SoundBite: déboucher les artères par le son

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Avec le début de la commercialisation, l'entreprise devrait doubler de taille d'ici 18 mois et passer de 25 à 50 employés.

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Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Deux ans après sa fondation, SoundBite entrevoit déjà la commercialisation de sa première technologie qui réduit en poussières les occlusions bloquant les artères. Un jalon bientôt atteint notamment grâce au pilote d'expérience de l'entreprise, Steve Arless.

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Steve Arless et Martin Brouillette, cofondateurs de SoundBite

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Le fil-guide accède au site d'occlusion depuis l'intérieur de l'artère. C'est là que des ondes acoustiques entrent en jeu.

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Steve Arless, c'est l'entrepreneur qui a dirigé la société montréalaise CryoCath de 1996 à 2006 avant de la vendre 400 millions à l'américaine Medtronic.

C'est aussi celui qui a mené la barque des équipementiers médicaux Smith & Nephew et CardioInsight par le passé.

« Chacune de ces expériences m'a permis de découvrir comment on pouvait développer des technologies de façon encore plus efficace, explique le cofondateur et président de SoundBite. Maintenant, j'applique ce que j'ai appris à ce nouveau projet. »

Ce nouveau projet, c'est le développement du ShockWire, la technologie de SoundBite susceptible de réaliser des angioplasties des artères périphériques - celles des jambes - qui étaient jusque-là impossibles.

« Chaque année, c'est 200 000 amputations qui sont causées par des artères de la jambe qui sont bouchées. » - Steve Arless, cofondateur et PDG de SoundBite

Son entreprise termine présentement une première étude impliquant une trentaine de patients afin de démontrer la sécurité et l'efficacité des interventions chirurgicales réalisées avec cette approche.

SoundBite lancera une deuxième étude de plus grande envergure d'ici quelques semaines. Son objectif est d'obtenir suffisamment de résultats à exposer aux organisations réglementaires pour obtenir le droit de commercialiser la technologie.

« On prévoit soumettre les données [en Europe et aux États-Unis] d'ici 12 mois, explique Steve Arless. Et pour l'Europe, ça pourrait aller très vite. On s'attend à obtenir leur approbation avant la fin de l'année. »

Avec le début de la commercialisation, l'entreprise devrait doubler de taille d'ici 18 mois et passer de 25 à 50 employés, ajoute-t-il.

Dans sa boule de cristal, l'entrepreneur s'attend même à ce que SoundBite devienne un jour plus imposante que l'était CryoCath au moment de sa vente.

« Le marché pour notre technologie est beaucoup plus grand », dit-il.

Ces perspectives ont d'ailleurs attiré une poignée d'investisseurs en 2016. SoundBite a bouclé trois rondes de financement et mise actuellement sur près de 14 millions de dollars pour mener ses opérations. Parmi ses investisseurs se trouve une seule firme de capital-risque, BDC Capital, les autres portant surtout le chapeau d'ange investisseur ou d'accélérateur.

UNE TECHNOLOGIE SHERBROOKOISE

Si SoundBite pilote ses affaires depuis l'arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal, elle maintient aussi un pied bien ancré à Sherbrooke, là où elle mène ses activités de recherche et développement.

Et ça se comprend : c'est là qu'est née l'invention, dans le laboratoire de Martin Brouillette, professeur à la faculté de génie de l'Université de Sherbrooke.

Deux étudiants au doctorat, Steven Dion et Louis-Philippe Riel, y ont développé ce qui deviendra la pierre d'assise de la PME, un fil-guide qui transmet des ondes de choc.

Le fil-guide accède au site d'occlusion depuis l'intérieur de l'artère. C'est là que des ondes acoustiques entrent en jeu.

« Des ondes de choc sont générées à l'extérieur du patient et sont transmises à l'intérieur du vaisseau sanguin jusqu'à l'occlusion à travers le fil-guide, explique Martin Brouillette, cofondateur de SoundBite. Les impulsions ont une forte amplitude et une courte durée. Elles détruisent progressivement l'occlusion comme si on travaillait avec un marteau-piqueur. »

Pour l'instant, l'entreprise cherche à démontrer l'utilité de sa technologie pour déboucher les artères des jambes. Elle prépare un autre fil-guide, plus mince, qui ciblera les occlusions coronaires.

Par cette approche peu invasive, l'entreprise s'attend à éviter des pontages à des dizaines de milliers de patients. « Il n'existe présentement pas d'alternative par fil-guide, explique Martin Brouillette, seulement le pontage. »

SOUNDBITE EN BREF

Année de fondation : 2015

Nombre d'employés : 25

Objectif pour 2017 : Commencer la commercialisation du ShockWave en Europe

Investisseurs principaux : Med-Innov SAS, Steve Arless, Martin Brouillette, BDC Capital, Accel-Rx Health Sciences Accelerator, Sherbrooke Innopole




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