Du Burkina au Québec, une reprise en douceur

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Les propriétaires de la boutique Mika quittaient le Québec et voulaient s'en défaire. En mars dernier, c'est la burkinabè Diane Kiendrébéogo, récemment arrivée au Québec, qui a racheté la boutique.

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Transfert d'entreprise

Transfert d'entreprise

Lors du dernier budget provincial, 50 millions de dollars ont été annoncés pour financer des projets de reprise collective d'entreprises. Une avenue encore méconnue de plusieurs et souvent vue comme impossible autant par les travailleurs que par les dirigeants d'entreprises. Survol de cette stratégie appuyée par le Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ). »

Simon Lord

Collaboration spéciale

La Presse

Arrivée du Burkina Faso en 2014, Diane Kiendrébéogo a repris en mars dernier la boutique de vêtements Mika, au coeur du Plateau Mont-Royal. Elle travaille maintenant à concrétiser sa vision d'entreprise, qui comprend entre autres l'objectif de vendre 50 % de produits québécois. Voici comment.

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Diane Kiendrébéogo a repris la boutique d'accessoires et de vêtements Mika, située au coeur du Plateau Mont-Royal. Elle a entre autres pour objectif de soutenir les artisans du Québec.

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La boutique Mika est un magasin de vêtements pour femmes situé boulevard Saint-Laurent à Montréal, à un coin de rue du mythique restaurant Schwartz's.

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BOUTIQUE

La boutique Mika est un magasin de vêtements pour femmes situé boulevard Saint-Laurent à Montréal, à un coin de rue du mythique restaurant Schwartz's. On y vend aussi des accessoires comme des bijoux et des écharpes.

PRÉPARATION

Après son arrivée au Québec, Diane Kiendrébéogo a donné naissance à une fille, en 2015, année durant laquelle elle n'a pas travaillé. L'an dernier, elle s'est impliquée durant sept mois dans un jardin collectif. Durant toute cette période, elle a surtout suivi différentes formations en lancement d'entreprise pour pouvoir réaliser son désir de longue date d'être propriétaire d'une boutique, comme elle l'était au Burkina Faso.

EXPÉRIENCE

Dans son pays d'origine, Diane Kiendrébéogo avait bâti une entreprise de produits de beauté. L'entrepreneuriat, elle connaissait donc déjà. Mais une fois ici, elle s'est aperçue qu'elle devrait attaquer un marché différent. « La gamme de produits est beaucoup plus grande ici, dit-elle. Je n'avais pas les connaissances nécessaires. Je voulais aussi que mon entreprise grandisse, et les opportunités de croissance m'apparaissaient meilleures dans le vêtement. »

CHOIX

À force de chercher des entreprises à vendre, entre autres simplement en fouillant sur Google, Diane Kiendrébéogo est un jour tombée sur une page annonçant la mise en vente de la boutique Mika. Les propriétaires précédents quittaient le Québec et voulaient donc s'en défaire. « Elle était dans une rue passante et commerciale, un emplacement stratégique. Ça faisait partie de mes critères importants », dit-elle. Que le commerce soit déjà bien rodé - la boutique existe depuis 2007 - lui importait également, puisqu'elle était au Québec depuis peu. « Mon réseau de contacts et de fournisseurs est limité. Avec ma jeune fille, je n'avais pas le temps de partir de zéro », dit-elle.

QUÉBÉCOIS

Bien qu'elle ait acquis une entreprise déjà existante, Diane Kiendrébéogo ne souhaite pas maintenir le statu quo. Elle veut vendre davantage de produits québécois. Elle aimerait que ces vêtements et accessoires produits ici représentent la moitié de ce qui se retrouve dans sa boutique. « Je veux me tourner vers la mode éthique, soit notamment acheter local et privilégier les produits fabriqués avec de bons matériaux, dit-elle. C'est donc extrêmement important pour moi d'encourager les artisans du Québec. » Au cours des prochains mois, elle sondera ses clients afin de mieux connaître leurs goûts.

RESSOURCES

Pour réussir son projet, la repreneuse a fait appel au Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ). Cet organisme l'a aiguillée vers les ressources qui lui ont permis de faire un succès de sa reprise. Elle a retenu les services des conseillers d'affaires de la firme Propulsio 360. « C'est eux qui m'aident à informatiser mon commerce, dit Diane Kiendrébéogo. Ceux qui avaient la boutique avant moi la géraient de façon plutôt familiale. Rien n'était automatisé. »

VISION

L'horaire de Diane Kiendrébéogo est aujourd'hui bien rempli : elle doit s'occuper non seulement de sa petite fille, mais aussi de sa nouvelle boutique. Les prochaines années lui demanderont beaucoup de travail, mais si sa vision se réalise, elle devrait être en mesure de libérer du temps pour sa famille. « D'ici cinq ans, j'aimerais que tous les systèmes de gestion soient en place, dit-elle. Si ma vision prend forme, ma boutique sera alors fonctionnelle même en mon absence. »




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