- Accueil >
- Affaires >
- Portfolio >
- Métallurgie >
- Attendre ou acheter: la grande question
Titres de producteurs de métaux
Attendre ou acheter: la grande question
Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse
Chantal Ouimet, vice-présidente, actions canadiennes, chez Gestion deportefeuille Natcan, pense que les prix des métaux ne descendront pasaussi bas qu'en 2008-2009, même dans un scénario très négatif.

François Riverin, collaboration spéciale
La Presse
Chantal Ouimet, vice-présidente, actions canadiennes, chez Gestion de portefeuille Natcan, note une grande incertitude dans le marché des matières premières. La portion de ses portefeuilles réservée aux titres miniers a fluctué en 2011 autour de 3,5%, soit la pondération du secteur des métaux dans l'indice composite de la Bourse de Toronto.
«Le comportement de l'économie de la Chine, le principal consommateur de métaux, constitue la plus grande incertitude», dit Mme Ouimet.
Mme Ouimet pense que les titres et les prix des métaux ne descendront pas aussi bas qu'en 2008-2009, même dans un scénario très négatif. Et parmi tous les métaux, elle croit que c'est le cuivre qui offre les meilleures perspectives.
David Gagliano, analyste chez Barclays Capital, est l'un des rares analystes à se compromettre: pour lui, c'est le temps d'acheter les titres de producteurs de métaux en dépit de la volatilité actuelle et des risques de replis à court terme. Selon lui, les producteurs de métaux sont en bien meilleure position que lors de la récession de 2008-2009.
«Le potentiel de hausse des titres selon notre scénario ("65%) où il n'y aura pas de récession mondiale est plus élevé que le risque de perte (-35%) si l'inverse se produit», explique M. Gagliano.
Encore le cuivre
Le cuivre est le métal préféré de M. Gagliano et le titre de FreeportMcMoRan Copper&Gold est le meilleur pour y investir. Sa cible de 12 mois est de 63$ US.
Freeport est le plus important producteur mondial de cuivre et de molybdène inscrit en bourse, et un important producteur d'or. La société est dotée d'importantes réserves de minerai pour nourrir sa croissance.
M. Gagliano estime que le titre est l'un des moins chers du secteur en terme de cours-bénéfices, de cours-fonds autogénérés et de cours-valeur actualisée. Selon lui, Freeport dégagera des flux monétaires libres de près de 25 milliards US d'ici les cinq prochaines années, à comparer à sa valeur boursière actuelle de 32 milliards US. La valeur actualisée du titre est de 56$ US l'action, à un prix du cuivre de long terme de 3$ US la livre.
BHP Billiton, la plus grosse société minière diversifiée au monde, est l'équivalent d'un fonds commun de matières premières. La société est divisée en deux unités, soit BHP Billiton PLC et BHP Billiton Limited, qui ont chacune leur cote boursière.
BHP paie un dividende de 2,20$ US par année. La société affiche l'un des bilans les plus solides de l'industrie, ayant un ratio de dette sur le capital de moins de 20%. BHP a vendu récemment des obligations de long terme de diverses échéances dont les taux d'intérêt variaient entre 1,12 et 3,25%.
La plus grande partie de ses revenus de quelque 71 milliards US prévus en 2011 proviendront, par ordre d'importance, des ventes de fer, de métaux communs et de pétrole et gaz naturel.
L'analyste Hayden Bairstow, de CLSA Asia-Pacific Market, appose une recommandation d'achat avec un prix cible de 49$A (un dollar australien équivaut à 0,99$ US) pour le titre de BHP Billiton PLC, par rapport au cours actuel de 34$ A.
«Nous préférons BHP à Rio Tinto parce que la société offre de meilleures perspectives de bénéfices, soutenues par une meilleure croissance de volume et une meilleure diversification», a expliqué M. Bairstow.
Les récentes acquisitions de propriétés de gaz de shale aux États-Unis totalisant 20 milliards US ont ajouté beaucoup de valeur à la société, selon M. Bairstow. Cela lui permettra d'accroître sa production pétrolière et gazière ainsi que leur rentabilité. En effet, les shales acquis contiennent beaucoup de liquide de gaz naturel (lgn) dont le produit de la vente s'ajoute à celui du gaz naturel lui-même.
La situation d'Alcoa est beaucoup moins attirante, notamment en raison de l'engorgement du marché de l'aluminium et les perspectives de hausse de prix limitées. M. Gagliano suggère une position égale à celle des indices pour le titre, avec une cible de 13$ US. «Les bénéfices d'Alcoa vont progresser, mais ça va prendre du temps», soutient l'analyste.
Partager |
|
Tweet |
|
La Presse Affaires vous suggère
Les Titans de métal
La Chine. Sa masse est telle que tout l'univers de la métallurgie gravite autour d'elle. »
-
Toujours plus grand, plus cher, plus lourd
Métal et fusion vont de pair: la formation de gigantesques édifices transfrontaliers a marqué la dernière décennie dans l'industrie métallurgique. La... »
-
Des perspectives à court terme limitées
Plusieurs signaux d'alarme sont apparus sur les écrans radars des spécialistes concernant les perspectives à court terme du marché des métaux... »
Un boom qui profite aux sous-traitants
Les milliards de dollars d'investissements annoncés par les acteurs importants de l'industrie métallurgique contribueront à l'essor de PME... »
-
Purification du minerai de fer à Sept-Îles
Les négociations sont en cours entre Severstal, géant russe de l'acier, et diverses instances québécoises pour l'établissement d'une usine de... »
2,1 milliards pour le long terme
On apprenait le 7 novembre que, d'ici 2015, Alcoa Canada investira 2,1 milliards dans trois municipalités du Québec: Baie-Comeau, Deschambault et... »
L'industrie de la métallurgie en mode recrutement
L'industrie de la métallurgie est peut-être méconnue, elle regorge toutefois de possibilités. Certaines entreprises du secteur sont même en phase... »
publicité
publicité
publicité
publicité
