Drummondville: 1 milliard investi depuis 5 ans

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Avec plus de 1500 employés répartis en Amérique du Nord et en Asie, le groupe Soucy, qui conceptualise et fabrique des composants de véhicules récréatifs, industriels, agricoles et de défense, est un des principaux employeurs de la région.

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Des investissements records dans les secteurs industriel et manufacturier, de nouveaux emplois par centaines et un projet de densification du centre-ville sur le site d'une usine de textile abandonnée : bienvenue à Drummondville. »

Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Des investissements records dans les secteurs industriel et manufacturier, de nouveaux emplois par centaines et un projet de densification du centre-ville sur le site d'une usine de textile abandonnée : bienvenue à Drummondville.

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L'achat récent par l'administration municipale d'un ancien site industriel le long de la rivière Saint-François va générer des investissements se chiffrant en dizaines de millions, selon le maire, Alexandre Cusson.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Au cours des cinq dernières années, les 650 entreprises manufacturières et industrielles de Drummondville ont investi la somme record de 1 milliard en achat d'équipements, de machineries ou de terrains, dans la construction de nouveaux bâtiments, de même que dans la recherche et le développement.

Le goupe Soucy, Soprema, Venmar, les Serres Demers, Cascade InoPak et la Ferme des voltigeurs figurent parmi les entreprises ayant investi et dont la croissance ne se dément pas.

Ces investissements ont favorisé la création de quelque 1100 emplois sur l'ensemble du territoire drummondvillois en 2016. Un autre record, rappelle Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville (SDED). Et c'est loin d'être fini, croit-il.

ONZIÈME ZONE INDUSTRIELLE

« Si tout va comme prévu, 2017 et 2018 seront elles aussi de très grandes années pour nous, explique M. Dupont. Nous avons actuellement une dizaine de projets sur la table, c'est-à-dire des agrandissements, mais aussi la venue de nouvelles entreprises, dont certaines européennes. »

Drummondville travaille au développement d'une onzième zone industrielle située, dans ce cas-ci, le long de l'autoroute 55, dans le secteur de Saint-Nicéphore.

6 millions

Nombre approximatif de pieds carrés qui sont encore disponibles dans ce secteur qui accueillait en 2016 l'un de ses premiers occupants : le quincaillier Canac, dont le centre de distribution a coûté 37 millions.

***

Les réflexes protectionnistes du président américain Donald Trump préoccupent évidemment les entrepreneurs et les décideurs de la ville-centre de 75 000 personnes. Toutefois, personne dans la région n'a, jusqu'à présent, souffert du changement de garde à Washington, révèle Martin Dupont.

Qu'à cela ne tienne, la SDED concentre ses énergies sur l'accord de libre-échange que s'apprêtent à officialiser le Canada et l'Europe.

« Nous sommes très heureux de cet accord et nous voulons que nos entreprises en bénéficient. C'est un marché de 500 millions de personnes, explique le DG de la SDED. En septembre, nous accueillerons deux délégations françaises pour du B2B. En janvier 2018, ce sera à notre tour de leur rendre visite. »

DENSIFIER LE CENTRE-VILLE

Pendant que ses entreprises manufacturières se développent, Drummondville a de grandes ambitions pour son centre-ville. L'achat récent par l'administration municipale d'un ancien site industriel le long de la rivière Saint-François va générer des investissements se chiffrant en dizaines de millions, selon le maire, Alexandre Cusson.

« C'est sans doute le projet le plus porteur de l'actuelle administration et ce sera le plus concret de l'administration à venir », explique celui qui briguera un deuxième mandat lors des élections municipales de novembre 2017.

Drummondville a payé 3 millions pour mettre la main, en avril dernier, sur le site de l'ancienne usine de textile Fortissimo, fermée depuis 2010. Le terrain d'environ 1 million de pieds carrés est situé dans une zone fortement urbanisée, à deux pas notamment du centre hospitalier et de deux écoles secondaires. But de l'opération : densifier, repenser et améliorer le secteur.

Des immeubles à logements multiples construits en hauteur « et à prix abordables », tient à préciser le maire, un espace vert pour les 2500 élèves du secteur, un accès public aux berges de la rivière, des commerces de proximité, voire une salle de spectacle de style cabaret, sont dans la ligne de mire du conseil municipal.

« Nous en sommes à l'étape du rêve, c'est-à-dire à penser de quelle façon nous allons aménager le site. Nous allons continuer à sonder la population et les commerçants pour obtenir le plus d'idées possible. C'est plus motivant de faire du développement au centre-ville que de faire de l'étalement urbain. Il faut ramener les jeunes familles au centre-ville. » - Alexandre Cusson, maire de Drummondville

La main-d'oeuvre demeure un enjeu sur l'ensemble du territoire. Ce printemps, lors du 11e Défi Emplois Drummond, 65 entreprises ont affiché quelque 1000 postes. Avec un taux de chômage avoisinant les 4 %, il est permis de parler de contexte de plein emploi à Drummondville.

Heureusement, la venue de nouveaux résidants vient en quelque sorte équilibrer les choses.

La croissance démographique nette de la principale ville du Centre-du-Québec est de 1000 personnes par année.

Le tourisme d'affaires est lui aussi en progression à Drummondville. En 2015, la ville s'est dotée du Centrexpo Cogeco, un nouveau centre des congrès. Et il y a moins d'un an, un hôtel de 140 chambres sur 12 étages venait se greffer au Centrexpo. Le Grand Hôtel Times a nécessité un investissement de 25 millions.

Par ailleurs, dans le but avoué de diversifier encore plus son économie, Drummondville s'intéresse désormais au secteur tertiaire. Un sommet sur les nombreuses facettes des services doit en principe avoir lieu en 2018, promet le maire Alexandre Cusson.

Quatre projets dans la région

Incubateur

Drummondville compterait l'un des plus importants incubateurs d'entreprises au Canada, selon Martin Dupont, directeur général de la SDED. Ce printemps, 2,5 millions ont été investis dans une troisième phase d'agrandissement. Désormais, l'incubateur possède 36 locaux sur 100 000 pieds carrés. Depuis sa fondation, il y aura bientôt 20 ans, le site a accueilli près de 100 entreprises, allant du travailleur autonome à la PME manufacturière. Une phase 4 est dans les cartons de la SDED.

Nouvelle bibliothèque

La nouvelle bibliothèque municipale de Drummondville ouvrira ses portes à l'été 2017. Ce projet de 21 millions entrepris en 2015 soulèvera immanquablement l'enthousiasme, croit Véronique Tremblay, directrice du service arts, culture et bibliothèque. Le bâtiment LEED, à la fenestration abondante, comptera des jardins extérieurs, une terrasse au deuxième étage, un café, de même qu'une flopée de trouvailles technologiques, dont des bornes d'enregistrement et de retour des livres automatisées.

Ferme des Voltigeurs

Grosse année pour la Ferme des Voltigeurs. La PME familiale a signé le plus gros contrat de son histoire en devenant le fournisseur attitré des quelque 300 supermarchés Metro et Super C du Québec. L'entreprise fondée en 1958 vient également d'ouvrir un quatrième point de vente dans la région de Drummondville. La Ferme des Voltigeurs possède une ferme d'élevage, un abattoir, de même qu'une usine de transformation dans laquelle elle vient d'investir des centaines de milliers de dollars.

Serres

Le site d'enfouissement de Drummondville compte désormais la plus grande installation de production de tomates en serre au Québec. Les Serres Demers termine un investissement de 25 millions par lequel son complexe serricole triplera de superficie. Alimentée par les biogaz et la centrale de cogénération du site, la PME familiale passera de 35 à 100 employés d'ici le début de l'automne. D'ici, en fait, la fin des travaux et le début de la production.




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