Dix nouvelles mines québécoises d'ici trois ans

La mine de fer de la Consolidated Thompson... (Photo François Roy, La Presse)

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La mine de fer de la Consolidated Thompson près de la ville de Fermont.

Photo François Roy, La Presse

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Exploration minière

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Après avoir peiné depuis trois ans, le secteur des mines semble vouloir redécoller. À elles seules, les activités d'exploration montrent des signes encourageants. Autres constats : les travaux de recherche privés et publics battent leur plein dans un contexte où, lentement mais sûrement, des sociétés minières changent leur modèle d'affaires. Explication en trois points. »

Le Québec vient d'amorcer une décennie qui se révélera probablement parmi les plus fructueuses de son histoire en matière d'ouverture de mines.

Selon une récente étude de l'industrie, pas moins de 10 nouvelles mines devraient démarrer d'ici 2013. Leur construction nécessitera des investissements de près de 4 milliards et l'embauche de milliers d'employés pour les construire et les exploiter.

Et, qui plus est, plusieurs de ces nouvelles mines constitueront, comme on le dit souvent dans le milieu minier, des exploitations de classe mondiale.

Par exemple, Corporation minière Osisko amorcera, l'an prochain à Malartic, l'exploitation de la plus grosse mine d'or à ciel ouvert du Canada.

Les Mines de fer Consolidated Thomson viennent de démarrer, à Fermont, la deuxième mine de fer du Québec et la première depuis les années 1970. Sa cadence annuelle atteindra plus de 8 millions de tonnes, avec une possibilité d'expansion substantielle.

À la Baie James, Goldcorp et sa filiale Mines Opinaca, sont en voie de faire aussi du gisement d'Éléonore une découverte d'or de classe mondiale.

D'ici le milieu de la décennie, Éléonore pourrait devenir une des plus grosses mines d'or du Canada, tout en s'avérant un important noyau de développement minier pour cette vaste région inexplorée.

Il faut souligner que ces futures mines sont le résultat des quelque 2,5 milliards investis dans l'exploration minière au Québec par les juniors et les producteurs entre 2000 et 2009.

Les résultats n'ont pas été instantanés, puisque quatre des huit mines mises en production durant cette période ont disparu à la suite de la récession de 2008-2009. La véritable récolte se fera au cours de la décennie actuelle.

Créer de la richesse

Si ce scénario de création de richesse se réalise, l'économie du Québec le devra notamment aux investissements de son industrie de l'exploration minière.

Dans ce cas, les premiers bénéficiaires seraient les actionnaires en raison de la hausse du prix des actions et des profits découlant de l'exploitation de leurs découvertes.

Cependant, pas très loin derrière, se trouvera le gouvernement du Québec qui récoltera impôts, taxes et redevances.

La province a fait passer ses redevances minières de 12 à 14% dans son budget de cette année, taux qui ira jusqu'à 16% en 2012.

De plus, le ministre des Finances a réduit ou éliminé plusieurs déductions dans le calcul du montant des profits soumis à la redevance.

Des profits plus élevés des producteurs, dus à des meilleurs prix des métaux, devraient hausser les recettes d'impôts et de redevances.

On peut donc s'attendre à ce que Québec empoche dans l'avenir des redevances beaucoup plus élevées que les 124 millions de son exercice de l'an dernier et les 27,3 millions de l'exercice 2008-2009.

«Dans notre industrie, la richesse ne se cueille pas. Seule existe la richesse que l'on crée», dit Sean Roosen, président et chef de la direction de Corporation minière Osisko, et président d'honneur du congrès Québec Exploration 2010.

C'est d'ailleurs sous le thème Créer de la richesse collective que se tient cette année ce congrès, un événement géoscientifique conjoint de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ) et du ministère des Ressources naturelles du Québec.

Cette rencontre annuelle a lieu à Québec à partir d'aujourd'hui, jusqu'au 26 novembre, et devrait attirer quelque 2000 visiteurs et participants.

Le congrès est l'occasion pour les employés des entreprises minières et leurs fournisseurs de services d'exposer leurs produits et réalisations, d'assister à des présentations techniques, de nouer des relations, et souvent de conclure des transactions importantes.

LE QUÉBEC MINIER EN CHIFFRES

2009 / 2010

Dépenses d'exploration minière et de mise en valeur 1 379M / 556 M

Dépenses d'immobilisations de l'industrie minière 2 1,9G / N.D.

Valeur des métaux produits 2 4,6G / N.D.

Emplois directs et indirects 3 52000$ / N.D.

Rémunération annuelle moyenne de l'industrie minière 3 53 000$ / N.D.

1. Source: Ressources naturelles Canada. Pour 2010, il s'agit d'intentions de dépenser d'entreprises compilées à partir d'enquêtes.

2 .Source : Ressources naturelles Canada. Données provisoires révisées.

3. Source: Association minière du Québec. Comprend 36 000 emplois directs et 16 000 emplois

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