Caterpillar entrevoit des signes de reprise

Caterpillar, le fabricant américain d'engins de chantier et de construction, a... (Photo Wilfredo Lee, archives AP)

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Jean-Louis Doublet
Agence France-Presse
Washington

Caterpillar, le fabricant américain d'engins de chantier et de construction, a fait part jeudi de signes de reprise dans ses principaux secteurs d'activité, après avoir annoncé des résultats annuel et trimestriel supérieurs aux prévisions, même si en forte baisse.

Le groupe a ainsi indiqué qu'il s'attendait à un chiffre d'affaires cette année compris entre 36 et 39 milliards de dollars, pour des attentes de marchés de 38 milliards, et à un bénéfice par action ajusté de 2,90 $ pour des attentes de 3,04 $. Caterpillar a particulièrement souffert ces dernières années du ralentissement de l'activité notamment dans le secteur minier.

«Il y a des signes positifs sur beaucoup de nos marchés mais nous n'anticipons pas d'impact en 217», a toutefois souligné Jim Umpleby, le nouveau PDG du groupe qui remplace Doug Oberhelman, lors d'une conférence téléphonique avec les analystes financiers.

Sur l'année, Caterpillar a subi une perte de 67 millions de dollars pour un bénéfice de 2,5 milliards l'année précédente, et dégagé un chiffre d'affaires de 38,5 milliards, en baisse de 18%, là où les attentes du marché étaient de 38,9 milliards. Hors éléments exceptionnels, le groupe est bénéficiaire: le bénéfice par action ajusté, la référence en Amérique du nord, est ressorti ainsi à 3,42 dollars, supérieur aux attentes de 3,26 dollars.

Sur le 4e trimestre, la perte nette est de 1,17 milliard de dollars pour 94 millions un an auparavant et le chiffre d'affaires de 9,57 milliards (-13,2%) inférieur aux attentes de 9,84 milliards. Comme sur l'année, le groupe est bénéficiaire hors éléments exceptionnels puisqu'il a dégagé un bénéfice par action ajusté de 0,83 $, là aussi supérieur aux attentes de 0,66 $.

Le titre du groupe limitait son recul à 0,98% à 97,19 $ vers 13h à Wall Street.

Caterpillar avait mis en garde en décembre contre l'optimisme des analystes concernant ses résultats car ceux-ci ne tenaient pas compte des «vents contraires» auquel il est confronté.

Le groupe de Peoria (Illinois) a toutefois indiqué jeudi qu'il constatait des signes de reprise dans certains de ses principaux secteurs d'activité, notamment dans les mines et la construction en Chine, alors que l'Europe semble s'être stabilisée et en voie de reprise.

Les dépenses d'investissement dans le secteur minier devraient toutefois rester stables en 2017 après plusieurs années de déclin mais cela ne devrait pas empêcher des ventes en baisse à nouveau cette année pour certains équipements lourds. Les conséquences du Brexit restent également une source de préoccupation pour le marché européen, indique également le communiqué.

Suppressions d'emplois

Les effectifs du groupe ont diminué de 10 300 en 2016 pour se situer à la fin de l'année à 95 400 personnes. Compte tenu de l'emploi à temps partiel, la baisse est de 12 300 personnes à 106.400. Les suppressions ont atteint 7700 emplois aux États-Unis est 4600 dans le reste du monde.

Caterpillar avait notamment annoncé en septembre la fermeture d'un site à Gosselies en Belgique avec la disparition de 5000 à 6000 emplois à la clé (2000 emplois directs et de 4 à 5000 chez les sous-traitants).

Cette fermeture entre dans le cadre d'un plan de restructuration annoncé en septembre 2015 et prévoyant alors la fermeture ou la consolidation d'une vingtaine de sites dans le monde, la suppression d'une dizaine de milliers d'emplois pour un côut total d'environ deux milliards de dollars mais permettant des économies de quelque 1,5 milliard de dollars par an.

Michael DeWalt, le directeur financier, a indiqué jeudi lors de la conférence, qu'au final ce sont une trentaine de sites qui seront fermés ou consolidés et que les suppressions d'emplois allaient concerner au total 16 000 postes. Les coûts de restructuration ont en conséquence atteints 1,9 milliard en 2015 et 2017 auxquels vont s'ajouter encore 500 millions en 2017. Les économies attendues vont, elles, aussi augmenter, à environ deux milliards par an, a-t-il précisé.

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