Ordre des ingénieurs: «La confiance revient graduellement»

Kathy Baig est présidente de l'Ordre des ingénieurs... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Kathy Baig est présidente de l'Ordre des ingénieurs depuis un an.

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

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Près d'un an après la mise en tutelle de son organisation, la présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec, Kathy Baig, croit que le pire est passé et que le temps est venu de « redonner ses lettres de noblesse » à une profession dont la réputation a été entachée lors de la commission Charbonneau. »

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse



Près d'un an après la mise en tutelle de son organisation, la présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec, Kathy Baig, croit que le pire est passé et que le temps est venu de « redonner ses lettres de noblesse » à une profession dont la réputation a été entachée lors de la commission Charbonneau.

« C'est en train de se replacer. La confiance revient graduellement », confie la présidente à La Presse, à quelques jours de la tenue de l'assemblée générale de l'Ordre, qui se tiendra le 15 juin à Montréal.

Il s'agira alors du premier congrès de Kathy Baig à titre de présidente depuis son entrée en poste, en juin 2016.

Chose certaine, elle s'attend à ce que son mandat soit costaud et que les dossiers à mener de front seront à la fois nombreux et intenses.

« La machine tourne très vite et des projets, il y en a ! », convient-elle, tout en se disant d'attaque.

UN PLAN STRATÉGIQUE

D'entrée de jeu, la présidente insiste sur le plan stratégique - le plan ING 2020 - appelé à définir les orientations de l'organisation et les pratiques des ingénieurs.

Elle vient de terminer une tournée qui lui a permis de rencontrer ses membres dans une dizaine de villes du Québec afin d'expliquer « où s'en va l'Ordre des ingénieurs ».

« Je leur ai parlé de l'importance d'avoir une organisation forte, qui soit une référence. C'est un enjeu », soumet-elle.

DES COTISATIONS EN HAUSSE

La présidente a notamment abordé la question, très sensible, touchant la récente hausse des cotisations. Rappelons qu'en décembre dernier, le conseil d'administration a pris la décision de demander une cotisation supplémentaire de 50 $, qui est ainsi passée de 340 à 390 $ annuellement, pour couvrir ses « besoins stratégiques ». Une nouvelle hausse de 10 $ portera la cotisation à 400 $ à compter d'avril 2018, à moins que les membres, en assemblée générale, en décident autrement.

Les ingénieurs seront d'ailleurs appelés à voter sur une résolution portant sur les deux hausses proposées par le conseil d'administration.

Risque-t-il d'y avoir une contestation ?

« Je n'anticipe pas de problèmes de ce côté, répond la présidente. Je n'ai pas perçu de réactions négatives au cours de ma tournée provinciale [qui a pris fin le 30 mai à Laval]. »

Elle ne cache pas que les hausses de cotisations sont « un enjeu à chaque fois », mais elle ajoute : « On a été transparents sur cette question. »

DES DÉLAIS PLUS COURTS

Chose certaine, la présidente aimerait voir s'accélérer le traitement des plaintes déposées au conseil de discipline, tout en rappelant la mission de l'Ordre qui consiste à « protéger le public ».

« Ces délais ont déjà été de 36 mois, calcule-t-elle. Actuellement, ils sont de 31 mois. On veut les ramener à 12 mois, d'ici au 31 mars 2019, ce qui serait acceptable. »

« On a bâti nos équipes, on a embauché des enquêteurs. On a vingt-cinq personnes qui y sont affectées et on prévoit en engager cinq autres dans le plan stratégique. » - Kathy Baig

SUR LE TERRAIN

La présidente insiste, par ailleurs, sur l'importance de mieux « accompagner » les ingénieurs dans leur pratique et elle soutient que cette approche a été très bien accueillie par les membres de la profession.

Cet accompagnement se traduira par un plus grand nombre d'inspections sur le terrain par des inspecteurs « plus spécialisés ».

« Nous faisons 1500 inspections par année, en moyenne, résume-t-elle. Nous allons en faire 3000. On se donne trois ans pour atteindre cet objectif. »

Elle ajoute : « On veut avoir un contact avec nos membres. L'idée, c'est d'être en mesure d'avoir une lecture de prévention en se rapprochant de nos membres. »




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