Les «Onze prochains»

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Pays émergents

Pays émergents

Sixième d'une série de six. Les « onze prochains », appelés Next Eleven ou N-11 en anglais, sont un ensemble de pays qui devraient compter parmi les plus importantes économies de la planète au cours du présent siècle. Cette semaine : l'Iran et la Turquie. »

Anna Stupnytska, directrice et économistepour Goldman Sachs.... (Photo fournie par Goldman Sachs)

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Photo fournie par Goldman Sachs

Anna Stupnytska, directrice et économistepour Goldman Sachs.

Stéphane Champagne
Stéphane Champagne, collaboration spéciale
La Presse

Les «onze prochains», appelés Next Eleven ou N-11 en anglais, sont un ensemble de pays qui devraient figurer parmi les plus importantes économies de la planète au cours du présent siècle. Ensemble, le Bangladesh, la Corée du Sud, l'Égypte, l'Indonésie, l'Iran, le Mexique, le Nigeria, le Pakistan, les Philippines, la Turquie et le Vietnam représentent déjà 7% du PIB mondial. Les entreprises d'ici peuvent-elles en profiter?

Créé en 2001 par Jim O'Neil, économiste à la banque d'investissement new-yorkaise Goldman Sachs, l'acronyme BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) définit les grandes puissances économiques émergentes. Ce néologisme, utilisé partout dans le monde, a fait l'unanimité.

En 2005, M. O'Neil a remis ça en établissant la liste des N-11. Anna Stupnytska, directrice chez Goldman Sachs et proche collaboratrice de Jim O'Neil, a accepté de répondre à nos questions. Nous l'avons jointe à son bureau de Londres.

Q D'où est venue l'idée de créer les N-11?

R»À partir du moment où Jim [O'Neil] a commencé à parler du BRIC en 2001, certains de nos clients, et même des gouvernements, nous ont demandé si nous étions capables de déterminer quels seraient les prochains pays émergents. Nous avons donc dressé la liste des N-11 en tenant compte de plusieurs facteurs: la démographie, bien sûr, mais aussi la force ouvrière, le capital humain, l'espérance de vie, les coûts liés à la création d'entreprise, les infrastructures technologiques (cellulaires et internet), etc.»

Q La liste a-t-elle évolué depuis sa création en 2005?

R»Le concept des N-11 n'a pas changé. Nous avons toutefois mieux catégorisé les pays qui en font partie. Par exemple, la Corée du Sud, le Mexique, la Turquie et l'Indonésie sont ce que nous appelons des marchés de croissance, c'est-à-dire qui ont un PIB d'au moins 700 milliards. Les sept autres pays entrent dans la catégorie des marchés en émergence.»

Q Justement, comment peut-on inclure dans la même liste des pays aussi disparates que la Corée du Sud, le Pakistan et le Nigeria?

R»C'est la diversité qui rend cette liste intéressante. Il n'y a aucun pays parmi les N-11 qui peut faire concurrence au BRIC, mais il y en a quelques-uns, comme le Mexique et l'Indonésie, qui secouent déjà la cage des plus petites économies du G7 [dont le Canada et l'Italie; NDLR]. L'Égypte, le Nigeria et la Turquie pourraient en faire autant au cours des prochaines décennies. N'oubliez pas que nos prévisions pour les N-11 sont établies dans un horizon de 2050. La Corée du Sud est un pays très avancé technologiquement qui ne peut toutefois pas compter sur sa démographie, alors que le Nigeria, pays de 162 millions de personnes dont l'âge moyen est de 18 ans, offre un extraordinaire potentiel même si l'on tient compte des problèmes de corruption et d'instabilité politique.»

Q Donc, la liste des N-11 n'est pas qu'un outil de marketing pour Goldman Sachs, notamment pour faire la promotion de son «N-11 Equity Fund» ?

R «Absolument pas. D'ailleurs ce fonds a été créé l'an passé seulement, alors que la liste existe depuis 2005.»

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