Départ à la retraite

Place aux femmes et aux immigrés

la liste:2390:liste;la boite:98873:box

Dossiers en vedette

Femmes en finance

Les quotas sont l'une des mesures à envisager pour permettre la... »

Transport maritime

Même si plusieurs entreprises liées au transport maritime... »

Assurance automobile

Au cours de la dernière année, trois compagnies d'assurance... »

Les sociétés les mieux gérées

Nos entrepreneurs se distinguent pour la 21e année. La firme Deloitte... »

Immobilier commercial

Le marché de l'immobilier commercial est en pleine effervescence au... »

Formation des ingénieurs

En dépit des efforts déployés par l'Ordre des ingénieurs du Québec... »

Dossiers  »

Métallurgie

Métallurgie

Pour la métallurgie québécoise, le prix de l'énergie n'est plus un avantage. C'est le sceau de la compétence et d'un moindre impact environnemental qu'il faut poinçonner sur nos barres et nos lingots. »

Les immigrants sont nombreux sur les bancs des... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)

Agrandir

PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG

Les immigrants sont nombreux sur les bancs des écoles d'ingénieurs. "Ils s'inscrivent en génie métallurgique, car ils ont une sensibilité pour les matériaux. Ils ont souvent déjà étudié dans le domaine et viennent se spécialiser", explique Gilles L'Espérance, professeur à Polytechnique.

Anne Gaignaire, collaboration spéciale
La Presse

Comme tous les secteurs d'activité, au Québec, la métallurgie ressent déjà les effets des départs à la retraite des baby-boomers. Le phénomène, loin de se tarir, devrait se poursuivre dans les prochaines années. L'industrie continue de déployer son plan pour faire place à la relève.

Ce sont 5000 travailleurs du secteur de la métallurgie, sur près de 30 000 employés au total, qui prendront leur retraite dans les cinq prochaines années. Chez Xstrata Copper, plus de 30% des employés seront admissibles à la retraite dans les trois prochaines années!

L'industrie s'y attendait. Mais comme le taux de rétention de sa main-d'oeuvre est généralement bon (ancienneté moyenne de 14,3 ans en 2008), les premiers départs à la retraite ont quand même été un choc. «C'était un réveil brutal», reconnaît Josée Rainville, coordonnatrice des communications du Comité sectoriel de main-d'oeuvre de la métallurgie du Québec.

Trois mille postes à pourvoir

L'industrie a dû mettre les bouchées doubles pour se préparer à ce vide. L'une des premières conséquences sera que, grâce à l'amélioration de la productivité issue des investissements réalisés ces dernières années, tous ceux qui partiront à la retraite ne seront pas remplacés. «Dans les cinq prochaines années, 5000 personnes prendront leur retraite, mais on estime les besoins de main-d'oeuvre à 3000», indique Josée Rainville.

Pour les combler, l'industrie vise, outre les jeunes diplômés en général, les femmes et les immigrants. En 2010, les premières représentaient moins de 8% des travailleurs de la métallurgie, composée à 92,3% d'hommes. L'automatisation des procédés, les efforts pour améliorer les conditions de travail (notamment tenir l'environnement propre) et assurer une plus grande sécurité au travail (les deux sites de Xstrata Copper au Québec ont dépassé les 3 millions d'heures sans blessure sans perte de temps, soit une réduction de 96% en trois ans) ainsi qu'une plus grande communication de l'industrie dans les organismes de formation ont contribué à attirer plus de femmes dans les métiers de la métallurgie.

Opération séduction

L'autre cible: les immigrants. Ils sont nombreux sur les bancs des écoles d'ingénieurs. «Ils s'inscrivent en génie métallurgique, car ils ont une sensibilité pour les matériaux. Ils ont souvent déjà étudié dans le domaine et viennent se spécialiser», explique Gilles L'Espérance, professeur à Polytechnique. Dans la population, plus âgée, qui vient s'installer au Québec, figurent également des spécialistes dans le domaine. Une manne pour les industriels québécois en recherche constante de travailleurs qualifiés.

Pour séduire tous ces publics, l'industrie de la métallurgie a dû parler d'elle, communiquer, se faire connaître. Avec le manque chronique de main-d'oeuvre et les premiers départs à la retraite, «les entreprises du secteur ont appris par le dur et elles se sont plus engagées sur le marché de l'emploi, auprès des jeunes notamment», poursuit le professeur du département des mathématiques appliquées et génie industriel.

Offre de stages, de bourses d'études et de prêts, participation aux foires d'emploi, campagnes de communication, la métallurgie ne ménage pas ses efforts afin de se faire connaître et de montrer qu'elle a évolué. Elle doit réussir, elle n'a pas le choix.

Partager

La Presse Affaires vous suggère

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer