Walmart: résultats mitigés, mais boom des ventes en ligne

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Le programme est actuellement en expérimentation dans deux États américains: l'Arkansas et le New Jersey.

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Commerce électronique

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Le commerce électronique qui regroupe à la fois les ventes au détail et les transactions interentreprises représente un défi de taille pour les PME du Québec. Comment les PME peuvent-elles tirer leur épingle du jeu ? Trucs et astuces d'entreprises pour qui le commerce électronique est devenu un outil efficace de développement. »

Luc Olinga
Agence France-Presse
New York

L'enseigne Walmart continue sa percée dans le commerce en ligne tout en enregistrant une augmentation de la fréquentation dans ses supermarchés, au moment où la distribution traditionnelle est à la peine aux États-Unis.

Le numéro un mondial de la distribution a annoncé jeudi une hausse de 1,4% à 117,54 milliards de dollars de son chiffre d'affaires lors du premier trimestre de l'exercice fiscal 2017/18 achevé fin avril, alors que la plupart des enseignes classiques (Nordstrom, Macy's, JC Penney, Kohl's) ont enregistré un plongeon de leurs ventes respectives.

Plus significatif, Walmart semble avoir trouvé la formule pour refaire son retard dans le commerce électronique. Les ventes en ligne ont bondi de 63% lors du dernier trimestre, contre une hausse de 29% au quatrième trimestre de l'exercice précédent, soit la plus forte croissance trimestrielle sur ce segment dominé par Amazon et talon d'Achille de la distribution classique.

«Les clients passent de plus en plus d'ordre d'achats et dépensent un peu plus que par le passé», explique Marc Lore, le patron du commerce en ligne dont le salaire de 237 millions de dollars est dix fois plus élevé que celui du PDG Doug McMillon.

À Wall Street, le titre gagnait 2,36% à 76,89 dollars dans les premiers échanges.

«Rythme soutenu»

Dans l'ensemble, le modèle «hybride» (supermarchés et plateformes en ligne) privilégié aux États-Unis par l'enseigne semble porter ses fruits.

Les revenus générés par les États-Unis ont augmenté de 2,9%, à 75,44 milliards de dollars, principalement grâce à une augmentation de 1,5% de la fréquentation des supermarchés. Les ventes américaines en magasins comparables, un des indicateurs clés de la rentabilité, sont également en hausse de 1,4%.

Conséquence: les États-Unis représentent désormais 64,2% du chiffre d'affaires, contre 63,4% lors du dernier exercice fiscal. Il y a quatre ans, ce marché comptait seulement pour 58,5% des revenus.

«Walmart est au-dessus de la mêlée dans son ajustement à la transformation du paysage de la distribution», commente Neil Saunders, analyste chez GlobalData, ajoutant que Walmart accroît sa part de marché dans le commerce en ligne à un «rythme soutenu».

Walmart a mis les bouchées doubles pour accroître sa part de marché aux États-Unis et devenir un acteur de premier plan dans le commerce en ligne.

L'enseigne a augmenté les salaires de ses employés, multiplié les promotions et les initiatives. Walmart a par exemple mis les moyens pour acheter la plateforme de discount Jet.com pour 3,3 milliards de dollars, les startups Shoebuy.com (70 millions de dollars), ModCloth (45 millions), le site d'équipements de plein air MooseJaw (51 millions) et est en négociation avancée pour avaler Bonobos, un site de prêt-à-porter de moyenne gamme pour hommes, pour 300 millions de dollars.

Elle propose des petits prix sur plus d'un million d'articles en ligne à la condition que les consommateurs récupèrent eux-mêmes les marchandises achetées en magasin. Le groupe livre également dans les deux jours gratuitement et sans besoin d'abonnement des achats de plus de 35 dollars effectués sur Walmart.com et Jet.com, prenant ainsi le contrepied d'Amazon, qui exige un abonnement à Prime pour toute livraison gratuite.

«La majorité de notre croissance dans le commerce en ligne est et sera organique. Les acquisitions nous permettent (simplement) d'accélérer», affirme le directeur financier Brett Biggs.

Seul point négatif, la performance du groupe à l'international où Walmart a cédé récemment des activités, en l'occurrence la marque Suburbia au Mexique. Les revenus générés sur ces marchés ont diminué de 3,5%, à 27,1 milliards de dollars, pâtissant principalement des effets de change défavorables et des difficultés de sa marque britannique Asda.

Pour le deuxième trimestre de l'exercice fiscal débuté en mai, l'enseigne table sur un bénéfice par action ajusté, référence à Wall Street, compris dans une fourchette de 1 à 1,08 dollar et une hausse de 1,5 à 2% de ses ventes à magasins comparables. Les analystes attendent, eux, un bénéfice à 1,07 dollar en moyenne.

Lors du trimestre passé, le bénéfice par action est ressorti à 1 dollar, contre 0,96 dollar attendu. Le résultat net a reculé de 1,3%, à 3,04 milliards de dollars.




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