Génie: dans l'antre de quatre laboratoires montréalais

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On ne les voit pas de la rue, ils sont souvent protégés par des systèmes de sécurité. Les laboratoires universitaires, comme celui du département de génie de la production automatisée de l'École de technologie supérieure, recèlent des secrets qui façonneront le monde de demain.

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Formation des ingénieurs

Formation des ingénieurs

Les universités et écoles de génie mettent sur pied différentes initiatives pour stimuler l'innovation et l'entrepreneuriat chez leurs futurs ingénieurs. En plus de programmes ou de concentrations, ces mesures prennent souvent la forme de laboratoires ou de services d'accompagnement. En voici quelques exemples. »

Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Dans les laboratoires de génie du monde entier se prépare le monde que nous connaîtrons demain. Et ceux du Québec n'y font pas exception. Tour d'horizon de quatre laboratoires parmi les plus éclatés que la province recèle.

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Ilian Bonev, responsable du Laboratoire de commande et de robotique, cherche à rendre les robots plus précis.

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Des robots plus intelligents

En mettant le pied à l'École de technologie supérieure, vous découvrirez une grande salle dotée de quatre robots industriels ainsi qu'une série de convoyeurs. « Celui-là, c'est le laboratoire pour les étudiants du bac », explique Ilian Bonev, professeur au département de génie de la production automatisée et responsable du Laboratoire de commande et de robotique (CoRo). Parce que c'est quelques étages plus haut, au CoRo, que se réalisent les véritables innovations. Dans une grande salle dotée d'une dizaine de robots et de bras robotisés, des chercheurs tentent d'amener un peu plus « d'intelligence » à leur gestion de tâche. « On essaie de rendre les robots plus précis, capables de percer au millimètre près des pièces pour l'aérospatial, par exemple, explique son représentant. On développe aussi des capteurs pour que les robots perçoivent mieux leur environnement. »

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Jeff Bertgorson et son équipe mettent au point des technologies de stockage d'énergie basées sur des métaux comme le fer, l'aluminium ou le silicium.

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Des feux d'artifice dans le moteur

Si les feux d'artifice libèrent de la lumière, c'est d'abord parce qu'ils brûlent certains métaux. Ce carburant méconnu, déjà utilisé dans des propulseurs, est au centre des recherches de Jeff Bertgorson, directeur du Laboratoire des énergies alternatives du département de génie mécanique de l'Université McGill. « Les biocarburants et l'hydrogène ont des désavantages qui limitent leur utilisation, explique l'ingénieur. Le métal est lui aussi une solution verte qui pourrait être utilisée dans les régions éloignées comme solution de rechange au diesel. » Le chercheur tente actuellement de développer une technologie de stockage qui saurait faire sa place entre autres dans les exploitations minières.

Lyes Kadem, directeur du Laboratoire de dynamique des... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE) - image 3.0

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Lyes Kadem, directeur du Laboratoire de dynamique des fluides cardiovasculaires, teste des dispositifs médicaux grâce à un simulateur de coeur.

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Un simulateur de coeur

Les dispositifs médicaux comme les valves cardiaques ou les cathéters passent une série de tests avant d'être implantés dans le corps de patients. Pour certains d'entre eux, le laboratoire de dynamique des fluides cardiovasculaires de l'Université Concordia est un passage obligé.

« On a développé un simulateur de coeur qui nous permet de mesurer avec précision comment le liquide circule à l'intérieur », explique Lyes Kadem, professeur au département de génie mécanique et industriel de la faculté de génie et d'informatique de l'Université Concordia. À terme, l'ingénieur compte concevoir des simulateurs qui permettront aux spécialistes de reproduire des pathologies réelles avant d'intervenir directement sur leurs patients.

Yves-Alain Peter, professeur au laboratoire de microphotonique à... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE) - image 4.0

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Yves-Alain Peter, professeur au laboratoire de microphotonique à Polytechnique Montréal, s'amuse avec les rayons lasers pour créer des dispositifs aux usages multiples.

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Des puces optiques

Jumeler des composantes optiques, mécaniques et électriques, le tout dans des dispositifs miniaturisés de la taille d'une puce électronique. C'est la spécialité d'Yves-Alain Peter, professeur au Laboratoire de microphotonique à Polytechnique Montréal. Ses dispositifs trouvent usage dans toutes les sphères, autant en télécommunication qu'en aérospatial ou dans le domaine médical. « Notre mission n'est pas focalisée sur un domaine d'application, mais sur la technologie elle-même », explique-t-il. Le laboratoire a également conçu un « nez optique » pour détecter les gaz. « Ça existe déjà, mais le nôtre fonctionne sans transistor, ce qui réduit les risques d'incendie », dit-il. Selon lui, cette innovation intéresse les domaines pétrolier et gazier et pourrait aussi trouver sa place dans les villes cherchant à évaluer la qualité de l'air.

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