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Éducation des investisseurs

Éducation des investisseurs

Si la gestion de votre portefeuille de placements vous intéresse, vous devez d'abord vous demander quel type d'investisseur vous êtes et, surtout, quelle approche de gestion vous devriez utiliser. Le débat n'est pas nouveau. Est-il préférable d'acheter des titres dans le but de les conserver longtemps, comme le font les investisseurs qualifiés de passifs ? Ou faut-il plutôt être pro-actif et modifier régulièrement la composition du portefeuille en fonction de l'évolution des conditions économiques? »

Marc Tison
Marc Tison
La Presse

Les actions ordinaires

Une action est une part dans la propriété d'une société cotée en Bourse. Elle se négocie sur le marché boursier et n'a aucune date d'échéance.

Les actions courantes, dites "ordinaires", donnent généralement un droit de vote aux assemblées des actionnaires.

Ces divins dividendes...

En théorie, on achète une part d'une société - une action - pour participer aux bénéfices. Ce bénéfice est habituellement payé sous forme de dividendes, versés aux actionnaires en proportion des actions détenues.

Le dividende (2%, 3%, 4%...) est déclaré par le conseil d'administration, qui peut toutefois décider de le réduire ou de ne pas en verser.

Les actions privilégiées

À la différence des actions ordinaires, les actions privilégiées n'accordent aucun droit de vote. Cependant, en cas de liquidation, elles sont prioritaires sur les actions ordinaires lors de la distribution des actifs. Ces actions donnent également droit à un dividende déterminé et fixe.

Cela dit, il s'agit là de la distinction conventionnelle entre actions privilégiées et ordinaires, mais des sous-catégories ou des hybrides s'y ajoutent - actions ordinaires sans droit de vote, actions privilégiées à dividende cumulatif ou non, etc.

Croquer dans les croustilles bleues?

Les "blue chips", ou actions de première qualité, sont des titres de très grandes entreprises qui dominent leur marché et qui connaissent, depuis de nombreuses années, une croissance régulière des ventes et des profits. Ces entreprises sont suivies de près par les analystes.

Elles constituent un bon point de départ pour le petit épargnant qui aborde pour la première fois le marché boursier.

Le réinvestissement des dividendes

De nombreuses grandes sociétés proposent de réinvestir directement les dividendes versés dans l'achat d'actions de l'entreprise. Mieux, plusieurs d'entre elles offrent cette option dans le cadre d'un programme d'achat d'actions au comptant, sans passer par l'intermédiaire d'un courtier. Qui plus est, elles accordent alors souvent un rabais de 5% sur la valeur marchande au moment de l'achat.

C'est une façon peu coûteuse et efficace d'investir régulièrement.

Diversifiez

Pour le même niveau de risque, un portefeuille diversifié procurera un meilleur rendement qu'un portefeuille concentré ou spécialisé. Si le capital le permet, il faut diversifier par secteur (actions de première qualité, actions anticycliques, spéculatives, etc.) et sur une base géographique (Canada, États-Unis, Europe, Asie).

Les Bourses en Amérique du Nord

Aux États-Unis

Bourse de New York: la plus grande place boursière au monde, où sont négociés les titres des sociétés américaines et de certaines grandes entreprises internationales.

Principal indice: NYSE Composite Index

Indices américains: S&P500 (500 titres), Dow Jones Industrial Average (30 titres)

NASDAQ: Bourse virtuelle qui accueille des sociétés du domaine de la haute technologie, de l'informatique et de l'internet, mais également d'autres entreprises émergentes.

Indice: NASDAQ (toutes les sociétés inscrites)

Au Canada

Bourse de Toronto: principale place boursière au pays, où sont négociées les actions des sociétés canadiennes.

Principaux indices: S&P/TSX (300 titres), S&P/TSX 60 (60 titres)

Des erreurs à éviter

Investir dans le titre à la mode

Le principe consiste à acheter quand les prix sont bas et à vendre au sommet de la courbe. Pourtant, les investisseurs font souvent l'inverse. Pourquoi? Parce qu'ils achètent un titre dont les bonnes performances récentes ont fait du bruit, mais qui a déjà atteint son sommet.

Se fier aux ragots et aux tuyaux

Si vous faites une transaction sur la foi d'une information supposément privilégiée, deux possibilités se présentent: soit l'information est erronée et vous agissez sous de fausses présomptions, soit elle est vraie et a déjà fait beaucoup de chemin, de telle manière que le prix de l'action la reflète déjà.

Avoir des attentes irréalistes

"On a tous un beau-frère qui affirme avoir fait 24% à la Bourse, ironise Martin Dupras, président du conseil d'administration de l'Institut québécois de planification financière. Un tel rendement, ça n'existe pas!" Ou il ne dure pas longtemps, et est suivi d'une chute dont ledit beau-frère ne se vantera pas. N'espérez pas le coup fumant: visez le succès à long terme avec un rendement raisonnable.

Vous croire compétent

En marché haussier, tout le monde est expert en Bourse. C'est lorsque ça dérape qu'on sépare les pilotes habiles de ceux qui perdent les pédales.

Multiplier les transactions

Surtout avec les petits portefeuilles, la multiplication des transactions entraîne aussi une multiplication des frais, qui peut entamer fortement votre marge de profit.

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