Innover de bien des façons

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PME

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Troisième d'une série de trois. Naviguant sur des eaux où elles sont pressées de s'améliorer et de se renouveler constamment, les PME doivent compter sur des investissements fréquents pour maintenir le cap et conserver leur avance sur la concurrence. Cette obligation n'est pas sans risque, et ce, même sans tenir compte de la situation économique mondiale. »

Partout au pays, la majorité des dirigeants de petites et moyennes entreprises... (Illustration Daniel Riopel La Presse)

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Illustration Daniel Riopel La Presse

Martin Primeau, collaboration spéciale
La Presse

Partout au pays, la majorité des dirigeants de petites et moyennes entreprises font une place à l'innovation dans leur plan d'affaires. «Un geste porteur de croissance», diront les entrepreneurs canadiens. «Une façon de survivre», répondront leurs vis-à-vis du Québec.

C'est que les entrepreneurs canadiens et québécois ne se lancent pas dans les projets d'innovation pour les mêmes raisons.

Alors que dans le reste du pays le mot est synonyme de nouveaux marchés et d'amélioration des performances de l'entreprise, au Québec, il est vu avant tout comme un gage de pérennité auquel on est forcé d'adhérer.

Voilà l'une des observations réalisées par la Banque de développement du Canada (BDC) à partir des résultats d'une étude intitulée «Innovation: Étude points de vue BDC». L'enquête, basée sur les résultats d'un sondage réalisé en juin dernier auprès de 656 entrepreneurs du pays, dévoile la vision qu'ont ces derniers de l'innovation.

Avec un oeil nouveau

Selon Pierre Cléroux, vice-président recherche et économiste en chef de la BDC, les entrepreneurs québécois auraient avantage à considérer l'innovation avec un oeil neuf. «Il faut que l'innovation soit perçue de façon positive, explique-t-il. Les entreprises doivent innover pour s'améliorer et non pas parce qu'elles y sont obligées.»

Car y aller à reculons, c'est un peu comme ne pas y aller du tout. Selon M. Cléroux, les entreprises ont tout avantage à s'engager pleinement et rapidement en matière d'innovation.

«Les entreprises qui ont du succès intègrent l'innovation dans leurs processus d'opération et structurent la façon dont ils la font, explique-t-il. Elles font aussi partie de réseaux d'innovateurs et n'hésitent pas à investir dans la formation de leurs employés.»

Et pas besoin d'y aller à coups de iPad ou de nouveaux médicaments pour «innover».

Selon l'étude de la BDC, les entreprises engagées dans le couloir de l'innovation consacrent d'ailleurs 85% de leur budget d'innovation à des recherches qui sont tout sauf radicales, et qui prennent la forme toute simple d'une amélioration incrémentale du produit ou du service offert.

Ce qui importe avant tout est d'introduire une culture d'innovation dans la PME, rappelle M. Cléroux. «L'innovation permet à une entreprise de se démarquer, et c'est tout aussi vrai pour l'entreprise de deux employés que pour celle qui en compte 500, dit-il. Il ne faut pas que l'innovation soit seulement dans la tête des dirigeants, mais aussi dans celle de tous les employés.»

Des défis à relever

Implanter une culture d'innovation a toutefois un coût qui se mesure autant en argent qu'en temps.

Selon Joëlle Noreau, économiste principale au Mouvement Desjardins, le dirigeant de PME qui gère au quotidien les activités de son entreprise aura d'ailleurs de la difficulté à dégager le temps qu'il lui faut pour réfléchir aux avenues à prendre afin d'améliorer les performances de son entreprise. «C'est le premier défi pour le dirigeant d'une PME qui veut innover», ajoute-t-elle.

Jean-Louis Legault, président et directeur général de l'Association de recherche industrielle du Québec (ADRIQ), fait le même constat. «Les PME sont emballées naturellement par l'innovation, mais il y a un gros bémol: elles manquent de temps et d'argent pour s'y consacrer», explique-t-il.

Pour pallier la situation, des acteurs du milieu de l'innovation, comme l'ADRIQ et les centres locaux de développement, accompagnent les PME dans leurs projets innovants. Au cours de la dernière année, l'ADRIQ a même intégré un organisme spécialisé dans le travail sur le terrain: le Réseau-conseil en technologie et en innovation (RCTi).

«Le RCTi avait été créé à l'origine parce qu'on s'était aperçu que les entreprises qui avaient une problématique technologique avaient d'autres enjeux encore plus prioritaires, comme ceux des ressources humaines, de la propriété intellectuelle ou de la commercialisation, explique Jean-Louis Legault. Il y a beaucoup de belles initiatives qui ne vont pas assez loin parce qu'on n'a pas regardé tous les autres aspects de l'innovation.»

En effet, qui dit «innovation» ne dit pas seulement «avancée technologique».

«On pense souvent à l'innovation en terme de produits, alors que ça déborde largement, indique Joëlle Noreau. L'innovation va de la conception à la façon de faire, la livraison du produit, la prestation du service, la commercialisation ou même la formation des employés. Il y a peut-être même des gens qui font de l'innovation et qui ne le savent pas parce qu'ils ont simplement amélioré leur façon de faire.»

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