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Observatoire océanique
Des technologies québécoises exportées en Argentine
Photo fournie par Multi-Électronique
"Nos bouées ont la particularité de prendre les niveaux de lumière, en plus de toutes les autres données météorologiques qu'elles transmettent en temps réel." indique Jacques St-Pierre, président de Multi-Électronique.

Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse
Les bouées ont été développées par Multi-Électronique il y a environ 10 ans.
«Nos bouées ont la particularité de prendre les niveaux de lumière, en plus de toutes les autres données météorologiques qu'elles transmettent en temps réel. Avant, les niveaux de lumière, qui ont un gros impact sur les phytoplanctons et toute la chaîne alimentaire, étaient seulement mesurés par des satellites parfois affectés par les nuages», explique Jacques St-Pierre, président de Multi-Électronique.
Pourquoi l'Argentine souhaite-t-elle investir dans un observatoire océanique?
«Il y a un projet de forage dans le golfe de San Jorge. Dans le Nord, il y a un parc marin et dans le Sud, de la pêche. Au large, on construirait une large plateforme de forage. Ils veulent qu'une organisation indépendante recueille et diffuse les données avant et après l'exploitation», affirme M. Demers.
L'ISMER profite de l'occasion pour développer un programme de recherche avec l'Université San Juan Bosco de la Patagonie.
«Cette collaboration pourrait nous servir au Québec si on exploite le pétrole dans le golfe du Saint-Laurent. On pourrait transposer les données recueillies dans le golfe de San Jorge», explique Serge Demers.
Les deux firmes de Rimouski profitent pour leur part de cette occasion pour tenter de décrocher d'autres contrats en Amérique latine.
«Nous sommes en discussion pour un projet au Mexique», précise M. St-Pierre.
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