L'Oréal : quand la beauté se marie aux robots

L'usine L'Oréal Canada à Saint-Laurent est en constante... (Photo fournie par L'Oréal Canada)

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L'usine L'Oréal Canada à Saint-Laurent est en constante transformation afin de devenir encore plus « branchée », relatifs aux impératifs de production et aux commandes des clients. Les robots vont davantage « parler » aux ordinateurs, et vice versa.

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Saint-Laurent

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La concurrence mondiale est vive sur la planète « innovation », et les décideurs économiques de Saint-Laurent veulent amener les entreprises manufacturières de cet arrondissement montréalais à prendre le virage technologique pour rendre leurs usines plus « intelligentes ». »

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Les automates et les robots occupent une place importante à l'usine L'Oréal Canada, de Saint-Laurent, où la quasi-totalité des manipulations de produits cosmétiques se fait avec l'aide de « mains artificielles ».

À l'usine de L'Oréal à Rambouillet, en France, les chariots... (Photo Éric Piermont, archives Agence France-Presse) - image 1.0

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À l'usine de L'Oréal à Rambouillet, en France, les chariots élévateurs sont complètement automatisés.

Photo Éric Piermont, archives Agence France-Presse

« Nous sommes une usine extrêmement automatisée, convient Jean-Victor Pycke, grand patron qui veille sur la production de produits destinés au grand public et aux professionnels de l'industrie de la beauté. Nous avons même des lignes de production qui tournent avec une seule personne. »

« Mais nous devons continuer d'innover, ajoute le vice-président de l'usine chez L'Oréal Canada, pour répondre à la demande de plus en plus pointue de nos clients nord-américains et même en Europe. »

Cette innovation sera technologique, dans l'axe 4.0, pour rendre l'usine encore plus « branchée », en lien avec les impératifs de production et les commandes des clients. Les robots vont davantage « parler » aux ordinateurs et vice versa. Et on demandera aux employés, aux électromécaniciens, par exemple, de voir à ce que la machine demeure bien huilée.

« On est en train de développer de nouveaux systèmes, résume le vice-président. On passe de l'ère 3.0 à 4.0. »

Il parle de « projets concrets » favorisant la mise en place de systèmes pour « déplacer le matériel et alimenter les lignes de production », ou encore pour « identifier la localisation des stocks dans l'usine ».

Il parle également de « systèmes d'assistance des soutiens informatiques » avec le téléphone et tablette intelligente, ou encore de « systèmes de dépannage et de diagnostic de pannes pouvant survenir sur les lignes de production ».

« Ça va se faire sur plusieurs années et au fur et à mesure que les technologies vont se développer, dit-il. Nous évoluons déjà dans une industrie d'innovation. Nous devons renouveler constamment notre catalogue, nous faisons des lancements tous les mois. »

« C'est dans notre ADN d'être dans le mouvement ; c'est le propre de l'industrie des produits cosmétiques et du métier de la beauté. Il n'y a pas de place pour la monotonie ! » - Jean-Victor Pycke

Un investissement est en cours de réalisation, à l'usine, pour l'installation d'une nouvelle ligne « hautement flexible et robotisée de la nouvelle génération » qui permettra de « changer les formats en moins de cinq minutes ».

LA PRESSION DU MARCHÉ

Chose certaine, ces investissements se doivent d'être rentables sur une courte période de temps, insiste le haut dirigeant, qui fait valoir que L'Oréal évolue dans une industrie qui se renouvelle constamment, ce qui oblige la filiale canadienne à suivre les tendances et parfois même à les devancer.

« Mais ça pose des exigences, soulève-t-il. Le marché est de plus en plus morcelé, de plus en plus réactif. À vrai dire, nos clients acceptent de moins en moins de devoir attendre leurs produits. Ils acceptent de moins en moins de ne pas profiter de la mode plus rapidement et ne pas profiter des innovations plus rapidement.

« Si une cliente vante sur l'internet un de nos produits, cela peut créer un buzz et créer une demande soudaine et faramineuse. Cela peut nous obliger à nous adapter très vite, à augmenter la cadence sur la ligne de production pour approvisionner notre clientèle. Nos clients sont de plus en plus connectés, de plus en plus branchés, avec les réseaux sociaux et ils veulent tester nos produits tout de suite. Ils ne veulent plus attendre », ajoute Jean-Victor Pycke.

UNE USINE, DEUX DIVISIONS

L'usine de Saint-Laurent compte deux divisions :  l'une pour les produits grand public (au détail) et l'autre pour les professionnels (salons de coiffure).

UN ENJEU MAJEUR

« Nous devons rester compétitifs pour maintenir les prix les plus bas possibles et pour cela, nous nous efforçons de maintenir un contrôle serré de nos coûts de production. Nous exportons 94 % de nos produits aux États-Unis et cela implique des frais de transport non négligeables. »

UN AVANTAGE IMPORTANT

« Nous avons à notre usine de Saint-Laurent du personnel de qualité, bien formé dans de bonnes écoles et c'est un avantage certain. Nous pouvons ainsi disposer d'un bassin de créativité qui nous permet d'être à l'avant-garde et d'innover. »

L'ORÉAL À SAINT-LAURENT

1968 Début des activités de l'usine L'Oréal

252 Nombre d'employés

94 % Pourcentage de produits exportés aux États-Unis

182 Millions d'unités de vente de produits (tubes de coloration, ensembles pour permanente)




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