Pas besoin de réinventer la roue

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Jacques Alain, président-directeur général de Teknion Roy &... (Photo Érick Labbé, Archives Le Soleil)

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Photo Érick Labbé, Archives Le Soleil

Jacques Alain, président-directeur général de Teknion Roy & Breton. L'entreprise a le vent dans les voiles malgré l'incertitude économique mondiale.

Stéphane Champagne
Stéphane Champagne, collaboration spéciale
La Presse

Un nombre croissant d'entreprises ont enfin compris le message: l'innovation ne passe plus uniquement par l'invention de produits. Teknion Roy&Breton en est la preuve. Ce fabricant québécois de mobiliers de bureau n'a peut-être pas réinventé la roue, mais il a complètement revu ses façons de faire. Et pas seulement dans ses usines, mais aussi dans son personnel administratif. Résultat, la PME de 800 employés offre des délais de livraison parmi les plus courts sur le continent.

Cela explique pourquoi Teknion Roy&Breton a eu le luxe, durant la récession, de pratiquement doubler la superficie de ses installations de Lévis (qui est passée de 100 000 à 180 000 pieds carrés) et d'inaugurer une nouvelle usine en bordure de l'autoroute 20, à Laurier-Station. «Être capable de livrer en 14 jours au lieu de 30, ça fait en sorte qu'on attire beaucoup de clients. D'autres entreprises l'ont fait avant nous, mais sur une courte période de temps. Nous, nous sommes constants depuis des années», explique Jacques Alain, président-directeur général.

Au pire de la crise, en 2008-2009, le marché de l'ameublement de bureau a chuté de 30% en Amérique du Nord. Les pertes de Teknion Roy&Breton n'ont été que de 15%. La PME a même réussi à augmenter ses parts de marché. «Et en 2011, il y a un écart de 50% dans le volume de production entre notre mois le plus fort et notre mois le plus faible. Ça prend beaucoup d'agilité manufacturière pour être capable de respecter des délais dans un contexte comme celui-là», note M. Alain.

Quel est donc le secret de cette entreprise lévisienne, filiale du géant ontarien Teknion, et qui compte cinq usines au Québec? Un mélange de formation et d'amélioration continues (inspiré de la méthode Kaizen), mais surtout un plan de communication irréprochable.

Chaque matin, tous les employés, sans exception, assistent à une couyrte réunion qui dure de 5 à 10 minutes. «C'est clair, net et précis. Et les employés ne font pas simplement qu'écouter; ils proposent des idées et des solutions. Notre plan de communication est tellement clair que même un nouvel employé saisit facilement ce qui est en jeu ou ce qui doit être amélioré», affirme Jacques Alain.

La présence des femmes

Cette culture communicative et participative est présente partout dans l'entreprise, y compris dans le personnel administratif. De la réception de commandes au service à la clientèle, en passant par l'expédition des produits, tout est sans cesse peaufiné, amélioré.

Fait intéressant, Teknion Roy&Breton compte beaucoup de femmes dans ses rangs. Certaines usines, comme celle de Montmagny, comptent plus de femmes que d'hommes.

«La diversité est une force. Et puis, ça donne l'occasion de créer des postes de travail qui seront aussi bons pour une femme plus frêle de cinq pieds que pour un homme costaud qui fait six pieds», dit Jacques Alain.

«Le poste sera conçu intelligemment, de sorte qu'il y aura moins d'accidents de travail. C'est un réflexe naturel en amélioration continue», ajoute-t-il.

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