Projets en innovation ouverte

De la crise nucléaire japonaise jusqu'à l'alzheimer

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Charles Despins s'est rendu à Tokyo au début du mois d'octobre. (Illustration La Presse)

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Illustration La Presse

Guy Paquin, collaboration spéciale
La Presse

Charles Despins s'est rendu à Tokyo au début du mois d'octobre.

Le président de Partenariats de recherche orientée en microélectronique, photonique et télécommunications (PROMPT) y allait pour répondre aux questions des Japonais sur une initiative québécoise d'innovation ouverte. Le projet en question est en cours depuis deux ans et arrive à ses dernières étapes.

«Il s'agit d'un logiciel de gestion des effectifs civils et militaires en période de crise, explique M. Despins. On pense au tsunami ou à la crise nucléaire japonaise. Le nouveau logiciel est un outil de productivité et d'efficience conçu pour mieux orchestrer la réponse aux désastres.»

«C'est une innovation ouverte typique, résume le président de PROMPT. Fujitsu Canada collabore avec des chercheurs de l'Université Laval et le Centre de recherche de la base militaire de Valcartier. Les informations scientifiques circulent librement et tous les partenaires y ont accès.»

PROMPT est un organisme à but non lucratif québécois qui finance des projets de collaborations en technologie de l'information. Si son patron est allé à Tokyo, c'est parce que le Japon est très intéressé par le nouveau logiciel que les innovateurs québécois conçoivent ensemble.

Dans une innovation ouverte comme celle-ci, au terme de la collaboration, chaque partenaire repart avec les fruits de la recherche et peut les utiliser à ses propres fins. Il peut aussi, s'il le désire et que le contrat de collaboration le permet, partager les résultats avec des tiers.

Souris oublieuses

PROMPT n'est pas le seul à financer des projets québécois d'innovation ouverte. Le Consortium québécois sur la découverte du médicament (CQDM) en fait autant, mais dans le domaine des sciences de la vie. Et son plus récent projet concerne des souris à la mémoire déficiente.

«À l'heure actuelle, explique Diane Gosselin, vice-présidente, recherche et développement des affaires au CQDM, il n'existe aucun modèle animal fiable de la maladie d'Alzheimer. Ce qui fait que les tests de nouveaux médicaments sur des animaux ne donnent que des résultats très approximatifs. Résultat, aucun médicament vraiment efficace pour contrer Alzheimer.»

Mais voici que l'innovation ouverte entre en scène. Les entreprises pharmaceutiques internationales Pfizer et Merck ont très récemment mandaté une entreprise québécoise, Biospective, pour les aider à mettre au point une souris atteinte d'alzheimer. Elle devra coller le mieux possible aux symptômes physiologiques et comportementaux de la maladie.

«Pour y arriver, dit Mme Gosselin, les pharmas devront ouvrir les livres à la compagnie québécoise, partager avec elle des informations scientifiques sensibles sur les souris qu'elles ont déjà développées. La Québécoise, en retour, fournit sa technologie innovante de visualisation de l'activité cérébrale. Non seulement les pharmas vont se partager les résultats, mais à la toute fin ils seront à tout le monde, puisqu'ils seront publiés dans des revues scientifiques!»

La nouvelle souris sera donc un outil de recherche commun à plusieurs entreprises. L'avantage concurrentiel est ici partagé ainsi que les risques financiers liés à la recherche.

Caprion est une autre entreprise montréalaise qui fait dans l'innovation ouverte. «C'est exactement notre modèle d'affaires», confirme Martin LeBlanc, président et fondateur de Caprion.

Ses clients, pharmaceutiques ou autres, demandent à Caprion de trouver des molécules impliquées dans certaines maladies.

«Nous échangeons énormément d'informations normalement sous brevets. Et au terme du travail, les connaissances nouvelles sont partagées entre nous et notre client. C'est cette circulation d'informations nouvelles et leur partage final qui fait qu'on parle d'innovation ouverte.»

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