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PME en démarrage

PME en démarrage

Par définition, une startup est une jeune entreprise innovante qui a un fort potentiel de croissance. Mais comment faire pour atteindre cette étape de développement? De l'idée originale, aux portes de la croissance, La Presse présente une série de quatre semaines sur les PME en démarrage. »

Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Pour les entreprises technologiques, la croissance passe par l'innovation, la polyvalence ou les acquisitions. Quatre PME québécoises ont mis cette logique en application. Elles nous exposent ici leurs stratégies.

Les produits de LDetek sont utilisés par les... (PHOTO FOURNIE PAR LDETEK) - image 2.0

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Les produits de LDetek sont utilisés par les fabricants de gaz et ceux qui achètent ces gaz.

PHOTO FOURNIE PAR LDETEK

Un premier pas en Chine pour LDetek

Évoluer dans un marché de niche peut être très salutaire. Le fabricant québécois d'analyseurs de gaz LDetek en sait quelque chose. Cette PME de 15 employés a récemment ouvert un bureau de vente et de service en Chine. Résultat, elle vient de connaître une croissance de 30% et s'attend à augmenter ses ventes de 50% l'an prochain. Fondée par Dany Gagné, 33 ans, et Louis Paradis, 37 ans, l'entreprise conçoit de A à Z dans ses ateliers de Thetford Mines des analyseurs servant à mesurer la qualité des gaz (oxygène, azote, argon, etc.). Les produits de LDetek, vendus entre 10 000 et 80 000$, sont utilisés à la fois par les fabricants de gaz (Praxair, Linde, etc.) et ceux qui achètent ces gaz (aciéries, usines de pétrochimie, etc.). Pour se faire connaître, la PME, déjà présente dans 20 pays, participe à des foires commerciales sur 3 continents. Pour se démarquer de la concurrence, principalement des multinationales américaines et européennes, le manufacturier québécois mise sur l'innovation. LDetek investit donc plus de 30% de son chiffre d'affaires (de 1 à 5 millions) en recherche et développement. Deux de ses systèmes sont en instance de brevet. Après l'Asie, la PME s'attaque désormais à l'Amérique du Sud, où elle vient de signer une entente avec un distributeur au Brésil.

Ernest Yale, président de Triotech... (PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE) - image 3.0

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Ernest Yale, président de Triotech

PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE

Triotech s'attaque aux parcs d'attractions

Elle a conquis 40 pays avec ses petites salles de cinéma et ses jeux vidéo pour arcades. La PME Triotech s'intéresse maintenant aux parcs d'attractions grâce à sa technologie XD Darkride. «Nous avons intégré en mai dernier le Darkride à des montagnes russes à Canada's Wonderland de Toronto et nous avons été l'attraction principale de l'été», se félicite Ernest Yale, président et coondateur de l'entreprise. Résultat: la PME a signé une entente avec le groupe Cedar, qui possède 11 parcs en Amérique du Nord. Triotech travaille actuellement sur des projets similaires en Chine et au Danemark. Le produit-phare de la PME de 100 employés demeure le XD Theater, des salles de 12 à 40 places munies de sièges qui réagissent (vibrations, secousses, etc.) en fonction de ce qui se passe à l'écran. Le XD Darkride, en plus des caractéristiques du XD Theater, permet au spectateur de prendre part au film, par exemple en ciblant des objets avec un pistolet. «Notre but est d'intégrer le Darkride dans des manèges en mouvement ou dans de grandes salles dédiées. Nous visons à réaliser les projets du début à la fin», explique M. Yale. Triotech, qui possède une usine à Joliette et des studios de production à Montréal, prévoit augmenter ses ventes (actuellement entre 10 et 15 millions) de 50% l'an prochain.

Matthew Cassar (à gauche), président de Sherweb, et... (PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE) - image 4.0

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Matthew Cassar (à gauche), président de Sherweb, et Peter Cassar, chef de la direction

PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE

Sherweb cherche 100 nouveaux revendeurs par mois

Pour une entreprise dont le chiffre d'affaires se situe entre 25 et 50 millions, enregistrer une croissance de 30% relève de l'exploit. C'est pourtant le cas de Sherweb, une PME de Sherbrooke spécialisée dans l'hébergement de sites web, de serveurs de courriels et de données d'entreprises. La société de 200 employés compte 27 000 clients dans 107 pays. Le secret de son succès: un savant mélange de croissance organique et d'acquisitions. Après Thoughtbus et DNAmail aux États-Unis, l'entreprise québécoise a mis la main l'été dernier sur ORCS web, de Charlotte (Caroline-du-Nord). «Ce sont des acquisitions stratégiques qui nous permettent de bonifier notre offre que nos 4000 partenaires revendent partout dans le monde», explique Matthew Cassar, président et cofondateur avec son frère Peter. La PME veut désormais intensifier sa présence dans les services infonuagiques. «Nous voulons prendre en charge l'ensemble des services informatiques des entreprises, dit M. Cassar. Pour y parvenir, notre stratégie est agressive: ajouter à notre équipe 100 nouveaux revendeurs par mois.» Outre ses installations et son siège social de Sherbrooke, Sherweb compte deux centres de données à Montréal, un à Toronto et un autre à Charlotte.

Hugues Foltz, président d'Ellicom... (PHOTO ERICK LABBÉ, LE SOLEIL) - image 5.0

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Hugues Foltz, président d'Ellicom

PHOTO ERICK LABBÉ, LE SOLEIL

Ellicom veut multiplier son offre de services

Comment fait-on pour encore croître de 40% quand son entreprise a déjà connu une croissance de plus de 1000% entre 2007 et 2012? En multipliant son offre de services, résume Hugues Foltz, président d'Ellicom, une entreprise de Québec spécialisée dans la formation en ligne (e-learning). «Nous ne sommes pas demeurés cantonnés dans la formation pure en ligne, nous préparons aussi des formations en classe, hybrides, des classes virtuelles, etc. Et nous avons intégré les nouvelles tendances comme le microlearning [microcapsules de formation] ou la ludification [formation basée sur le jeu].» La PME de 90 employés, qui possède une boutique en ligne de 250 formations, a ajouté une nouvelle corde à son arc: elle vient de signer une entente exclusive pour le Canada avec le géant allemand Speexx, spécialisé dans les cours de langues. Le chiffre d'affaires d'Ellicom se situe entre 5 et 10 millions. La PME possède des bureaux à Québec et à Montréal, de même qu'au Maroc (depuis deux ans) et, depuis à peine un an, à Toronto. Son rayonnement dépasse largement les frontières canadiennes. Elle vient notamment de décrocher un contrat de formation auprès des employés du département du Tourisme à Tahiti.

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