Un écoparc industriel voit le jour

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Les infrastructures de la phase 1 de ce... (Photo fournie par la ville de Valleyfield)

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Photo fournie par la ville de Valleyfield

Les infrastructures de la phase 1 de ce nouvel écoparc ont coûté environ 7 millions.

Guy Paquin, collaboration spéciale
La Presse

Dans quelques semaines, l'Écoparc Industriel de Salaberry-de-Valleyfield sera entièrement fonctionnel et pourra accueillir les entreprises qui carburent aux résidus industriels.

«C'est en effet ce qui caractérise l'éco-industrie, explique Michel Joly, directeur général adjoint de la Ville. Les extrants des uns sont les intrants de l'autre.»

Par exemple, votre procédé industriel fait que vous vous retrouvez, au terme d'un cycle de production, avec des litres et des litres d'acide chlorhydrique sur les bras. Votre voisin sonne à votre porte et vous demande: «Vous ne connaîtriez pas quelqu'un qui aurait de l'acide chlorhydrique à vendre?» Le mot clé ici est récupération. Si telle est votre vocation, l'écoparc est pour vous.

Les infrastructures de la phase 1 de ce nouveau parc ont coûté environ 7 millions, selon M. Joly. Le long de l'avenue Pierre-Dansereau, nommée en honneur de l'écologiste québécois, on trouve les éléments habituels, trottoirs et bornes-fontaines. Mais l'écoparc comporte aussi des innovations.

L'eau de pluie, par exemple, ne suit pas le même chemin qu'ailleurs en ville. Habituellement, elle se retrouve dans les égouts après être allée au puisard. Elle a préalablement lavé les terrains, les trottoirs et la rue, se chargeant de toutes sortes d'ordures industrielles qui iront grossir les sédiments du fleuve. Mauvaise nouvelle pour l'achigan du lac Saint-Louis.

Dans l'écoparc, la pluie est recueillie par des bandes filtrantes qui la débarrassent des impuretés et l'envoie percoler directement dans la nappe phréatique.

Exigences particulières

Il y a d'autres conditions particulières à satisfaire pour devenir résidant de l'écoparc. Les toits, par exemple. Ils devront être soit blancs, soit verts. Blancs, ils sont pourvus d'une membrane élastomère blanche qui réfléchit un maximum de lumière et réduit d'autant les besoins en climatisation. Ils sont aussi entièrement recyclables au terme de leur vie utile, contrairement aux couvertures d'asphalte. De plus, ils durent jusqu'à deux fois plus longtemps que les toitures traditionnelles et ils ne sont pas très chers.

Les résidants pourront aussi avoir une toiture verte. Par-dessus la membrane, on étend un terreau assez riche et on sème du gazon, des tomates, ou autres végétaux à condition que le poids soit supportable par l'édifice. On a là aussi des gains importants en terme de chaleur, pas seulement pour l'édifice ainsi chapeauté, mais encore pour le quartier alentour. Les toitures vertes atténuent l'effet d'îlot de chaleur urbain.

L'Écoparc de Salaberry-de-Valleyfield étant situé dans le secteur boisé et marécageux défini par la partie sud de la jonction du boulevard Pie-XII et du rang Sainte-Marie Est, on a voulu préserver au maximum ce milieu naturel. «Il y a, autour de la centrale électrique Saint-Timothée, des arbres de deux cents ans, rappelle Michel Joly. Le milieu humide est également très riche, biologiquement. Nous avons édicté des normes de conservation des boisés pour en préserver un maximum.»

Finalement, la géothermie. Le principe en est simplissime. Plus on s'enfonce dans le sol, plus il y fait chaud. Après cinq mètres, il fait en moyenne 12 degrés. Dans l'écoparc, chaque entreprise doit se doter d'un puits d'environ 500 pieds de profondeur. On descend un tuyau dans le puits et on y fait circuler un liquide qui se réchauffe sensiblement. On remonte le liquide qui servira à chauffer le bâtiment.

Dans le peloton de tête

L'Écoparc industriel de Salaberry-de-Valleyfield est un des premiers de ce type au Québec. Quelques autres initiatives existent, mais elles se comptent sur les doigts d'une main. Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, a ouvert la marche. À Saint-Félicien, tout commence avec les déchets de l'industrie forestière. Une usine de cogénération les transforme en électricité, 25 mW, vendus à Hydro-Québec. La vapeur produite est cédée à la forestière Bowater, qui s'en sert dans ses séchoirs à bois. Quant à l'eau chaude résiduelle, elle est offerte aux serres et entreprises pour se chauffer. À Sorel-Tracy, on pense aussi à valoriser l'eau chaude industrielle. On vise spécialement celle produite lors du refroidissement des équipements de Rio Tinto, Fer et Titane.

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