terme.

«Si la personne convertit lorsque les taux ont augmenté, elle aura un taux fixe plus élevé que celui qu'elle aurait eu au début de son terme», prévient M. Vinet.

Lorsqu'on choisit le taux variable, il est possible d'opter pour des paiements fixes plus élevés, l'équivalent par exemple de ce que serait le taux fixe sur cinq ans.

«Lorsque le taux monte, on paye moins de capital et plus d'intérêts. Bien sûr, si le taux monte rapidement et que votre paiement habituel ne couvre plus le montant à rembourser, l'institution financière devra augmenter votre versement», explique Jean-François Vinet.

Autre option: le taux fixe ouvert, donc sans terme.

«Le taux est plus élevé qu'avec terme, mais cela permet de rembourser en tout temps sans pénalité. C'est bon pour les gens qui ont l'intention de vendre leur propriété», conseille M. Vinet.

Le consommateur a toujours intérêt à négocier le taux avec son institution financière, d'après M. Vinet.

«Souvent, il obtiendra un meilleur taux que celui affiché, affirme-t-il. Pour avoir un pouvoir de négociation, il faut connaître les taux offerts par les concurrents. Le consommateur peut aussi demander à l'institution financière d'assumer en totalité ou en partie les frais de notaire.»

Robert Nadeau, président et chef de la direction de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), conseille d'être prudent.

«Généralement, si l'institution financière accorde quelque chose du genre, elle fera payer une pénalité en conséquence au consommateur s'il rembourse avant terme», affirme-t-il.

«Pour avoir les détails sur les pénalités à payer si on rembourse avant terme, il faut poser des questions à son institution financière», affirme Jean-François Vinet.

Les remises en argent sont aussi fréquemment offertes.

«L'institution financière proposera généralement un taux plus élevé pour compenser, donc le consommateur payera sa remise en intérêt, voire davantage», ajoute l'analyste.

Sur le site de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada, vous trouverez des informations sur le prêt hypothécaire ainsi qu'un outil pour calculer les différents scénarios et leurs conséquences sur le montant des frais d'intérêt payés.

Adresse : www.fcac-acfc.gc.ca/fra/index-fra.asp

Rôle du courtier hypothécaire

Pour obtenir le meilleur taux d'intérêt, certains ont recours à un courtier hypothécaire, qui jouit d'ententes avec différentes institutions financières.

Jean-François Vinet, analyste chez Option consommateurs, suggère de demander à son courtier quelles sont les institutions avec lesquelles il fait affaire et au besoin, se renseigner sur ce qu'offrent les autres. «Rien ne garantit que le courtier offre le meilleur taux sur le marché», dit-il.

Robert Nadeau, président de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), affirme que pour obtenir leur permis d'exercice, les courtiers hypothécaires doivent représenter plus d'une institution financière.

«Habituellement, ils représentent la majorité des 10 grandes institutions canadiennes, précise-t-il. Ils représentent aussi souvent des firmes étrangères et des prêteurs pour des clientèles plus risquées.»

Le courtier hypothécaire est rémunéré par l'institution financière.

Pour avoir le droit de faire du courtage hypothécaire, il faut obtenir un permis auprès de l'OACIQ. Pour vous assurer qu'un courtier hypothécaire est bel et bien agréé, consultez le site de l'OACIQ ou téléphonez à l'organisme.

Adresse : www.oaciq.com

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer