Les universités stimulent l'innovation et l'entrepreneuriat

Aperçu du Laboratoire virtuel de recherche et développement... (Photo fournie par l'Université de Sherbrooke)

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Aperçu du Laboratoire virtuel de recherche et développement participatif Imaginactive à l'Université de Sherbrooke avec Yan Cyr, fondateur de la Fabrique d'Holodeck, Patrik Doucet, doyen de la faculté de génie, et Charles Bombardier, président d'Imaginactive.

Photo fournie par l'Université de Sherbrooke

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Les universités et écoles de génie mettent sur pied différentes initiatives pour stimuler l'innovation et l'entrepreneuriat chez leurs futurs ingénieurs. En plus de programmes ou de concentrations, ces mesures prennent souvent la forme de laboratoires ou de services d'accompagnement. En voici quelques exemples. »

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Les universités et écoles de génie mettent sur pied différentes initiatives pour stimuler l'innovation et l'entrepreneuriat chez leurs futurs ingénieurs. En plus de programmes ou de concentrations, ces mesures prennent souvent la forme de laboratoires ou de services d'accompagnement. En voici quelques exemples.

Un espace où les étudiants peuvent venir réaliser un modèle 3D de leur idée pour la tester auprès de consommateurs avant de se lancer dans une longue et coûteuse phase de prototypage. C'est ce que propose le laboratoire virtuel de recherche et développement participatif Imaginactive, inauguré récemment à l'Université de Sherbrooke (UdeS).

Grâce à un travail de collaboration avec la Fabrique d'Holodeck, les inventeurs pourront aussi voir leur produit en réalité virtuelle. Avec une voiture, par exemple, on pourra en faire le tour, y entrer, et même en changer la couleur.

Alors que les étudiants en génie de l'UdeS ont un projet de fin d'études à réaliser, ce laboratoire pourra leur être très utile pour mettre leurs concepts à l'épreuve.

« Mon objectif, c'est que les étudiants puissent travailler sur un concept pendant leurs études, venir le tester dans le laboratoire afin de réduire les risques et l'améliorer, puis qu'ils soient prêts ensuite à lancer leur entreprise pour produire leur création à la fin de leurs études », explique Charles Bombardier, responsable du laboratoire et président d'Imaginative, un organisme à but non lucratif qui réalise des concepts de véhicules en collaboration avec des dessinateurs industriels.

Le laboratoire ne se limite pas aux idées liées aux véhicules, par contre. « Ça peut être n'importe quoi, même des produits dans le domaine médical », précise le petit-fils de Joseph-Armand Bombardier, inventeur de la motoneige.

L'objectif du laboratoire est d'améliorer le processus de développement de produit, un élément généralement très bien défini à l'intérieur des entreprises, mais très complexe pour un individu qui a une idée.

« Souvent, la personne passe beaucoup trop de temps et d'argent dans son projet avant de tester l'intérêt des consommateurs. » - Charles Bombardier, responsable du laboratoire et président d'Imaginative

Le laboratoire souhaite ainsi apporter de la valeur ajoutée aux concepts des inventeurs, qui peuvent également provenir d'autres universités, ou être complètement extérieurs au monde universitaire.

Les étudiants en génie de l'UdeS auront aussi l'occasion d'y réaliser des stages lors desquels ils donneront un coup de main aux inventeurs pour améliorer leurs idées.

INITIATIVES DE SOUTIEN AUX ENTREPRENEURS

Le Laboratoire virtuel de recherche et développement participatif Imaginactive vient s'ajouter aux nombreuses initiatives de l'UdeS mises en place dans le cadre de sa stratégie Innovation, Partenariat, Entrepreneuriat.

Par exemple, Intellilab amène des étudiants de la faculté de génie et d'autres de la concentration entrepreneuriat de l'École de gestion à travailler ensemble avec l'objectif de créer des entreprises pour offrir de nouveaux produits technologiques.

Le contenu des cours à la faculté de génie a également été modifié pour intégrer davantage d'éléments liés à l'entrepreneuriat. Ainsi, lorsqu'il est question de conception de produits innovants, les aspects d'intelligence d'affaires, d'ajustement aux besoins du marché et de planification de modèles d'affaires font partie de la matière enseignée.

L'UdeS a aussi créé le Centre de collaboration MiQro Innovation (C2MI), maillon entre la recherche appliquée et la commercialisation de produits de la microélectronique.

De plus, la faculté de génie est impliquée dans l'Accélérateur de création d'entreprises technologiques (ACET), qui a aidé à la mise sur pied, depuis sa création en 2011, de 60 entreprises dont la valeur est estimée à 80 millions et qui ont généré plus de 200 emplois.

***

CONSEILLÈRE À L'ENTREPRENEURIAT À POLYTECHNIQUE

Polytechnique Montréal vient d'embaucher une conseillère à l'entrepreneuriat. Sa mission ? Développer davantage la culture entrepreneuriale dans l'école et enrichir le soutien et l'accompagnement des aspirants entrepreneurs dans leurs projets d'entreprises.

Déjà, les étudiants ont accès à plusieurs initiatives du Centre d'entrepreneuriat Poly-UdeM. Polytechnique offre aussi des programmes dans le domaine de l'entrepreneuriat. Les étudiants peuvent travailler à la conception de leur projet à l'atelier PolyFab et au démarrage de leur entreprise à l'incubateur J.-Armand-Bombardier.

INNOVATION ET CHIRURGIE À L'ETS

On retrouve dans le domaine chirurgical énormément d'innovation et de développement de produits. Il s'agit toutefois d'un secteur où les enjeux sont complexes, comme la propriété intellectuelle, les besoins du marché, le financement, la commercialisation, etc. Pour s'y retrouver, les étudiants à la maîtrise ou au doctorat, avec un transfert de crédit possible, peuvent s'inscrire au microprogramme en innovation en chirurgie. Il est offert en partenariat par l'École de technologie supérieure, l'Université McGill et l'Université Concordia.

CONSTRUCTION EN BOIS À L'UQAC

Le bois est peu abordé dans les formations en génie civil au Canada, mais l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) fait figure d'exception. Un programme court de deuxième cycle à distance a été conçu pour les travailleurs qui souhaitent innover dans le secteur. « Cette particularité nous permet d'attirer des étudiants de l'extérieur de la région », affirme le professeur Sylvain Ménard. De plus, la maîtrise en génie civil et le baccalauréat comprennent des cours sur le bois.

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