Institut Armand-Frappier

Des subventions pour la lutte contre le cancer

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Portrait 2011

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    Iris Gagnon-Paradis, collaboration spéciale

(Montréal) Deux équipes de chercheurs du Centre INRS-Institut Armand-Frappier de Laval ont reçu d'importantes subventions totalisant près de 5,4 millions pour mener leurs recherches axées sur les cancers du poumon et de la prostate.

L'équipe de Marie-Élise Parent et celle de Michel Charbonneau ont reçu récemment des sommes importantes pour les aider dans leurs recherches axées sur la prévention et le traitement du cancer du poumon et de la prostate.

La somme de 4,7 millions a été attribuée aux chercheurs Marie-Élise Parent et au Dr Pierre Karakiewicz, de l'Université de Montréal, une subvention de la Société de recherche sur le cancer et du ministère du Développement économique.

Ils dirigeront conjointement une recherche de grande envergure sur la prévention du cancer de la prostate. Réparti sur cinq ans, ce projet «vise à établir une grille de caractéristiques de modes de vie et habitudes en lien avec le cancer de la prostate», explique Alain Fournier, directeur scientifique pour le Centre.

De son côté, le Dr Michel Charbonneau a reçu une subvention de 697 950$ de la part du gouvernement provincial pour réaliser une étude clinique sur une combinaison médicamenteuse prometteuse découverte par le docteur et son équipe qui permettrait de lutter plus efficacement contre le cancer du poumon. Une recherche en plusieurs phases d'un coût total de 1,7 million permettra, si tout va bien, la commercialisation du médicament à long terme.

Abandon du centre des nanosciences

Annoncée en 2008, la construction d'un centre de nanotechnologie sur le campus de Laval, qui devait entrainer le déplacement du centre de recherche Énergie Matériau Recherche de l'INRS (situé à Varennes), n'aura finalement pas lieu, nous annonce Alain Fournier. «C'est un projet qui a été révisé pour diverses raisons, dit-il sans les nommer. Mais l'objectif du développement des nanobiotechnologies à Laval est poursuivi.»

Sans pouvoir donner trop de détails pour le moment, M. Fournier affirme que des démarches sont en cours pour concrétiser un projet d'ici une douzaine de mois: «C'est un projet qui nous tient beaucoup à coeur et qui, s'il se réalise, sera fantastique pour le développement du domaine des nanobiotechnologies.»

Associé à l'INRS depuis fin 2007, l'Institut Armand-Frappier est présent à Laval depuis une quarantaine d'années et est situé au sein de la cité de la Biotech, un centre névralgique où sont implantées plusieurs entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques. Le Centre accueille environ 140 étudiants du deuxième et troisième cycle ainsi qu'une quarantaine de chercheurs.

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