Ressources humaines: payante, la culture du « donnant-donnant »

La pression est... (Martin Chamberland, La Presse)

Agrandir

La pression est élevée ? La solution passe par un petit divertissement.

Martin Chamberland, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers  »

Employeurs de choix

Employeurs de choix

Le programme Employeurs de choix Aon au Canada retient cette année 79 organisations, soit 39 grandes entreprises et 40 PME qui se démarquent pour l'excellence de leur milieu de travail. Ces résultats sont fondés sur les réponses à un sondage auquel ont participé près de 680 000 employés d'environ 200 organisations canadiennes. »

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse



Des employés heureux sont généralement plus productifs et, par conséquent, plus créatifs. D'où l'importance d'aménager des environnements de travail propices à la création. Discussion sur le thème de la valorisation et de ses effets avec Laurie-Anne Foucault, directrice des ressources humaines chez Vigilant, et Samuel Mas, responsable des projets techniques.

OUTILS

Donner le plein rendement

« Si on veut que les employés donnent leur plein rendement, explique Laurie-Anne Foucault, il s'impose de leur permettre de travailler dans un environnement sain, propice à la productivité. » La directrice parle du « bien-être » des employés. Par exemple, des « espaces thèmes » ont été aménagés dans les locaux de l'entreprise technologique afin qu'ils - ou elles - puissent faire des siestes réparatrices, recevoir un massage, décanter. Des espaces sont également prévus pour des réunions inter-équipes. « Ça permet d'échanger des idées rapidement », note pour sa part Samuel Mas.

Donner et recevoir

« Ça fait partie de la culture de l'entreprise et c'est comme ça depuis le tout début, précise Laurie-Anne Foucault. Nous tenons à ce qu'il y ait un véritable esprit d'équipe, un esprit de famille. » Elle fait allusion à la notion du « donnant-donnant », où l'employeur et l'employé sont appelés à s'investir, chacun de leur côté, dans des projets communs. Cette culture s'accompagne de « bénéfices », pour les employés, qui se font rembourser partiellement les frais de garderie. « On paye le transport en commun et le BIXI et l'abonnement mensuel au gym », fait observer Samuel Mas.

Donner la bonne information

« La communication, on y tient. On veut éviter que nos employés travaillent en silos, insiste la responsable des ressources humaines. Tous les trimestres, on organise des rencontres obligatoires à l'intention de nos équipes de travail. On fait interagir les départements. » Il est beaucoup question, dans cette notion de communication, de donner la bonne information, et de trouver le bon contexte pour y arriver. « On croit à l'importance de créer des liens d'amitié, relève le responsable des projets techniques. Par exemple, on va faire du karting et prendre un verre, pour le plaisir de nous retrouver ensemble. »

EFFETS

Stimuler l'embauche de talents

« Nous évoluons dans un marché - les technologies de l'information - où la compétitivité est intense, nota Laurie-Anne Foucault. Voilà pourquoi nous cherchons constamment à recruter les meilleurs talents disponibles. » Or, cette concurrence rend les entreprises frileuses quand vient le moment de déclarer les salaires versés à leurs meilleurs éléments. « Nous sommes au-dessus du marché sur le plan de la rémunération salariale », dit-elle néanmoins. Le recrutement continue de se faire dans le bassin québécois et canadien, quoique des « perspectives » semblent s'ouvrir pour les candidats qui viennent d'Europe, notamment.

Stimuler les projets innovants

« Chose certaine, intervient Samuel Mas, on fait tout en notre possible pour stimuler des projets innovants. Nous sommes conscients de l'importance de développer des logiciels performants. » Fait singulier, l'entreprise techno croit que la créativité passe aussi par une... saine alimentation. « Si ça se fait ailleurs, note le responsable des projets techniques, ici personne ne mange à son bureau, devant son ordinateur. On a une grande cafétéria (avec 150 places assises) où on mange sans payer des repas santé préparés par un traiteur. » Paraît-il que les fournisseurs qui visitent les bureaux s'y arrêtent fréquemment pour « manger sur le bras » de l'entreprise !

Vigilant en bref

ANNÉE DE FONDATION : 2005

COFONDATEURS : Josh Felker et Arvind Ramanatham

NOMBRE D'EMPLOYÉS : 150

MOYENNE D'ÂGE DES EMPLOYÉS : 33 (ingénieurs et développeurs de logiciels)

Partager

La Presse Affaires vous suggère

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer