Dans les mines, l'heure est aux supercamions autonomes et à la haute technologie

  • Un des symboles de l’industrie minière 4.0 est ce type de camion géant autonome. À l’intérieur, pas de chauffeur… (Photo : Institut national des mines)

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    Un des symboles de l’industrie minière 4.0 est ce type de camion géant autonome. À l’intérieur, pas de chauffeur…

    Photo : Institut national des mines

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  • À la mine de Northparkes, deux opérateurs dans un bureau supervisent jusqu’à 18 camions géants sans chauffeur. ()

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    À la mine de Northparkes, deux opérateurs dans un bureau supervisent jusqu’à 18 camions géants sans chauffeur.

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  • Les mines québécoises, majoritairement des mines d'or, ont un rattrapage à effectuer pour se hisser dans le peloton de tête des mines 4.0. (REUTERS)

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    Les mines québécoises, majoritairement des mines d'or, ont un rattrapage à effectuer pour se hisser dans le peloton de tête des mines 4.0.

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  • La mine LaRonde est en train de déployer un réseau cellulaire souterrain, qui remplacera le wifi actuel, énergivore et moins performant. (Agnico Eagle)

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    La mine LaRonde est en train de déployer un réseau cellulaire souterrain, qui remplacera le wifi actuel, énergivore et moins performant.

    Agnico Eagle

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  • En 2018, la position des employés de LaRonde sera connue à tout moment pour prévenir les risques de collision avec des équipements. (Agnico Eagle)

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    En 2018, la position des employés de LaRonde sera connue à tout moment pour prévenir les risques de collision avec des équipements.

    Agnico Eagle

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  • Des travailleurs inspectent une conduite de ventilation dans la mine Eleonore. (Goldcorp)

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    Des travailleurs inspectent une conduite de ventilation dans la mine Eleonore.

    Goldcorp

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Didier Bert

Collaboration spéciale

La Presse

Comme d'autres industries, le secteur minier s'intéresse aux toutes dernières technologies pour améliorer ses performances. Les véhicules autonomes et les systèmes de communication avancée offrent de nouvelles perspectives aux sociétés minières établies au Québec. Et les gains peuvent être bien supérieurs à la simple hausse de productivité d'un équipement.

DES SUPERCAMIONS AUTONOMES

De retour d'un voyage exploratoire en Australie, Robert Marquis dit avoir été « secoué » par ce qu'il y a vu.

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Deux opérateurs peuvent superviser jusqu'à 18 camions géants sans chauffeur. Photo: Northparkes

Le président de l'Institut national des mines (INM) était à bord d'un pick-up quand un camion autonome chargé de 150 tonnes s'est présenté devant lui.

« Sans intervention humaine, le camion a ralenti, nous a contournés et a repris sa route », explique M. Marquis. Dans cette mine de Northparkes située à l'ouest de Sydney, de tels camions autonomes circulent dans ce site long de 40 kilomètres.

Et deux opérateurs supervisent un parc de 18 camions, précise M. Marquis.

UN RETARD À CAUSE DE L'OR

Les mines australiennes sont plutôt en avance dans l'utilisation des dernières technologies, alors que le Québec a un rattrapage à effectuer, observe Robert Marquis.

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Les mines québécoises, majoritairement d'or, ont un rattrapage à effectuer. Photo: Reuters

Cela tient à des besoins différents entre les mines de fer, comme en Australie, et celles d'or, majoritaires au Québec.

Or, devant un marché peu concurrentiel qui se porte bien, les sociétés aurifères ne s'intéressent que depuis 2013 aux nouvelles façons de faire, explique Alain Beauséjour, directeur du groupe MISA, spécialisé dans l'amélioration des technologies et des méthodes dans le secteur minier.

Quatre ans plus tard, des sociétés minières lancent de premières initiatives, appelées à se propager dans les mines québécoises.

UN RÉSEAU LTE SOUS TERRE

La mine LaRonde, en Abitibi, en est à sa 30e année d'exploitation.

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La mine LaRonde est en train de déployer un réseau cellulaire souterrain. Photo: Agnico Eagle

Agnico Eagle en est à ramener à la surface du minerai (or, argent, cuivre, zinc) extrait à trois kilomètres de profondeur.

Mais cela oblige ses mineurs à effectuer un long trajet pour entamer leur quart de travail. « Les nouvelles technologies peuvent renforcer nos chances d'exploiter jusqu'à 3,7 kilomètres de profondeur », affirme Daniel Paré, directeur général de la mine LaRonde.

Cela passe par le déploiement en cours d'un réseau cellulaire LTE sous terre, qui permettra l'automatisation future d'équipements.

UN SYSTÈME DE TRAÇAGE DES MINEURS

Dès 2018, les lampes de mineurs seront équipées d'un système de traçage électronique.

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En 2018, la position des employés de LaRonde sera connue à tout moment. Photo: Agnico Eagle

« Cela permettra de prévenir nos travailleurs de tout risque proche d'eux », explique Daniel Paré. Leur positionnement étant connu à tout moment, il sera possible de leur envoyer un message pour les avertir d'un incendie et pour leur indiquer dans quelle direction se diriger pour trouver un refuge.

« Aujourd'hui, nous les prévenons en envoyant une senteur malodorante dans la mine », explique le directeur général de LaRonde. De plus, les employés pourront être prévenus quand un véhicule s'approche d'eux, afin d'éviter les accidents.

DES CHARGEUSES PILOTÉES À DISTANCE

La société minière Goldcorp a été un précurseur au Québec en déployant de la fibre optique à sa mine d'or Éléonore de la Baie-James.

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Des travailleurs inspectent une conduite de ventilation dans la mine Eleonore. Photo: Goldcorp

À présent, « la minière peut conduire des chargeuses dans les galeries depuis la surface », dit Robert Marquis, président de l'INM. Goldcorp a également équipé ses mineurs de puces électroniques afin de pouvoir les repérer en temps réel.

La société minière économise ainsi sur l'énergie : la ventilation des galeries est ainsi adaptée en fonction de la présence d'employés dans telle ou telle partie de la mine. « Et la qualité de l'air est mesurée en temps réel », souligne M. Marquis.




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