Un «business staging» avec ça?

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Transfert d'entreprises

Transfert d'entreprises

Plusieurs questions se posent lors de la reprise d'une entreprise familiale, si bien qu'un groupe existe maintenant pour aider les jeunes à relever ce défi. Tour d'horizon de ces questions et de ces défis. »

L'expression «business staging» est à la mode depuis quelques années. Cette stratégie valorise une entreprise avant sa mise en vente ou la passation de celle-ci à des repreneurs. La pratique, qui s'inspire du désormais célèbre «home staging», s'adresse-t-elle à toutes les entreprises?

«Les baby-boomers qui ont mis 30 ou 40 ans à bâtir leur entreprise pourraient profiter de ce type de stratégie. Les plus jeunes entrepreneurs, habitués à vendre et à acheter des PME, n'ont pas à le faire», explique Boris Myschkowski, conseiller en fusions et acquisitions au sein de RioCap.

Ainsi, un entrepreneur qui veut donner l'heure juste à d'éventuels acheteurs, voire aux membres de sa famille ou à des employés qui prendront la relève, devra faire ses devoirs. Entre autres options, il fera appel à un conseiller en transfert d'entreprise dont la spécialité est justement de valoriser les PME.

Autrement dit, le «business staging» dresse le bilan des forces et des faiblesses d'une entreprise. Tout est pris en compte: les données comptables, la rétention des employés-clés, la diversification de la clientèle, la gestion des inventaires, etc. «On fait des recommandations pour que l'entreprise corrige le tir. Si l'entrepreneur est pressé de vendre, il devra faire des concessions. Sinon, il attend et améliore ce qui va moins bien», dit-il.

Combien coûte une stratégie visant à valoriser une entreprise? Entre 2500$ et 10 000$, dit M. Myschkowski. Cela comprend un diagnostic complet, dont un plan d'affaires hautement spécialisé (en anglais, un CIM ou Confidential Information Memorandum) d'une trentaine de pages.

À cela s'ajoutent des «honoraires à succès» à l'issue de la transaction. Pour le premier million de dollars, le conseiller en transfert d'entreprise touche 5% ou 50 000$. Pour le deuxième million, c'est 4% ou 40 000$. Et ainsi de suite.

TROIS PRATIQUES GAGNANTES

Selon Michel Bundock, premier vice-président et directeur général du Groupement des chefs d'entreprise du Québec, appliquer les trois règles qui suivent est garant de succès dans le transfert d'une PME.

1 > Évaluer le potentiel des repreneurs, notamment au moyen de tests écrits, en faisant appel à une firme externe. «Les résultats sont parfois très éclairants. Et surtout, c'est très objectif. Les sentiments sont donc mis de côté. Pour faire évaluer une dizaine de personnes, ça peut coûter environ 30 000$», dit-il.

2 > Mettre en place, proportionnellement à la taille de l'entreprise, une équipe de direction dans laquelle la relève va siéger. «Ça permet de mieux travailler en équipe, de développer les compétences. Mais surtout, ça permet à la relève de prendre sa place, car elle apprend au contact des autres membres de la direction. Ça coûte quelque chose, car la rémunération des gens élus à la direction augmente forcément.»

3 > Avoir un plan stratégique écrit. «Ça permet de mieux voir et de comprendre où on veut amener l'entreprise. Le fait d'être accompagné par un consultant externe en planification stratégique apporte beaucoup d'objectivité et de rigueur. Nous l'avons fait au Groupement; ça nous a coûté environ 30 000$. Il faut aussi penser à faire un nouvel organigramme pour le moment présent, mais aussi dans 5 ans et même dans 10 ans.»

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