Formation dans différents domaines: l'art d'être chef de grands projets

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Ils étaient tous assis à une même table: architectes, ingénieurs, constructeur,... (Photo: Alex Legault)

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Photo: Alex Legault

Mélissa Proulx, collaboration spéciale
La Presse

Ils étaient tous assis à une même table: architectes, ingénieurs, constructeur, scénographe, spécialiste du cirque, client. Ensemble, ils mettaient en oeuvre un projet d'envergure: le bâtiment public de la Cité des arts du cirque, la TOHU. Était présent Martin Roy, ingénieur chargé de la conception mécanique et électrique du bâtiment.

«Un bon ingénieur gestionnaire de projets doit comprendre tous les aspects d'un projet sans être un expert dans tout. Surtout en construction, il doit comprendre le langage technique et maîtriser toutes les étapes du projet», résume le patron de Martin Roy&associés, groupe-conseil spécialisé dans les bâtiments durables au Québec.

Les chefs de grands projets devraient ainsi diversifier leur formation dans les différents domaines du génie. «Un ingénieur de génie civil qui se retrouve sur un chantier de construction aura besoin de connaissances plus précises sur la structure, l'électromécanique ou même l'architecture», souligne M. Roy.

Les responsabilités de l'ingénieur en gestion de projets diffèrent selon l'ampleur du chantier, précise-t-il. «Pour un grand projet comme la TOHU, un chargé de projet comme moi s'occupe de toutes les étapes de la conception et doit gérer les budgets, les échéanciers et le chantier pendant la construction. Pour un mégaprojet comme le CHUM où de 500 à 600 personnes travaillent à la conception, le gestionnaire est assisté de toute une équipe d'ingénieurs pour chacune des étapes», indique M. Roy, dont la firme est engagée dans le CHUM pour un projet de mise en service équivalant à moins de 1% du coût total.

Bons communicateurs

De tous les grands projets d'ingénierie qu'il a réalisés, Martin Roy place celui de la TOHU, de 72,6 millions, dans une case à part puisqu'il a été réalisé en conception intégrée.

«Tous les acteurs ont été réunis dès le début de la réflexion et nous avons exploré ensemble toutes les possibilités. Dans ce contexte, l'ingénieur a notamment son mot à dire sur certains aspects architecturaux pour permettre une meilleure efficacité, une meilleure qualité de l'air. Ensemble, nous avons conçu des solutions novatrices comme le système de ventilation naturelle du pavillon de la TOHU.»

Afin d'interagir efficacement avec les différents intervenants d'un projet, le bon gestionnaire doit approfondir ses compétences de communicateur, assure M. Roy. «Autour de la table d'un grand projet, il incombe au gestionnaire de négocier, de trouver les solutions et de les communiquer.» Selon lui, les ingénieurs en gestion de projets gagneraient à aller chercher des outils de communication en dehors des écoles de génie.

Gérer les imprévus

L'acquisition d'habiletés en communication prépare l'ingénieur gestionnaire à faire face aux imprévus, qui sont le lot de tout grand projet.

Les artisans de la Cité des arts du cirque n'y ont pas échappé. L'équipe s'est rencontrée la première fois pour la conception intégrée en 2002.

«Au cours de ce processus, les plans et devis sont dessinés en deux dimensions à une échelle 100 fois plus petite que le bâtiment. Malgré la coordination de l'équipe, il y a toujours un moment lors de la construction où l'ingénieur mécanique constate qu'à l'endroit où il fait passer un conduit de ventilation, l'ingénieur en structures a mis une poutre.» Les gestionnaires trouvent alors des solutions dans un climat de conciliation.

Se développer de façon durable

Terminée en 2004, la TOHU - premier bâtiment certifié LEED au Québec - se distingue par la combinaison de technologies vertes comme le chauffage au biogaz ou la ventilation naturelle avec un bac à glace pour régler la température.

«C'était les balbutiements du bâtiment durable. Tout était à apprendre, à comprendre et à documenter», raconte Martin Roy, qui a agi à titre de spécialiste en bâtiment durable de l'équipe. Les solutions durables sont incontournables pour tous les ingénieurs, gestionnaires ou pas, insiste l'expert en bioclimatique. «Elles devraient être centrales dans tous les domaines, que ce soit pour créer des voitures, des bâtiments ou des usines plus efficaces. En résulte une réduction des coûts environnementaux, sociaux et économiques.»

Initiative d'En Piste (le Regroupement national des arts du cirque), de l'École nationale de cirque et du Cirque du Soleil, la TOHU a reçu l'aide financière des différents ordres de gouvernement et compte parmi ses partenaires des organismes à vocation environnementale et communautaire.

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