La vie privée à l'ère des technos

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Me Christine Carron, responsable de l'équipe protection de... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Me Christine Carron, responsable de l'équipe protection de la vie privée et accès à l'information chez Norton Rose.

Nathalie Côté, collaboration spéciale
La Presse

En mai, Anonymous a mis en ligne les renseignements personnels de 130 acheteurs de billets du Grand Prix du Canada. Il s'agit d'un exemple parmi d'autres où la collecte d'informations sur les clients a tourné au cauchemar. Dans les entreprises, les avocats, en collaboration avec d'autres services, tentent d'éviter à tout prix de telles situations.

«Aucun système n'est totalement à l'épreuve d'une attaque. Avant de conserver des renseignements, il faut se demander si cela est toujours nécessaire, souligne Christine Carron, avocate responsable de l'équipe protection de la vie privée et accès à l'information chez Norton Rose. Par exemple, je dois donner mon numéro de carte de crédit pour payer en ligne. Il n'est toutefois pas nécessaire pour l'entreprise de le garder dans ses dossiers électroniques par la suite.»

Le meilleur moyen de ne pas se faire voler des informations est donc de ne pas les détenir. Mais ce n'est pas toujours si simple. Les données personnelles des clients sont souvent fort utiles, notamment aux professionnels du marketing.

Chaque entreprise devrait concevoir une politique de confidentialité et former ses employés à ce sujet. Ceux-ci devraient aussi tous signer un engagement de confidentialité. De plus, seuls ceux dont le travail nécessite un accès aux renseignements devraient l'avoir.

La même rigueur doit être exigée des fournisseurs ayant accès aux données. «Le contrat doit couvrir tout ce qui touche la sécurité des informations et le respect des lois sur la protection des renseignements personnels, explique Charles Morgan, associé chez McCarthy Tétrault et leader du groupe de pratique du droit de la technologie pour la région du Québec. Selon la loi, l'entreprise qui recueille l'information demeure responsable de celle-ci.» Il suggère de prévoir un droit de vérification afin de s'assurer que les normes sont bel et bien respectées.

Consentement éclairé

Par ailleurs, les entreprises doivent être transparentes quant à la gestion des renseignements personnels. Les avocats doivent souvent rédiger un formulaire de consentement pour les consommateurs. «Il faut expliquer la nature des informations recueillies, l'utilisation qui en sera faite et qui y aura accès, indique Me Carron. Il faut toutefois faire un effort pour réduire les principes à leur plus simple expression. Il faut utiliser un langage clair afin que le consommateur puisse comprendre.»

Malgré tout, la majorité des consommateurs cliquent sur «j'accepte» sans l'avoir lu. «Le consommateur veut être informé, mais il ne veut pas lire tout ça. C'est un réel problème», constate Me Morgan.

Légalement, avec leur formulaire de consentement, les entreprises ont fait leur devoir. Néanmoins, il leur suggère de réfléchir aux attentes de leurs clients. Celles-ci devraient ensuite être prises en considération dans la mise en place du service. Il cite le cas de Facebook, dont les paramètres par défaut sont maintenant plus favorables à la protection de la vie privée.

Cependant, il n'y a pas de recettes dans ce domaine. Les exigences des consommateurs peuvent varier. Par exemple, les internautes s'attendent à une confidentialité plus grande de la part de leur banque que des réseaux sociaux.

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