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Dasbox sous les projecteurs

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PME en démarrage

PME en démarrage

Par définition, une startup est une jeune entreprise innovante qui a un fort potentiel de croissance. Mais comment faire pour atteindre cette étape de développement? De l'idée originale, aux portes de la croissance, La Presse présente une série de quatre semaines sur les PME en démarrage. »

Une toute petite boîte, remplie de capteurs capables de détecter 36 types d'informations différentes et de les transmettre à distance par un réseau cellulaire. À vous de déterminer le meilleur usage pour vos affaires. Laissez le président de Dasbox tenter de vous convaincre du potentiel de son entreprise.

Dasbox mise sur un petit cube pour amener au XXIe siècle les objets issus de temps plus anciens. Son fondateur et président, Patrik Chartrand, explique comment son invention s'intégrera peut-être un jour à votre quotidien.

La planète comptera d'ici à 2020 plus de 20 milliards d'objets connectés à l'internet, selon la firme spécialisée Gartner.

Pour les autres, il y aura Dasbox.

L'entreprise de Longueuil commercialise une boîte à outils virtuelle qui transforme en « objet connecté » tout ce qui lui est associé. Le tout, contenu dans un coffret de la taille d'un cube Rubik.

Jumelé à un frigo, par exemple, ce cube lancera une alerte sur votre téléphone cellulaire si la température à l'intérieur excède le maximum permis.

Déposé dans un immeuble abandonné, il détectera à la fois les intrusions, mais aussi les incendies ou les inondations. Et vous pourrez l'oublier là longtemps : sa batterie lui confère une autonomie d'environ deux mois, selon son fabricant.

Les possibilités sont innombrables, selon le fondateur et président de l'entreprise, Patrik Chartrand. « Chaque jour, je reçois un appel qui me parle d'une nouvelle application dans un nouveau secteur », affirme-t-il.

Grâce à ses 12 capteurs, le produit offre 36 services différents, ou 36 « sens », comme aime à les appeler le créateur.

La genèse d'une idée

Si Dasbox n'a officiellement que 1 an, l'idée derrière l'entreprise, elle, a déjà passé l'âge préscolaire.

L'histoire remonte à 2009, alors que le père de Patrik Chartrand découvrait que son condo en Floride avait été inondé. « Je me suis dit qu'il faudrait créer un genre de bidule autonome capable de détecter ce genre de situation et de transmettre l'information par le réseau cellulaire », explique le fondateur de Dasbox.

L'ingénieur de formation, qui faisait alors des activités de consultation dans le domaine manufacturier, bricolait déjà de petits collecteurs de données pour l'assister dans son travail de conception de chaînes de montage, notamment. Tout ce qu'il lui restait à faire, c'était de créer un outil similaire qui pourrait être utilisé par un particulier.

Le prototype est né en 2010. Son nom : Kaptus. Un amalgame qui associe « capture d'information » avec le nom d'une plante qui demande peu d'entretien : exactement ce qu'est l'appareil, quoi.

L'ingénieur croit en son idée, mais a de la difficulté à la vendre pour financer sa production et sa mise en marché. Le projet tombe finalement en hibernation pendant près de cinq ans.

C'est en découvrant un concours lancé par le programme d'accélérateur d'entreprises Innocité Montréal que Patrik Chartrand le ravive.

« J'ai participé au concours et on a été sélectionnés parmi 120 candidats pour faire partie de la première cohorte de l'accélérateur », se souvient l'homme d'affaires.

Dasbox, comme dans Data Acquisition System Box», voyait le jour, profitant notamment d'un investissement de 50 000 $ de Real Ventures en plus de trois mois d'encadrement. « On s'est un peu découverts durant cette période, reconnaît Patrik Chartrand. C'est là qu'on a entre autres compris qu'il faudrait cibler un marché précis plutôt que d'en attaquer plusieurs en même temps. »

En se servant de son réseau, l'ingénieur a passé la dernière année à sonder les entreprises pour qui la conservation d'une chaîne de froid est importante. Il cible maintenant les pharmacies comme premier marché.

« On vient de se lancer dans la production de la version 0, indique l'ingénieur qui se prépare à produire ses 300 premiers appareils. Jusqu'à maintenant, on en a assemblé quatre dans mon garage. »

Armé de ses outils d'usinage et de son imprimante 3D, il espère livrer des versions fonctionnelles d'ici quelques semaines.

Ensuite seulement viendra la difficile tâche de gérer la croissance. Un défi qu'il perçoit déjà.

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