Formation en aérospatiale

Formation continue: un partenariat tous azimuts

Hany Moustapha, professeur et directeur d'AÉROÉTS.... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Hany Moustapha, professeur et directeur d'AÉROÉTS.

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Formation en aérospatiale

Formation en aérospatiale

L'industrie aérospatiale québécoise remonte doucement la pente depuis les années 2000, quand les attentats du 11 Septembre et la crise financière de 2008 ont freiné son développement. En ce début d'année 2015, même si le ralentissement économique mondial gèle la création d'emplois, les entreprises continuent de remplacer les départs à la retraite et de rechercher de la main-d'oeuvre spécialisée. »

Si les universités et centres collégiaux et professionnels du Québec ont d'abord pour mandat de former la relève de demain, ils offrent aussi des programmes de perfectionnement pour les travailleurs. Une offre particulièrement faste dans le secteur de l'aérospatiale et bonifiée tout récemment par la création du partenariat AéroFormation.

Annoncé en décembre dernier, ce partenariat unit des organisations québécoises qui forment la relève en aéronautique et qui représentent trois paliers d'enseignement distincts: le niveau professionnel avec l'Institut de formation aérospatiale (IFA), le niveau technique avec l'École nationale d'aérotechnique (ÉNA) et le niveau universitaire avec l'École de technologie supérieure (ÉTS) et l'Université McGill.

Son objectif est d'ajouter à l'offre existante en formation continue en aérospatiale, particulièrement pour des questions qui touchent à la fois les ouvriers spécialisés, les techniciens et les ingénieurs, explique Hany Moustapha, professeur et directeur d'AÉROÉTS, l'organe aérospatial de l'ÉTS. «C'est comme un guichet unique pour les trois niveaux, dit-il. Il y a beaucoup de cours qui concernent à la fois tous ces gens.»

En plus d'offrir des cours axés sur les compétences professionnelles comme la gestion de projets ou la santé et sécurité du travail, le partenariat ciblera les compétences techniques en misant sur les forces de chaque école.

«On est chanceux de pouvoir compter sur toutes ces organisations dans la seule région de Montréal, ajoute Hany Moustapha. On va utiliser les locaux de chacune d'entre elles pour donner nos cours», dit-il en soulignant entre autres la force de l'ÉNA qui abrite dans ses bâtiments plus de 30 avions, des moteurs ainsi que divers bancs d'essai avec lesquels les élèves peuvent parfaire leurs connaissances. L'ÉNA offre d'ailleurs à elle seule des cours en formation continue à environ 6000 travailleurs chaque année.

Le CAPE

AéroFormation ne représente toutefois qu'une des couches de l'offre en formation continue des établissements québécois. À celle-là s'ajoute le Centre aérospatial de perfectionnement (CAPE), un partenariat de l'ÉTS et de l'Université McGill vieux d'à peine un an qui offre des cours spécialisés à l'intention des ingénieurs et professionnels.

«C'est le seul programme au Canada en formation continue qui est spécialisé en aérospatiale», souligne Hany Moustapha, le seul autre en Amérique du Nord étant celui de la Kansas University, selon lui.

En plus des cours donnés à l'automne et à l'hiver, le CAPE ajoutera à son offre une école d'été de deux semaines qui réunira des spécialistes de l'industrie et des universités.

«On met surtout l'accent sur les besoins des PME, ajoute le directeur d'AÉROÉTS. Les grosses entreprises comme Bombardier ou Pratt&Whitney font ça à l'interne. Les PME, elles, n'ont pas toujours les ressources qu'il faut pour donner ces formations.»

Des étudiants qui ne sont pas en reste

Avant de pouvoir se perfectionner, les ingénieurs de l'aérospatiale doivent d'abord être formés, et à ce chapitre, les universités québécoises ne finissent pas d'innover.

C'est particulièrement le cas de Polytechnique Montréal qui a lancé en 2008 son programme de génie aérospatial. Au printemps qui vient, ce sont 60 nouveaux ingénieurs spécialisés en aérospatiale dès le baccalauréat qui entreront sur le marché du travail. Une troisième cohorte pour ce programme prisé qui limite sa taille à 60 étudiants par année, entre autres pour des questions de logistique, indique Éric Laurendeau, professeur au département de génie mécanique. «Le programme implique plusieurs partenaires et plusieurs déplacements en groupe», explique-t-il.

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