L'ABC du palmarès

Se hisser dans le palmarès des sociétés les mieux gérées au pays nécessite... (Photomontage La Presse)

Agrandir

Photomontage La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers  »

Les sociétés les mieux gérées

Les sociétés les mieux gérées

Investir dans les travailleurs, l'innovation et la productivité et être ambitieuse, voilà comment la plus récente cuvée des sociétés les mieux gérées s'est taillé une place au palmarès de Deloitte. »

(Collaboration spéciale) Se hisser dans le palmarès des sociétés les mieux gérées au pays nécessite d'exceller sur tous les plans. Pour y parvenir, les aspirantes doivent d'abord faire leurs devoirs sous l'oeil de professionnels aguerris. Décrocher le titre constitue cependant une très belle carte de visite pour elles. Coup d'oeil en six questions.

Comment les entreprises posent-elles leur candidature ?

La première étape est toute simple : les aspirantes n'ont qu'à remplir un formulaire d'inscription. Le programme est ouvert à toutes les sociétés détenues et gérées par des Canadiens et dont le chiffre d'affaires dépasse 10 millions. La seconde étape demande plus de travail. Les entreprises sélectionnées doivent démontrer, documents à l'appui, qu'elles méritent une place dans le palmarès. Elles doivent donc présenter leur plan stratégique, expliquer leur vision et leur culture. L'objectif est de se démarquer dans quatre critères : la stratégie, la capacité (exécution du plan et techniques de vente et de marketing), l'engagement et le rendement financier.

Comment les sociétés lauréates sont-elles sélectionnées ?

Un jury impartial analyse les différentes candidatures en fonction des quatre critères de sélection. Il est composé de professionnels ayant une bonne expérience du marché canadien. Cette année, on y retrouve Brigitte Vachon, associée leader chez Deloitte, Theresa Tedesco, journaliste économique au National Post, Ken Wong, professeur en marketing, Jon Hountalas, vice-président à la direction des services bancaires aux entreprises de la Banque CIBC, et Nancy MacKay, fondatrice et chef de la direction de MacKay CEO Forums.

Que faire pour conserver son titre année après année ?

Les entreprises lauréates doivent se réinscrire pour demeurer parmi les mieux gérées. Leur sélection n'est cependant pas automatique, elles doivent faire l'objet d'une évaluation opérationnelle et financière annuelle. Quatre autres catégories existent. Les « requalifiées » sont les lauréates qui conservent leur titre deux ans après leur nomination. La « reconnaissance Or » est destinée à celles qui ont maintenu leur statut pendant trois années de suite. Les « requalifiées de la reconnaissance Or » sont les sociétés l'ayant conservé deux années supplémentaires. Finalement, les membres du « Club Platine » sont celles ayant figuré parmi les mieux gérées pendant au moins sept années consécutives.

Que remportent les entreprises lauréates ?

Les lauréates reçoivent d'abord et avant tout une reconnaissance de leurs bonnes pratiques. C'est notamment positif pour leur image, d'autant plus qu'elles peuvent utiliser le logo du programme dans leurs communications internes et externes. Certaines peuvent aussi être l'objet d'une importante couverture médiatique. De plus, en cours de processus, elles peuvent bénéficier d'une perspective indépendante et impartiale sur leur cheminement et de conseils d'affaires. « Nous offrons également aux lauréates beaucoup d'activités de réseautage et de formation », ajoute Mme Vachon.

Y a-t-il d'autres avantages ?

Ce « sceau de qualité » peut avoir des retombées bien réelles pour les entreprises choisies. « Lorsqu'elles veulent percer un nouveau marché à l'étranger, par exemple, cela leur donne une crédibilité, souligne Mme Vachon. Cela peut aussi aider au recrutement. » Elle cite en exemple une entreprise dans le domaine chimique. Pour elle, cette reconnaissance est un atout quand vient le temps d'attirer les meilleurs chimistes du monde. Finalement, les chefs d'entreprise créent également des liens entre eux afin de s'entraider.

Qu'advient-il des sociétés qui ne parviennent pas à se qualifier ?

Il arrive parfois que des entreprises se désistent en cours de route parce qu'elles réalisent qu'elles n'ont pas atteint le niveau nécessaire pour figurer parmi les mieux gérées. « Généralement, elles retravaillent certains aspects pour poser à nouveau leur candidature l'année suivante », note Mme Vachon. Néanmoins, l'exercice leur permet d'examiner ce qui les distingue des autres et de redynamiser leur organisation.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer