Consultants en ressources humaines

Une industrie de plus en plus pointue

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Avec des défis de plus en plus complexes à relever, les organisations sont à la recherche de candidats capables de faire preuve de leadership pour occuper les postes-clés. Mais quelles sont, en 2011, les qualités d'un vrai leader, et comment dénicher cette perle rare? »

Quand Marcel Bérubé, président de Groupe Perspective, est... (Photo Erick Labbé, Le Soleil)

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Photo Erick Labbé, Le Soleil

Quand Marcel Bérubé, président de Groupe Perspective, est arrivé dans l'entreprise il y a 15 ans, Montréal et Québec comptaient quelque 120 cabinets spécialisés en ressources humaines. Aujourd'hui, il y en a environ 500.

(Montréal) La Presse présente une série de cinq chroniques sur les ressources humaines. Pour la commencer, un survol de cette industrie en pleine expansion. La semaine prochaine: bien connaître ses employés pour mieux les garder.

Les consultants en ressources humaines occupent une place importante dans le monde du travail québécois. En quelques années, les cabinets de consultants se sont multipliés.

Marcel Bérubé, président de Groupe Perspective, se souvient qu'il y a 15 ans, la ville de Québec comptait moins d'une vingtaine de cabinets spécialisés en ressources humaines; Montréal, une centaine, tous types de services confondus.

«Aujourd'hui, on dénombre une centaine de cabinets à Québec, et environ 400 à Montréal, dit-il. L'industrie et le marché ont progressé de manière incroyable.»

Pour expliquer ce phénomène, Florent Francoeur, président de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec (ORHRI), note la complexité grandissante des enjeux qui touchent les ressources humaines. Les généralistes qui travaillent au sein des services de ressources humaines des entreprises ne peuvent pas être experts en tout!

«Prenons l'exemple de la Loi sur l'équité salariale, une loi extrêmement complexe à appliquer, dit Florent Francoeur. Une organisation de plusieurs milliers d'employés peut acquérir une expertise à l'interne, mais plusieurs font plutôt appel à des consultants pour bâtir un programme d'équité. La même chose s'applique pour la santé et sécurité au travail ou les relations de travail. On préfère avoir recours à des experts de façon sporadique.»

Des cabinets pour tous les goûts

L'industrie de la consultation en ressources humaines regroupe donc des cabinets aux expertises diversifiées pour répondre aux différents besoins. Puisque l'undes plusimportants est le recrutement de personnel, on trouve bon nombre de firmes, comme Manpower, Drake, Adecco, Randstad ou Kelly, de véritables multinationales dont c'est l'activité principale.

À l'opposé, les spécialistes en recrutement de cadres supérieurs ou intermédiaires, communément appelés «chasseurs de têtes», sont souvent des cabinets composés de moins de 10 personnes. Et parmi les quelque 500 entreprises de consultation en RH du Québec, bon nombre sont l'affaire de travailleurs autonomes faisant cavalier seul.

Chaque consultant a son créneau, parfois pointu: gestion des talents, coaching de cadres, rémunération, avantages sociaux, santé et sécurité, communication avec les employés, psychologie industrielle, relations de travail, médiation, équité salariale, services de transition de carrière, alouette !

Alors que les petits bureaux prolifèrent, dans certains secteurs de l'industrie, on observe plutôt la tendance inverse. Du côté des programmes de rémunération et d'avantages sociaux, comme la gestion à l'externe des régimes de retraite ou des assurances collectives, on assiste à des fusions et acquisitions, ce qui laisse le marché principalement à trois grands joueurs: Mercer, Watson Wyatt et Aon -Hewitt.

En janvier 2010, Towers Perrin et Watson Wyatt ont annoncé leur fusion, devenant Towers Watson, une opération de 4 milliards. Plus récemment, Hewitt et associés et Aon ont formé Aon-Hewitt.

« Cette opération permet des synergies de coûts de 355 millions par an, et comme les deux entreprises avaient des expertises complémentaires, cela nous permet d'offrir de plus vastes services», explique Réjean Tremblay, vice-président principal.

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