Pélican a (toujours) le vent dans les voiles

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Les sociétés les mieux gérées

Les sociétés les mieux gérées

Investir dans les travailleurs, l'innovation et la productivité et être ambitieuse, voilà comment la plus récente cuvée des sociétés les mieux gérées s'est taillé une place au palmarès de Deloitte. »

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Les efforts déployés par le département de recherche et développement pour inventer de nouvelles façons de glisser sur l'eau continuent de donner de l'élan à Pélican International, le fabricant lavallois spécialisé dans les sports de pagaie.

« Nous sommes une entreprise qui innove, relève Vincent Bédard, responsable des communications et du marketing. Notre force, c'est l'ingénierie. »

« Nous faisons appel aux talents de nos ingénieurs et de nos designers industriels, ajoute-t-il, pour amener de nouveaux produits sur le marché. »

À vrai dire, Pélican, qui a le soutien financier du Fonds de solidarité FTQ depuis décembre 2015, semble condamnée à innover si elle souhaite pouvoir conserver son titre de numéro un mondial dans son domaine.

Tendance lourde

« Comme dans le ski et le vélo, observe Vincent Bédard, on reste à l'affût des tendances. On prend les devants. On commercialise jusqu'à cinq nouveaux produits par année. »

Il note, par exemple, que les kayaks sont de moins en moins longs. « Les sportifs ne veulent plus d'embarcations de 18 pieds de longueur, note-t-il, parce qu'ils ont moins d'espace pour les entreposer. »

Mais le nerf de la guerre, c'est aussi le prix au détail que vont accepter de payer les adeptes de kayak et de planche SUP (stand up paddleboard), tout comme ceux qui veulent faire du canot, du pédalo ou de la luge utilitaire.

« On fait en sorte de maintenir nos coûts de production les plus faibles possible, soumet le directeur du marketing. Pour ce faire, nous nous attardons à plusieurs détails qui peuvent paraître anodins en cours de production, mais qui nous permettent de vendre nos produits à un prix convenable. »

De toutes les couleurs

Or, dans une industrie où la concurrence est vive, Pélican se garde bien de révéler ses secrets industriels, pas plus qu'elle ne dévoilera le nombre de ses spécialistes qui travaillent sur des prototypes. « L'espionnage industriel, ça existe aussi dans notre secteur d'activités », relève Vincent Bédard.

Il se donne toutefois le droit de vanter les avancées du fabricant, notamment sur le plan de l'esthétisme, ce qui permet d'avoir des embarcations avec des « schémas de couleurs » étonnants.

« Cette technologie est brevetée, soumet-il. Nous avons travaillé très fort pour en arriver à de tels résultats. Tout se passe à l'étape de l'extrusion. On mélange les couleurs et ça produit un effet marbré qui fait l'unanimité chez les jeunes et les moins jeunes. »

Bon vendeur, il rappelle que Pélican International, une entreprise familiale qui compte 450 employés à son usine de Laval et à son siège social, a toujours « le vent dans les voiles », près de 40 ans après avoir vu le jour.

De bons coups

M. Bédard met en lumière les bons coups du fabricant.

« Il y a une quinzaine d'années, dit-il, il fallait payer une fortune pour un kayak. Nous avons contribué, avec nos produits plus abordables, à démocratiser les sports de pagaie, en proposant des kayaks en polyéthylène à 300-400 $ très performants et avec un excellent rapport qualité-prix. »

Cette capacité à lire les tendances est primordiale pour une entreprise comme Pélican, soulève Vincent Bédard. « On vient tout juste de lancer un tout nouveau kayak de pêche, le " catch 120 ", d'une longueur de 12 pieds, sur le marché américain », explique-t-il.

« La réponse des consommateurs est au-delà de nos espérances, particulièrement dans le sud des États-Unis, poursuit-il. Nous allons lancer ce kayak au Québec d'ici peu, et ça devrait produire le même impact. »

Le fabricant mise également sur la « Baya », une planche SUP dont la technologie a été « raffinée », pour stimuler les ventes de l'entreprise.

« Il n'y a aucun doute que les sports de pagaie sont en croissance, conclut-il. Et nous sommes dans la bonne industrie ! On constate que les gens abandonnent petit à petit les sports aquatiques motorisés et qu'ils se tournent de plus en plus vers des activités plus naturelles, moins bruyantes. Le kayak de pêche est un exemple probant ! »

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