Trois axes à développer pour les courtes distances

C'est notamment à l'aide de cette super barge... (Photo fournie par Groupe Océan)

Agrandir

C'est notamment à l'aide de cette super barge Méga-Motti que Groupe Océan offre désormais le service de transport surdimensionné.

Photo fournie par Groupe Océan

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
la liste:2390:liste;la boite:98873:box

Dossiers en vedette

Portrait 2017 : Québec

En 2016, pour la 25e année de suite, la ville de Québec a connu une... »

Portrait 2017: Mauricie

Des intervenants municipaux viennent de partout au Québec pour en... »

Gestion de patrimoine

Ce ne serait pas le premier secteur d'activité où cela se produirait.... »

Plan Nord

Le Plan Nord a connu plusieurs moutures depuis son lancement en... »

Portrait 2017: Laurentides

Terres de défricheurs, les Laurentides s'inquiètent du ton adopté par... »

Énergies renouvelables

Les surplus d'hydroélectricité ainsi que les bas prix des énergies... »

Drummondville

Des investissements records dans les secteurs industriel et... »

Industrie forestière

L'industrie forestière québécoise a durement ressenti la décision du... »

Dossiers  »

Transport maritime

Transport maritime

Cherchant à consolider ses acquis tout en développant ses marchés, le port de Montréal fait peau neuve et pave ses abords, prêt à accueillir encore plus de navires, de marchandises et de passagers. »

Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Le gouvernement Couillard veut intensifier le transport maritime courte distance (TMCD), qui représente 20% des activités sur le fleuve. Québec alloue 500 millions d'argent frais pour le développement de trois axes: les infrastructures portuaires, la mise en place de nouvelles liaisons et le transport de passagers. Objectif: réduire les GES et décongestionner les routes.

DÉVELOPPER UN NOUVEAU CRÉNEAU

Deux entreprises québécoises viennent de créer des entités dont la mission première est le transport maritime courte distance. Spécialisé en remorquage, en drainage et en fabrication de navires, Groupe Océan offre désormais le service de transport surdimensionné sur barges. « On peut transporter des pales d'éolienne ou des poutres pour le nouveau pont Champlain », cite en exemple Philippe Filion, directeur, affaires publiques et corporatives. 

Même si Groupe Océan n'a pas encore sollicité d'aide gouvernementale, l'entreprise de 800 employés se félicite de l'intérêt des élus pour la chose maritime. « Ça fait longtemps qu'on n'avait pas vu ça », dit M. Fillion. Parce qu'il trouvait difficilement des armateurs disponibles pour l'approvisionner en agrégats en provenance de Forestville, le Groupe Riverin a fondé une division maritime. L'an dernier, l'entreprise a reçu une aide gouvernementale de 250 000 $ pour l'achat d'un cargo qui alimentera ses trois bétonnières dans le Bas-du-Fleuve. « On revient chargé de Forestville, mais on part vide de Rimouski, déplore Jean-Guy Coulombe, directeur. On est en discussion pour remplir notre cargo. Les gens ont peur de la manutention. Ça les freine dans leur décision de se tourner vers le transport maritime. On est pourtant complémentaire au transport routier. »

DEUX LIAISONS RÉCLAMENT DE L'AIDE

Le transport de passagers fait partie du TMCD. Or, qui dit passagers, dit traversiers. Bon an, mal an, des millions de touristes, de riverains et de voitures empruntent l'un des quelque 20 traversiers de la Belle Province. Deux liaisons entre les rives nord et sud du fleuve fondent beaucoup d'espoir sur la stratégie maritime du gouvernement. Le lien Trois-Pistoles-Les Escoumins est le seul à avoir connu une hausse d'achalandage en 2015. Manque de pot, l'un des moteurs de L'Héritage 1 a rendu l'âme l'automne dernier. « Pour deux moteurs neufs et deux transmissions, le plus bas soumissionnaire est à 720 000 $. Ça nous prend de l'aide », explique Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles et représentant de la régie intermunicipale, à qui appartient le traversier. De son côté, la liaison rapide (moins d'une heure) entre Rimouski et Forestville n'est pas compromise. Mais le propriétaire du traversier, Hilaire Journeault, de l'entreprise CNM Évolution, a lui aussi besoin d'un coup de main financier. « On ne dégage pas de profits ces années-ci, mais je garde espoir que ça va recommencer à rouler », indique-t-il. La Société des traversiers du Québec n'a pas rappelé La Presse.

AMÉLIORER LES INSTALLATIONS PORTUAIRES

Pour favoriser le transport maritime courte distance, des infrastructures portuaires modernes et efficaces sont de mise. En marge de son programme de 300 millions visant la reconnaissance de 16 zones industrialo-portuaires, Québec étudie actuellement 14 projets d'améliorations. Du lot, les ports de Gros-Cacouna et de Saguenay souhaitent installer une rampe de chargement de type « ro-ro » (roll-in, roll-out), ce qui faciliterait notamment l'embarquement et le déchargement de boîtes de camions semi-remorques. Le port de Saguenay, situé à La Baie, a reçu une aide financière pour la réalisation prochaine d'une étude de faisabilité. À Gros-Cacouna, l'étude a été complétée et démontre que la rentabilité serait au rendez-vous dans ce projet de 17 millions qu'on espère public-privé. « Il y a un fort potentiel rien qu'avec les tourbières de la Rive-Nord du fleuve, explique Gilles D'Amours, président de la Commission régionale du port de Gros-Cacouna. Elles peuvent desservir la Rive-Sud, où il y a de moins en moins de tourbes mais où les usines de transformation se trouvent. On est très enthousiastes, mais on n'a pas d'argent. Tout le monde attend de voir qui sera le premier à montrer ses cartes. »

Partager

La Presse Affaires vous suggère

  • Entre espoir et inquiétude

    Transport maritime

    Entre espoir et inquiétude

    Lancée en juin 2015, la Stratégie maritime se résume pour l'instant à une série d'annonces qui se concrétiseront dans plusieurs mois, voire des... »

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer