Données informatiques

Le big data et la fin des fraudeurs

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Jim Goodnight est à la tête d'une société... (PHOTO JAMIE RECTOR, BLOOMBERG NEWS)

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PHOTO JAMIE RECTOR, BLOOMBERG NEWS

Jim Goodnight est à la tête d'une société américaine qui se spécialise notamment dans la détection de fraude fiscale.

Alain McKenna, collaboration spéciale
La Presse

À une autre époque, on craignait Big Brother. Le volume de données informatiques créé chaque jour mène à un nouveau phénomène qui pourrait bientôt le remplacer dans l'imaginaire collectif: le big data.

Dans un monde où les grandes institutions financières et les gouvernements de la planète maîtrisent parfaitement les outils technologiques qui sont à leur disposition, non seulement les fraudeurs seraient détectés en quelques secondes à peine, mais s'il n'en tient qu'aux promoteurs de l'analytique de données volumineuses, ils pourraient aussi être identifiés avant même qu'ils commettent leurs méfaits.

À l'échelle planétaire, l'analytique de données volumineuses, qui consiste à tirer des modèles mathématiques et théoriques complexes du volume toujours croissant de données générées par les systèmes informatiques modernes, pourrait venir à bout du blanchiment d'argent et d'autres crimes financiers, espère-t-on chez les grandes banques.

Enjeu important

C'est un enjeu de taille: l'ONU évalue à 1600 milliards US la valeur totale d'argent sale que des fraudeurs tentent de réintégrer dans le système.

Un des défis de l'industrie bancaire: mieux exploiter ses propres données afin de contrer ce phénomène. Forrester Research a récemment estimé qu'elle n'utilisait que 5% des données disponibles afin de combattre les crimes financiers.

Au Canada, la Banque Laurentienne fait office de pionnière dans ce créneau. Elle s'est récemment dotée d'un puissant système d'analyse de données lui permettant d'identifier les fraudeurs potentiels en à peine quelques secondes.

Il s'agit d'outils de simulation qui bâtissent des scénarios théoriques à partir des données que possède l'entreprise à propos de son marché, ses clients et leurs comptes bancaires.

Lorsqu'un cas réel s'apparente à un tel scénario, un signal indique que l'institution fait peut-être face à une fraude: vol de carte de débit, clonage de carte de crédit, etc.

«Le système que nous utilisons dépasse les normes de l'industrie en mettant en place un système de détection et de prévention des crimes financiers. C'est un système qui fait déjà ses preuves et qui est évolutif, ce qui nous permettra de rester en tête de peloton», explique René Trépanier, vice-président responsable de la sécurité opérationnelle à la Banque Laurentienne.

Ne rien cacher à l'impôt

Les gouvernements peuvent également tirer profit de l'analytique de données volumineuses afin de s'attaquer à la fraude fiscale. Sans être entièrement nouveau, ce filon est plus d'actualité que jamais, maintenant qu'une nouvelle génération de serveurs informatiques particulièrement puissants peut réaliser en quelques heures à peine des calculs qui, il y a deux ou trois ans, prenaient plusieurs jours.

«Des ministères peuvent ainsi traiter le dossier de 15 millions de personnes en 20 minutes, alors qu'avant, ça pouvait prendre deux semaines. Ils peuvent ainsi identifier des cas de fraude fiscale ou d'assurance-emploi», explique Jim Goodnight, PDG de SAS, société américaine spécialisée en analytique d'affaires.

«Nous entrons vraiment dans une nouvelle ère d'analyse préventive: nous pouvons désormais analyser une déclaration de revenus et déterminer s'il s'agit d'un cas de fraude avant même que le remboursement d'impôt soit posté.»

Éviter une fraude fiscale, pour un gouvernement, ça n'a pas de prix. Pour le reste, il y a toujours Big Brother.

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