Femmes en finance: cap vers les écoles secondaires

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«Il faut poser des gestes concrets pour s'assurer que la situation progresse», affirme Dana Ades-Landy, présidente de l'Association des femmes en finance du Québec.

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Femmes en finance

Femmes en finance

Présence des femmes aux conseils d'administration, promotion des femmes à des postes de direction, relève et mentorat: l'Association des femmes en finance du Québec (AFFQ) s'attaquera à plusieurs enjeux de front cette année. Entretien avec sa présidente, Dana Ades-Landy. »

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

L'Association des femmes en finance du Québec (AFFQ), dont le gala annuel se tiendra à Montréal le 28 avril, travaille dans le haut de la pyramide pour augmenter le nombre de femmes dans les conseils d'administration des entreprises et pour aider les professionnelles à progresser grâce à son programme de mentorat.

Mais pour intervenir à la base, il y a encore beaucoup à construire. Un grand objectif de l'AFFQ maintenant est de commencer à travailler dans les écoles seconda¿ires.

«Il y a environ la moitié de femmes dans les baccalauréats en administration des affaires, mais dans la spécialité finance, le pourcentage chute à moins de 30%: c'est encore peu», affirme Dana Ades-Landy, présidente de l'AFFQ.

Depuis 10 ans, l'organisation offre des bourses et des stages rémunérés à des étudiantes en finance.

«Nous allons poursuivre cette initiative, mais nous devons aussi agir avant le choix de programme pour assurer une relève de femmes», ajoute-t-elle.

Le souhait de l'AFFQ: mieux faire connaître les professions en finance aux jeunes filles dans les écoles secondaires.

«Il faut leur parler des différents types de postes, leur dire qu'elles pourront y réaliser une carrière intéressante et que ce n'est pas un monde macho!», s'exclame Mme Ades-Landy, qui est d'ailleurs vice-présidente régionale, Québec et Est de l'Ontario, services aux entreprises, à la Banque Scotia.

Le projet est embryonnaire, mais l'AFFQ est décidée à aller de l'avant, et des discussions sont en cours avec Women in Capital Markets.

«Cette association ontarienne, semblable à l'AFFQ, a un programme pour les écoles secondaires depuis des années et elle a comme objectif de travailler à étendre l'initiative au niveau pancanadien, explique Mme Ades-Landy. Nous voulons travailler ensemble.»

Plus de femmes dans les C.A.

L'an dernier, l'AFFQ s'est prononcée en faveur des quotas de femmes aux conseils d'administration des entreprises cotées en Bourse.

«Il faut faire des gestes concrets pour s'assurer que la situation progresse», affirme Dana Ades-Landy.

D'ailleurs, en octobre dernier, plusieurs organismes canadiens en valeurs mobilières, dont l'Autorité des marchés financiers (AMF), ont changé leur règlement en matière de gouvernance. L'initiative a été baptisée «Se conformer ou s'expliquer».

Les entreprises cotées en Bourse doivent maintenant se doter d'une politique pour augmenter le nombre de femmes au conseil d'administration et à la haute direction.

«C'est un pas dans la bonne direction, mais je crois que le problème avec ce programme, c'est que si une entreprise ne se conforme pas, elle n'a pas de conséquences, excepté de devoir s'expliquer dans ses documents publics, indique la présidente de l'AFFQ. L'AMF a dit qu'elle se donne trois ans pour voir si des progrès se font.»

L'AFFQ a toutefois décidé d'être proactive. Elle fait partie d'un regroupement de femmes qui inclut entre autres Catalyst, organisme sans but lucratif pour l'avancement des femmes, le magazine Premières en affaires et des femmes du milieu des affaires pour sensibiliser les entreprises québécoises à la décision de l'AMF.

«Environ 30 chefs de la direction ou présidents de conseil d'administration nous appuient déjà, affirme Dana Ades-Landy. Nous voulons aussi produire des outils pour aider les entreprises à atteindre leur objectif de diversité et fournir des suggestions de femmes pour les conseils d'administration.»

Le mentorat prend de l'ampleur

Le nombre de dyades du programme de mentorat de l'AFFQ a presque doublé pour sa deuxième année de fonctionnement.

«Plusieurs mentors se sont portés volontaires à nouveau cette année et nous sommes allés chercher d'autres personnes de haut niveau, précise la présidente. Près d'un tiers de nos mentors sont des hommes. La première année a été un succès extraordinaire, et je crois que c'est beaucoup dû au fait que notre comité de mentorat suit les dyades de très près et intervient rapidement si une difficulté survient. Puis, chaque participant suit une formation sur le mentorat; le programme est bien encadré.»

L'AFQ en bref 

(Association des femmes en finance du Québec)

Plus de 500 membres

> Fondée en 2002

> 28 avril: gala annuel à l'hôtel Sheraton de Montréal

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