L'accumulation: gare à la tentation de changer d'idée trop souvent

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Selon Jeffery Lusher, vice-président et directeur régional, Gestion... (Photo Brendan McDermid, archives Reuters)

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Photo Brendan McDermid, archives Reuters

Selon Jeffery Lusher, vice-président et directeur régional, Gestion de placements chez BMO Banque privée Harris, il faut remonter à 1929 et aux années qui ont suivi pour retrouver unepériode de chute des Bourses aussi brusque et violente que ce que les investisseurs ont vécu en 2008-2009.

Jean Gagnon.
La Presse

Chaque crise amène son lot de changements. Parfois on réussit à corriger les erreurs du passé, parfois on va trop loin. Mais chose certaine, à la suite de la crise que nous avons connue, les investisseurs doivent s'adapter. Bien qu'il importe de bien comprendre ce qui est survenu afin de ne pas répéter les mêmes erreurs, les investisseurs devront se garder de changer trop souvent la composition de leur portefeuille.

Il faut remonter à 1929 et aux années qui ont suivi pour retrouver une période de chute des Bourses aussi brusque et violente que ce que les investisseurs ont vécu en 2008-2009, note Jeffery Lusher, vice-président et directeur régional, Gestion de placements, chez BMO Banque privée Harris. «Pour les investisseurs, c'était du jamais vu», dit-il.

Tout le monde a été touché. Grâce aux innovations rendues possibles par le développement de l'ingénierie financière, tous les individus ayant des épargnes pouvaient devenir investisseurs à un degré ou à un autre. Par exemple, la croissance du secteur des fonds communs a permis à tous les Canadiens, dès qu'ils avaient quelques milliers de dollars, d'investir sur les marchés boursiers. Quand la dégringolade s'est produite, peu d'entre eux ont été épargnés. «La période a laissé de grandes cicatrices», dit M. Lusher.

Ils n'ont pas été les seuls à être affectés. Les difficultés économiques et financières ont aussi touché toutes les grandes entreprises. «Nous avons vécu une crise de liquidité», dit M. Lusher. Les entreprises utilisaient beaucoup de leviers grâce à une abondance de liquidités chez les banques qui étaient heureuses de répondre à la demande et qui voyaient grossir leurs portefeuilles de prêts. Mais la crise financière a mis fin à cette façon de faire. «Le système financier n'était soudainement plus là», explique le vice-président de BMO Harris. Les banques ont resserré le crédit. Comme les entreprises ne pouvaient plus emprunter, elles ont accumulé de l'encaisse et diminué leurs investissements. «Toute la société a été touchée, et une grande méfiance s'est installée», constate Jeffery Lusher.

Stratégies défensives

À la suite de la crise financière, la plupart des investisseurs se sont tournés vers des stratégies de placement plus défensives. On a misé sur les titres à dividendes et les obligations. Grâce aux flux monétaires provenant de ces types de placement, les investisseurs se sentent rassurés. Ils ont même l'impression d'être payés pour patienter jusqu'aux jours où les conditions seront meilleures.

Toutefois, cette attitude prudente dissimule deux graves erreurs qui guettent les investisseurs, prévient M. Lusher. D'abord, ils détiennent trop d'obligations dans leur portefeuille. Les taux d'intérêt sont déjà très bas. Et bien que les dirigeants des banques centrales disent qu'ils demeureront bas, ils remonteront inévitablement.

Comme les prix des obligations varient inversement à leur taux de rendement, la valeur totale des portefeuilles qui contiennent plusieurs obligations chutera fortement lorsque les taux remonteront. En gardant les taux très bas, les banques centrales créent une situation qui pourrait devenir néfaste pour ces investisseurs qui se croyaient prudents en détenant plusieurs obligations.

Mais aussi, lorsque les marchés sont volatils, de nombreux épargnants et investisseurs changent souvent d'idée quant à la composition de leur portefeuille. Ainsi, ils s'éloignent de leurs objectifs à long terme. «Parce qu'il est extrêmement difficile de prévoir l'évolution des marchés, il est essentiel de maintenir sa répartition d'actifs si la situation personnelle et les objectifs de placement ne changent pas, dit M. Lusher. Ce n'est pas sexy comme stratégie, mais c'est ce qu'il faut faire.»

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