Actions canadiennes : la hausse se poursuivra-t-elle ?

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La Bourse de Toronto a connu une année 2016 spectaculaire et les experts sont optimistes pour 2017.

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Trois athlètes, trois étapes de la vie. Cette semaine : le cycliste et fondeur Pierre Harvey, bientôt 60 ans. »

Jean Gagnon
La Presse

Le principal indice à la Bourse de Toronto, le S&P/TSX, s'est remis des contrecoups de la chute du prix du pétrole et a réalisé une remontée spectaculaire en 2016. C'est lui qui a fourni le meilleur rendement parmi les indices des Bourses nord-américaines et européennes. Pourra-t-il rééditer l'exploit en 2017, compte tenu des perspectives de croissance de l'économie canadienne qui demeurent, somme toute, limitées ?

L'indice S & P/TSX de la Bourse de Toronto a... (photo mark blinch, archives reuters) - image 1.0

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L'indice S & P/TSX de la Bourse de Toronto a connu un rendement de plus de 20 % en 2016.

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L'agenda du président Trump en matière économique est porteur de croissance, mais sa volonté de renégocier les traités commerciaux pourrait causer des turbulences.

photo lucy nicholson, archives reuters

L'effet de ressac

L'indice S&P/TSX a réalisé un rendement total, incluant les dividendes, de 21,1 % en 2016, soit près du double de la performance du S&P 500 à la Bourse de New York. Cette performance enviable s'explique en partie par le fait que l'indice canadien avait nettement tiré de la patte au cours des années précédentes, rappelle Benoit Brillon, gestionnaire de portefeuilles chez Gestion de portefeuille Landry. « Les prix des matières premières chutaient depuis 2008, et le prix du pétrole a cassé brutalement », dit-il. Incluant la bonne performance de cette année, le S&P/TSX est en hausse de 24 % depuis cinq ans ; le S&P 500, lui, s'est apprécié de 72 % sur la même période.

Le facteur Trump

Bien qu'il soit question ici d'actions canadiennes, on ne peut pas ignorer le changement qui s'est effectué à la Maison-Blanche le 20 janvier. « La bonne tenue de la Bourse canadienne va se poursuivre si M. Trump ne vient pas mettre du sable dans l'engrenage », dit Luc Vallée, stratège chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne. Le programme du nouveau président en matière économique est porteur de croissance, mais pour le Canada, tout dépendra de ce qu'il fera quant aux menaces qu'il a formulées de renégocier les traités commerciaux, dont l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Où va le pétrole ira la Bourse canadienne

La Bourse canadienne pourrait à nouveau nous surprendre, mais cela viendra de l'énergie, dit Luc Vallée. « Si le prix du pétrole s'envole jusqu'à 70-80 $, le S&P/TSX grimpera jusqu'à 17 000-17 500 [points], voire même jusqu'à 18 000, qui sait », dit-il. Au cours actuel du pétrole, soit légèrement au-dessus de 50 $US, la Bourse canadienne est relativement bien évaluée, estime pour sa part Benoit Brillon. S'il se maintient au moins à ce niveau et que l'économie mondiale ne déçoit pas, l'indice boursier canadien pourra s'apprécier de 4 à 7 %, soit sa croissance moyenne. Mais si le cycle économique se poursuit et que le prix du pétrole atteint 60-65 $US, la Bourse canadienne s'appréciera d'environ 12 %, selon lui.

Les secteurs recommandés

Bien qu'il existe 10 sous-indices à l'indice S&P/TSX, trois d'entre eux occupent la plus grande place dans l'indice global. Il s'agit du secteur financier, de celui de l'énergie ainsi que celui des matériaux. À eux seuls, ils représentent près de 70 % de la capitalisation boursière de l'indice. Ces secteurs ont bien fait en 2016 et ils offrent encore de bonnes perspectives pour 2017, croit Luc Vallée. Les banques canadiennes continueront de surfer sur la croissance économique, selon lui. Il suggère toutefois d'éviter les secteurs de la consommation de base et discrétionnaire, compte tenu de l'endettement des ménages.

Trois suggestions de Benoit Brillon

Dans le secteur énergétique, Canadian Natural Resources (CNQ) est un titre intéressant, étant donné qu'il offre un bon levier relatif au prix du pétrole, croit le gestionnaire. Quant aux institutions financières, les banques vont bien faire, selon lui. Mais il aime surtout l'assureur québécois Industrielle Alliance, qui a réalisé au cours des dernières années plusieurs acquisitions intéressantes. Du côté de la technologie, la société DH Corporation (DH) présente de bonnes perspectives en offrant de nouvelles technologies en matière de services de paiement et d'évaluation de prêts aux sociétés de services financiers.

Trois suggestions de Stéphane Rochon

Directeur de la recherche chez BMO Nesbitt Burns, Stéphane Rochon demeure positif quant aux perspectives de la Bourse canadienne pour les prochains trimestres. Dans le secteur énergétique, il suggère le titre d'Encana Corp. (ECA), un important producteur de pétrole et de gaz naturel qui possède des actifs de très grande qualité. Chez les financières, il jette son dévolu sur l'assureur Manuvie (MFC), qui demeure pour l'instant sous-évalué mais qui va tirer profit de la hausse des taux d'intérêt. Pour compléter, il suggère les actions de Canadian Pacific Railway (CP), dont les volumes d'opérations sont à la hausse.

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