Demande de métaux: les yeux rivés sur la Chine

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Que ce soit pour la construction d'édifices et de voitures ou la mise en place de nouveaux réseaux de transmission d'électricité, la demande en métaux est élevée en Chine.

Nathalie Côté, collaboration spéciale
La Presse

La Chine est une importante productrice de métaux, mais elle en est également une grande utilisatrice. À elle seule, elle consomme 60% du fer et 40% de l'aluminium produit sur la planète. Pas étonnant alors que toutes les têtes soient tournées vers elle.

Que ce soit pour la construction d'édifices et de voitures ou la mise en place de nouveaux réseaux de transmission d'électricité, la demande en métaux est élevée. «La Chine connaît une bonne croissance, mais on observe néanmoins un ralentissement, signale Nathalie Ladouceur, associée des services consultatifs transactionnels chez Ernst&Young. Au lieu de 10%, ce sera peut-être 7% ou 8%. Cela demeure une croissance intéressante, mais c'est suffisant pour rendre les marchés nerveux.»

Fer

Après avoir grimpé rapidement au cours des dernières années, le prix du fer a récemment diminué. Cette baisse n'est toutefois pas uniquement attribuable au ralentissement de la croissance chinoise. «On s'attendait à une diminution des prix. La Chine, elle-même productrice, a donc décidé d'utiliser au maximum ce qu'elle avait produit, explique Anand Beejan, responsable du secteur minier chez Raymond Chabot Grant Thornton. Elle en a acheté moins à l'étranger. Mais c'est temporaire, le prix va remonter.»

La multiplication des projets miniers entraîne aussi une baisse de prix, remarque Martin Labrecque, économiste au ministère québécois des Ressources naturelles. Il s'attend néanmoins à ce que la demande continue de croître à plus long terme.

Aluminium

La situation est semblable pour l'aluminium. «Cette année, on a noté une baisse de prix en raison de la diminution de la demande en Europe, aux États-Unis et en Chine», note Mme Ladouceur. Toutefois, selon M. Labrecque, la perspective de la demande est positive et les prix devraient augmenter.

Cuivre

Du côté du cuivre, les perspectives sont assez bonnes. «L'offre sera en croissance au cours des prochaines années, explique M. Labrecque. Il y a plusieurs projets majeurs en construction et en développement dans le monde. Par contre, on s'attend aussi à une augmentation de la demande avec l'industrialisation des pays asiatiques.» Actuellement, les prix sont plutôt stables, et ils devraient le demeurer.

Zinc

Le Québec est le deuxième producteur de zinc au pays et est responsable de 1,5% de la production mondiale. «On s'attend à ce que le nombre de mines de zinc dans le monde diminue, indique M. Labrecque. Quant à la demande, elle reste positive. Le prix devrait augmenter un peu, soit de 0,86$ la livre à 1,11$ la livre en 2015. C'est tout de même plus bas qu'en 2006, où la spéculation avait fait grimper le prix à 2$ la livre.»

Titane

En ce qui concerne le titane, le marché est beaucoup plus restreint que pour les autres métaux. La mine de Rio Tinto, sur la Côte-Nord, est la seule à l'extraire au pays. Elle est responsable de 10% de la production mondiale. «Actuellement, le titane est utilisé en grande partie pour fabriquer de la peinture, du papier et du plastique, précise M. Labrecque. Or, la Commission géologique des États-Unis s'attend à ce que les utilisations se diversifient beaucoup dans les prochaines années, notamment dans les domaines de l'aérospatiale et de la défense.» Il prévoit donc une augmentation des prix.

«À long terme, les perspectives de croissance du secteur minier en général sont positives, conclut M. Labrecque. À court et à moyen terme, c'est toutefois moins évident. Mais, à mon avis, il s'agit davantage d'un report de l'accroissement que d'un arrêt.»

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