Boom d'activité dans la gestion privée

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Sylvie Marois, vice-présidente et directrice générale, BMO Banque privée Québec

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Gestion privée

Gestion privée

Le monde change et l'univers de la gestion privée n'y échappe pas. Nouvelles technologies, clientèles plus diversifiées et besoins plus complexes changent la donne. Voici six tendances à avoir à l'oeil dans les prochaines années. »

Jean Gagnon
La Presse

Parce que plus les actifs accumulés sont importants, plus la gestion en devient complexe, il vient un moment où les gens plus fortunés ont intérêt à passer à la gestion privée. Les grandes banques ne sont plus les seules dans ce créneau, qui devient de plus en plus important compte tenu du vieillissement des baby-boomers.

Bien que chaque institution soit quelque peu avare quant à la divulgation de ses chiffres, il semble que la croissance des services de gestion privée soit en forte croissance. Elle serait de 25 à 30 %, s'entendent pour dire les gens du milieu. « Pas surprenant, car le cycle démographique permet cette croissance », affirme Sylvain Thériault, vice-président et directeur général, Desjardins Gestion privée.

DE QUOI PARLE-T-ON EXACTEMENT ?

Aux dires de nombreux intervenants en gestion privée, à la base, le terme est galvaudé. « Il existe une aura autour de la gestion privée et tout le monde veut se l'approprier », explique Hélène Gagné, gestionnaire de portefeuilles et conseillère en sécurité financière chez Peak Gestion privée.

Pour certains, et c'est principalement le cas des grandes banques, la gestion privée consiste à regrouper sous un même toit tous les services pouvant répondre aux besoins financiers des individus. Et ces besoins sont nombreux. Il y a la gestion de portefeuille, bien sûr. Mais il y a aussi tous les aspects de la planification financière, fiscale et successorale. Ainsi qu'une gamme étendue de services allant jusqu'au transfert de l'entreprise et des biens à la génération suivante. Et c'est sans compter les services bancaires.

Pour d'autres, soit les indépendants hors du système bancaire, dont les ressources en expertise sont plus limitées, on s'attaquera surtout à un aspect spécifique, telle la gestion du portefeuille d'investissements, tout en s'assurant de pouvoir offrir les autres services grâce à des ententes de collaboration avec des experts dans tous les autres champs d'expertise.

À PARTIR DE COMBIEN ?

Règle générale, la gestion privée s'adresse aux individus ou aux familles possédant un actif net d'au moins 1 million de dollars, indique Éric Bujold, président, Banque Nationale, Gestion privée 1859. On parle ici d'actifs à investir, ainsi que de besoins bancaires.

Par ailleurs, comme il s'agit d'un secteur où la concurrence est vive, la plupart des participants s'efforceront de recruter les clients qui n'ont pas encore atteint ce niveau de richesse, mais qui sont en voie de le faire. C'est le cas entre autres des jeunes professionnels ou dirigeants d'entreprise qui n'ont pas accumulé jusqu'à ce jour ce niveau de richesse, mais qui y arriveront sûrement.

QUAND FAUT-IL FAIRE LE SAUT ?

Comment déterminer que le moment est venu de passer à la gestion privée ? Le principal signe sera le besoin de conseils de plus en plus complexes, explique Sylvie Marois, vice-présidente et directrice générale, BMO Banque privée Québec.

« Lorsque la question de la transmission du patrimoine devient une préoccupation, c'est le temps d'aller en gestion privée. »

- Sylvie Marois, vice-présidente et directrice générale, BMO Banque privée Québec

La transmission de son patrimoine nécessite que l'on soit fiscalement prêt et que l'on détienne les polices d'assurance qui pourront contrer l'impact négatif que pourraient avoir les transactions futures, explique-t-elle. « Et plus l'on avance en âge, plus l'on a besoin d'un service clés en main », dit-elle.

La mission de la gestion privée est de s'assurer que le patrimoine passe d'une génération à l'autre, explique également Sylvain Thériault. « Dans 9 cas sur 10 en gestion privée, il y a des éléments de plan d'action pour assurer la pérennité du patrimoine », dit-il.

DE MEILLEURS CONSEILS ?

Faut-il croire que les individus en gestion privée ont accès à des conseils de meilleure qualité ? « Il est clair que plus l'actif est important, plus sa gestion devient complexe. La qualité du conseil va de pair », répond Éric Bujold.

« Les conseils seront plus spécialisés, ajoute Sylvain Thériault. La sophistication du conseil est d'autant plus nécessaire lorsque les actifs sont importants, et ce besoin détermine souvent si le moment est venu d'aller en gestion privée. »




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