Ingénieurs-conseils: après la tempête

Après avoir fait l'objet d'enquêtes journalistiques, puis policières,... (ILLUSTRATION JEAN-MARC CHARRON-AUBIN, LA PRESSE)

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Ingénieurs-conseils

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Après avoir fait l'objet d'enquêtes journalistiques, puis policières, l'industrie québécoise du génie-conseil entame une transformation qui devrait lui permettre d'avoir de nouveau le vent dans les voiles. Et si le bateau qui transporte l'industrie n'a pas fini de tanguer, on peut maintenant présager que le plus fort de la tempête est passé. »

Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Après avoir fait l'objet d'enquêtes journalistiques, puis policières, l'industrie québécoise du génie-conseil entame une transformation qui devrait lui permettre d'avoir de nouveau le vent dans les voiles. Et si le bateau qui transporte l'industrie n'a pas fini de tanguer, on peut maintenant présager que le plus fort de la tempête est passé.

Voilà du moins ce qu'avance Johanne Desrochers, présidente-directrice générale de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ). «Quand il y a un tsunami, il y a toujours de petits soubresauts par la suite, dit-elle. Médiatiquement, c'est certain qu'on va encore entendre parler de descentes policières, par exemple, mais je suis convaincue qu'on remonte la pente à partir de maintenant.»

Pour y arriver, bon nombre de firmes de génie-conseil, essentiellement issues du secteur de la construction, ont entamé un virage en changeant certains membres de leur haute direction et de leur conseil d'administration. C'est ce qui est arrivé chez Roche, Dessau et SNC-Lavalin, pour ne nommer que celles-là. Des modifications qui ne sont pas qu'esthétiques, soutient la présidente: «Ce n'est pas que pour la forme.»

À quoi s'attendre, donc, de cette refonte? «On va certainement avoir une augmentation du nombre de firmes spécialisées», répond la PDG, qui souligne en même temps que plusieurs entreprises tenteront une expansion à l'extérieur des frontières du Québec. Genivar, aujourd'hui connue sous le nom de Groupe WSP Global, s'est d'ailleurs engagée sur cette voie en 2012 en achetant la firme britannique WSP.

«Je crois que c'est le côté positif de tout ce qui arrive, ajoute-t-elle. Ç'a obligé un questionnement, un repositionnement et de l'innovation tant sur le plan de la gestion interne que des expertises et des façons de faire. C'est un gros bouleversement pour l'industrie. Dans quelques années, le portrait pourrait sans doute être bien différent.»

Des effectifs réduits

Si l'industrie du génie-conseil est en voie de se relever, les chiffres pour le démontrer se font toutefois attendre. Pire: en décembre dernier, les firmes de génie-conseil membres de l'AICQ ont même enregistré une baisse moyenne de 20% de leurs effectifs.

Rien pour rassurer de futurs travailleurs dans le secteur du génie civil. Pourtant, on ne note pas de baisse marquée des inscriptions dans les programmes de génie civil, tant à Polytechnique Montréal qu'à l'École de technologie supérieure (ETS).

À Polytechnique, le nombre d'inscriptions a plafonné ces dernières années à environ 260 par année, mais a fléchi de 9% au cours de l'année 2013-2014. Une situation qui est loin d'inquiéter Raymond Desjardins, professeur au département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal. «On s'attendait à voir un effet marqué à cause de la commission Charbonneau, mais quand on regarde le nombre de nouveaux admis, ça n'a baissé que légèrement», dit-il.

Qui plus est, selon lui, l'industrie est en passe de revenir au niveau d'avant la crise, l'année 2013 ayant été marquée par une pause sur le plan des appels d'offres publics. «Il y a eu des mises à pied temporaires, et ce n'est que partie remise», dit-il.

À l'ETS, le constat est le même. Le nombre d'inscriptions au programme de génie de la construction a augmenté en 2013, mais seulement de 1,4%, alors que d'autres programmes ont enregistré des hausses dépassant les 30%. «Au moment d'entrer dans le programme, on explique à nos étudiants que les stages seront plus difficiles à obtenir, explique Jean-Luc Fihey, directeur de l'enseignement et de la recherche à l'ETS. Mais on leur dit aussi que c'est conjoncturel et qu'on ne pense pas que ça va durer.»

Un an déjà

«En janvier 2013, devant la commission Charbonneau, un témoin a avancé que des firmes de génie-conseil, dont Genivar, ont participé à un système de partage des contrats à la Ville de Montréal entre 2004 et 2009. Les autres firmes citées à la Commission étaient: Génius, SNC-Lavalin, Dessau, CIMA", Tecsult, SM, BPR, Roche, Leroux Beaudoin Hurens et associés et Teknika HBA. Ces allégations n'ont pas été prouvées en cour.»

- Source: La Presse, 27 février 2013

Note: Genivar a acheté la firme WSP et a pris son nom, et Leroux Beaudoin Hurens s'appelle maintenant Beaudoin Hurens. Teknika HBA fait maintenant partie d'exp, et Tecsult d'Aecom, mais dans les deux cas, la dénomination sociale est toujours au REQ.

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