Déclic: concilier chiffres et humains

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Cadleen Désir, fondatrice de Déclic, offre des services... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Photo Ivanoh Demers, La Presse

Cadleen Désir, fondatrice de Déclic, offre des services en intervention éducative précoce pour les enfants.

Marc Tison
Marc Tison
La Presse

Déclic. C'est le nom de l'entreprise. C'est aussi ce moment charnière, ce coup de pouce opportun qui fait basculer la vie des tout jeunes enfants aux prises avec une difficulté d'apprentissage. Comme un interrupteur.

Déclic offre des services en intervention éducative précoce pour les enfants de 5 ans et moins. La petite entreprise de Montréal a été fondée par Cadleen Désir.

Son propre déclic s'est produit alors qu'elle travaillait dans une garderie, pendant ses études en psychologie. «J'avais huit enfants dans mon groupe, dont un qui avait le spina-bifida et que j'ai eu à intégrer, raconte-t-elle. J'ai eu la piqûre pour ce processus.»

Elle a alors décidé de faire une maîtrise en psychopédagogie, dont une section portait sur l'intégration sociale des enfants à besoins particuliers. Elle a ensuite travaillé pour une agence de placement qui recommandait des intervenants psychosociaux temporaires auprès des services de garde.

«Avec le temps, j'ai réalisé que mes valeurs ne correspondaient pas à celles de cette entreprise», confie-t-elle.

Elle a profité de la pause d'une grossesse pour réfléchir et préciser ses rêves, puis elle a lancé sa propre entreprise en septembre 2006, après une série de formations en entrepreneuriat.

Elle a choisi dès le départ d'incorporer sa compagnie plutôt que d'en faire un organisme sans but lucratif. Elle évitait ainsi la perpétuelle course aux subventions. «Je voulais que mon entreprise soit pérenne», dit-elle.

Les interventions de Déclic visent principalement à favoriser l'intégration en services de garde des enfants handicapés ou en retard de développement. «La plus grande partie de notre clientèle est constituée d'enfants qui ont des retards de langage, des enfants TED [troubles envahissants du développement] ou des enfants autistes, explique Mme Désir. On travaille avec ces enfants dans les milieux de garde pour les aider à s'intégrer, pour faire en sorte qu'ils soient les plus prêts possible quand ils entrent à l'école.»

L'intervention en milieu de garde est largement axée sur le jeu. Un retard de langage relativement léger peut être rattrapé en moins d'un an. Pour les cas plus lourds, l'intervention s'étendra jusqu'à l'entrée à l'école. Ni les parents ni la garderie n'ont un sou à débourser, assure Mme Désir. «Les gens ignorent que pour les enfants qui ont un retard suffisamment sévère, de langage ou autre, le gouvernement octroie une allocation au milieu de garde pour l'intégrer et l'aider, explique-t-elle. La garderie reçoit un montant quotidien et nos tarifs sont couverts par ce montant. L'enfant a droit à trois heures de stimulation, de travail avec un professionnel dans un milieu de garde.»

Casse-tête administratif

Ces questions profondément humaines s'entremêlent à d'autres, beaucoup plus concrètes. «Notre réalité, c'est qu'on travaille dans des garderies, souligne Cadleen Désir. On ne peut pas travailler auprès de l'enfant durant la sieste ou le dîner. On a beaucoup d'employées, mais toutes ne font pas du temps plein.»

Les 15 intervenantes travaillent par plages de 90 minutes, à des endroits variés, entre lesquels elles doivent se déplacer, et selon des horaires qui dépendent de chaque service de garde.

«Au niveau des opérations, c'est un casse-tête de gérer autant d'horaires. On n'en sort pas. C'est sûr qu'il y a des logiciels qui existent, mais ils coûtent 40 000$!»

La réception des appels téléphoniques complique encore le quotidien de la petite équipe administrative. «On pourrait l'informatiser, mais on travaille dans une ressource qui est très humaine, poursuit-elle. Le parent inquiet qui appelle ne veut pas peser sur le 2, puis sur le 3. Il veut quelqu'un qui va l'écouter et ça, ça prend du temps. Un parent qui est souffrant parle au moins une heure. Je ne facture pas pour ça.»

Comment améliorer la planification et accroître l'efficacité sans sacrifier la touche humaine?

Un peu d'histoire

Déclic a été fondé en 2006. Après un coûteux déménagement en 2010, l'entreprise a atteint son seuil de rentabilité en 2011. «En 2012, on a une belle année», se réjouit sa présidente-directrice générale, Cadleen Désir. «On est rentable, mais si demain matin on avait besoin d'une autre directrice générale, elle n'accepterait pas de venir travailler au salaire que je fais!» Outre ses services d'intégration en milieu de garde, Déclic offre maintenant dans ses locaux des services d'évaluation et de diagnostic pour les enfants qui auront besoin d'un suivi d'intégration en garderie. L'entreprise donne également dans ses bureaux des thérapies de langage en orthophonie, en séances d'une heure. Déclic emploie 25 personnes, dont 15 intervenantes en petite enfance et éducatrices spécialisées, deux psychoéducatrices, deux orthophonistes et une ergothérapeute. «C'est extrêmement motivant de voir autant de gens croire en Déclic», affirme Mme Désir.

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