Deuxième texte d'une série de 13

La place des obligations dans votre portefeuille

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Éducation des investisseurs

Éducation des investisseurs

Si la gestion de votre portefeuille de placements vous intéresse, vous devez d'abord vous demander quel type d'investisseur vous êtes et, surtout, quelle approche de gestion vous devriez utiliser. Le débat n'est pas nouveau. Est-il préférable d'acheter des titres dans le but de les conserver longtemps, comme le font les investisseurs qualifiés de passifs ? Ou faut-il plutôt être pro-actif et modifier régulièrement la composition du portefeuille en fonction de l'évolution des conditions économiques? »

Vous voulez bâtir et gérer adéquatement votre portefeuille? Cette chronique... (Illustration Daniel Riopel, La Presse)

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Illustration Daniel Riopel, La Presse

Vous voulez bâtir et gérer adéquatement votre portefeuille? Cette chronique vous expliquera, étape par étape, comment y arriver. Cette semaine : la place des obligations dans votre portefeuille.

Bien que les taux d'intérêt soient très bas, les titres à revenu fixe demeurent une classe d'actifs essentielle dans tous les portefeuilles. Pourquoi? Parce qu'ils procurent des revenus constants. Et, surtout, parce qu'ils protègent la valeur de l'ensemble du portefeuille lorsque les marchés boursiers baissent.

Les titres à revenu fixe sont les obligations et les coupons détachés de plus d'un an des gouvernements et des entreprises, et les fonds d'obligations négociés en bourse. On inclut également les actions privilégiées dans cette catégorie, car dans les faits, elles comportent des caractéristiques semblables à celles des obligations.

Quelles sont les caractéristiques des obligations?

Elles versent un taux d'intérêt fixe et elles ont une date d'échéance.

Elles sont classées en trois catégories selon leur date d'échéance :

1) les obligations à court terme qui viennent à échéance dans moins de 5 ans;

2) les obligations à moyen terme dont l'échéance est entre 5 et 10 ans;

3) les obligations à long terme pour les échéances de plus de 10 ans.

Les taux offerts varient en fonction de l'échéance. Généralement, plus l'échéance est éloignée, plus le taux est élevé.

Le rendement total d'une obligation est composé de l'intérêt reçu durant la période de détention, ainsi que du gain (ou perte) en capital occasionné par un changement du prix de l'obligation.

Le prix des obligations peut-il vraiment fluctuer?

La plupart des obligations sont des titres négociables dont le prix fluctue comme celui des actions. Mais pour des raisons différentes.

En fait, le prix de l'obligation est intimement lié aux taux d'intérêt. Et eux, on sait qu'ils bougent fréquemment.

Les obligations ont une valeur nominale de 100. C'est le prix qui sera payé au détenteur à l'échéance.

Mais durant la vie de l'obligation, le prix pourra être au-dessus ou en dessous de cette valeur nominale. Dans les faits, le prix de l'obligation variera inversement au taux d'intérêt.

Taux d'intérêt vs prix des obligations

Lorsque les taux d'intérêt montent, le prix des obligations baisse. Cela est tout à fait normal.

Par exemple, supposons que vous détenez une obligation dont le taux d'intérêt est de 5 %. Si les taux d'intérêt montent et que de nouvelles obligations de la même échéance que les vôtres, mais avec un taux de 6 % sont offertes, le prix de vos obligations devra forcément baisser afin qu'elles deviennent aussi intéressantes pour les acheteurs que les nouvelles obligations.

La qualité des obligations varie-t-elle?

Toutes les obligations ne sont pas de qualité égale.

La qualité d'une obligation, c'est la garantie que les intérêts seront versés entièrement au moment prévu, et que le capital sera remboursé à l'échéance. C'est ce que les firmes de notation évaluent pour accorder la cote de crédit d'une obligation.

Les obligations du gouvernement du Canada offrent la meilleure garantie, et elles ont la cote AAA. Elles sont les moins risquées.

Mais conséquemment, elles offrent le taux de rendement le moins élevé.

Pour l'investisseur, il est primordial vérifier la cote de crédit des obligations, surtout dans le cas des obligations de sociétés. Il doit s'assurer que la cote de crédit des obligations qu'il détient correspond au niveau de risque qu'il est disposé à tolérer.

Peut-on se protéger de l'inflation?

Le gouvernement du Canada, ainsi que celui de quelques provinces, dont le Québec, émettent également des obligations à rendement réel (ORR).

Le rendement réel c'est le rendement qu'obtient l'investisseur après avoir tenu compte de l'inflation.

Par exemple, si une obligation a rapporté 5 % l'année dernière, mais que le taux d'inflation a été de 2 %, le rendement réel sera de 3 %.

Les ORR ressemblent aux obligations classiques, car elles versent un intérêt fixe et elles ont une date d'échéance. Mais elles se différencient par le fait que les paiements d'intérêt à chaque 6 mois et du capital à l'échéance sont indexés en fonction de l'IPC (Indice des prix à la consommation). Les ORR confèrent donc à son détenteur une garantie contre l'inflation.

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