Des perspectives favorables à l'embauche

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D'ici 2016, selon Emploi-Québec, 10 200 emplois seront ... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

D'ici 2016, selon Emploi-Québec, 10 200 emplois seront offerts dans tous les secteurs d'activité. De ce nombre, 7400 seront des postes à pourvoir à la suite de départs à la retraite.

Annie Bourque, collaboration spéciale
La Presse

Même si la minière Cliffs, du lac Bloom, suspend temporairement son projet de construction d'une deuxième usine de traitement de fer près de Fermont, la tendance est encore à l'embauche dans le secteur minier.

«Les perspectives d'emploi liées au Plan Nord et à l'industrie minière demeurent très bonnes. Un grand nombre de travailleurs âgés s'apprêtent à prendre leur retraite. D'ici 2021, au-delà de 10 000 nouveaux emplois seront créés dans l'ensemble du territoire du Québec, dont le triangle formé de l'Abitibi, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec», évalue Luc Baillargeon, directeur général du Comité sectoriel de la main-d'oeuvre, secteur des mines.

À l'heure actuelle, les postes les plus demandés sont les mécaniciens et les opérateurs de machinerie lourde spécialisée, les mécaniciens industriels, les opérateurs dans le traitement du minerai, les foreurs et les dynamiteurs.

Une formation est toutefois nécessaire. «Au cours des prochaines années, les nouveaux employés devront détenir un diplôme d'études professionnelles pour occuper, par exemple, un poste de foreur.»

En 2011, les 26 mines en exploitation au Québec fournissaient du travail à 10 600 personnes. «L'année dernière, 1 milliard a été investi dans le secteur minier, ce qui a permis la création de 800 emplois, et ce, uniquement sur la Côte-Nord», précise de son côté André Lepage, économiste à la direction régionale de la Côte-Nord pour Emploi-Québec.

Pénurie de personnel

Le salaire d'un travailleur minier peut atteindre 90 000$ par année. «Les gens profitent de la manne dans le secteur minier, ajoute M. Lepage. Le plus difficile, c'est le recrutement de personnel dans la restauration, l'hébergement, le commerce de détail.»

La Côte-Nord a un urgent besoin de serveurs, de préposés à l'entretien ménager, de commis et de directeurs de magasin.

Par exemple, l'hiver dernier, faute de main-d'oeuvre, le McDonald's de Sept-Îles a recruté des travailleurs provenant des Philippines.

Théoarris Ganas, propriétaire du restaurant Chez Julie, à Havre-Saint-Pierre, fait également tout son possible pour retenir son personnel - notamment des hausses de salaire. «Je suis allé chercher un cuisinier d'expérience à Montréal, qui a déménagé ici. Je lui ai offert un logement gratuit et un très bon salaire», confie-t-il.

Le restaurateur d'origine grecque profite des retombées du développement du Nord grâce à la proximité de la mine Tio, de la société Rio Tinto Fer et Titane, qui lui amène une nouvelle affluence de clients.

Création nette de 2800 emplois

D'ici 2016, selon Emploi-Québec, 10 200 emplois seront offerts dans tous les secteurs d'activité. De ce nombre, 7400 seront des postes à pourvoir à la suite de départs à la retraite. Autrement dit, il s'agit d'une création nette de 2800 emplois, qui seront occupés par les résidants des territoires du Nord.

«Le développement du Nord, c'est plus que des emplois liés aux mines. Le secteur des services poursuit sa croissance. Nous avons besoin d'ingénieurs, mais aussi d'éducatrices de la petite enfance, d'enseignants et de professionnels de la santé», dit Louis-Philippe Tessier-Parent, économiste à la Direction de l'analyse et de l'information du marché du travail chez Emploi-Québec.

Sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec, la construction d'infrastructures dans le domaine des transports ferroviaires et portuaires entraîne aussi des débouchés pour les travailleurs.

«Le projet de la Romaine, avec la construction de quatre barrages, représente le plus grand chantier du Québec, avec la création de 2000 emplois», soutient l'économiste André Lepage.

D'ici cinq ans, M. Lepage s'attend également à une reprise du côté de l'industrie forestière. «Nous allons avoir besoin d'ingénieurs et de techniciens forestiers, dit-il. Le cégep de Baie-Comeau s'apprête à relancer son option de technologie forestière.»

Les besoins du Nord-du-Québec

«Dans notre région, les emplois les plus demandés sont dans le secteur minier. Nous avons besoin d'ingénieurs, de techniciens en minéralogie et d'opérateurs», indique Cyrille Djoman, économiste depuis quatre ans à Chibougamau pour Emploi-Québec.

Originaire de la Côte-d'Ivoire, M. Djoman s'est intégré rapidement dans cette communauté tissée serrée. «Il existe ici un milieu de vie qui n'a rien à envier aux grands centres», précise M. Djoman, qui est devenu entraîneur du club de boxe local.

Les 10 professions les plus demandées sur la Côte-Nord

> Préposé à l'entretien ménager

> Commis-vendeur

> Caissier

> Mécanicien de machinerie lourde

> Gérant ou directeur dans le commerce de détail

> Serveur, aide-cuisinier

> Concierge d'immeuble

> Conducteur de camion

> Conducteur d'équipements lourds

> Infirmières

Source: Emploi-Québec

TROIS PROJETS MINIERS DANS LE NORD-DU-QUÉBEC

Ouverture prévue des trois mines d'ici 2014-2015

> Mine de diamants Stornoway, à 350 km de Chibougamau 450 emplois

> Mine de fer et vanadium de Métaux BlackRock, à 67 km de Chibougamau 250 emplois

> Mine d'or Éléonore de Goldcorp, à 350 km au nord de Matagami 1200 emplois

Source: Emploi-Québec

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