Transport maritime: les employeurs privilégient le long terme

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Photo : Stephane Lessard Le Clipper Marissa acosté au Quai du port de Trois-Rivieres.

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Cherchant à consolider ses acquis tout en développant ses marchés, le port de Montréal fait peau neuve et pave ses abords, prêt à accueillir encore plus de navires, de marchandises et de passagers. »

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Pour faire face à la concurrence de la côte est américaine, les employeurs maritimes cherchent à améliorer leur compétitivité. Un des moyens privilégiés : négocier avec les syndicats de débardeurs des contrats de travail à long terme pour assurer une paix industrielle.

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Des cargos au port de Trois-Rivières. Photo tirée de Facebook

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Les ports de New York et de Savannah (photo), en Géorgie, ont investi d'importantes sommes afin d'améliorer leurs installations. Photo fournie par la Georgia Ports Authority

Un contrat de 9 ans !

C'est du jamais vu. Il y a deux semaines, à Trois-Rivières, l'Association des employeurs maritimes a ratifié une entente d'une durée de 9 ans, qui viendra à échéance en 2024, avec le Syndicat des débardeurs, SCFP-FTQ, local 1375. « Si on veut attirer des cargos, il nous faut de la stabilité et un climat de travail propice aux investissements », explique Stéphane Morency, président de l'Association. Une centaine de débardeurs et de vérificateurs, au port de Trois-Rivières et au port de Bécancour, sont visés par cette convention collective.

Des embauches

Le président de l'Association ne cache pas que les employeurs maritimes souhaitent tirer avantage de la Stratégie maritime du gouvernement québécois. Pour ce faire, ils prévoient faire de nouvelles embauches, comme ce sera le cas aux ports de Trois-Rivières et Bécancour au cours des prochains mois. « Nous allons recruter une quinzaine de débardeurs en 2017, annonce Stéphane Morency. On croit au potentiel de ces zones portuaires, qui pourraient devenir des plaques tournantes pour envoyer du cargo [pour les minières] dans le nord du Québec. »

La « stabilité » Montréal

Au port de Montréal et au terminal de Contrecoeur, les défis des employeurs maritimes demeurent considérables, constate Stéphane Morency. « Nous devons davantage tenir compte des concurrents sur la côte est américaine, soumet-il. Les ports de New York et de Savannah, par exemple, dépensent des sommes considérables pour améliorer leurs installations. Nous devons être les plus productifs possible. » Il insiste sur l'importance de la « stabilité » de la main-d'oeuvre et de relations patronales-syndicales saines pour permettre à Montréal d'attirer les navires chargés de conteneurs.

Une entente de 9 ans à Montréal ?

Le contrat de travail liant les 1200 débardeurs et vérificateurs au port de Montréal et au terminal de Contrecoeur expire le 31 décembre 2018. Les employeurs maritimes n'écartent pas la possibilité de proposer une entente à très long terme, comme celle qui vient d'être ratifiée à Trois-Rivières et Bécancour, lors de la prochaine négociation. « On a de bonnes relations avec le syndicat, soulève Stéphane Morency. On se jase pas mal souvent ! » Il précise que les employeurs et le syndicat « savent ce que ça prend » pour générer plus d'activités aux quais.




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