Développement économique: «Il faut des changements», dit le ministre Moreau

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Selon le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, une quarantaine de MRC vont maintenir les centres locaux de développement, mais revoir leur façon de travailler.

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Développement économique

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Malgré les coupes dans leurs budgets de fonctionnement, la moitié des MRC ont l'intention de préserver leur centre local de développement (CLD), selon un sondage interne du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. Près de 40% des MRC comptent intégrer les activités de l'organisme au sein de leur administration respective. »

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, ne se perçoit pas comme un adversaire des maires et des préfets, en dépit des vives réactions provoquées par les récentes décisions prises par le gouvernement du Québec à l'égard des centres locaux de développement (CLD) et des Conférences régionales des élus (CRÉ).

«Je ne vois pas de discorde, confie le ministre en entrevue à La Presse. Je n'ai jamais cru que les relations étaient mauvaises. Par contre, j'ai une approche directe. Je n'ai pas un double langage. Il faut apporter des changements et c'est ce que je fais.»

Faire le ménage

Et ces changements sont majeurs, convient le ministre, qui a fait une tournée des régions pour aller à la rencontre des préfets des municipalités régionales de comtés (MRC).

«J'ai rencontré les préfets et je leur ai dit: voici ce qu'on va faire et voici où on s'en va. Ils sont très heureux, dans l'ensemble. Il y a des préfets qui m'ont dit qu'il fallait faire le ménage.»

Il insiste sur un point: le projet de loi 28 adoptée par son gouvernement ne signifie pas l'abolition des CLD ni des CRÉ. Selon lui, une quarantaine de MRC vont même maintenir les centres locaux de développement, «mais vont revoir leur façon de travailler».

Allouer des budgets

Toutefois, les budgets de fonctionnement seront réduits considérablement, tandis que les structures seront plus légères, ce qui s'imposait, selon le ministre.

«Il fallait agir, fait-il valoir. À titre d'exemple, 62% du budget alloué aux CRÉ (49 millions) servait à acheter des immeubles. Ce n'était pas ça, la finalité.»

Ce n'était guère mieux du côté des CLD, relève le ministre. «Le budget de fonctionnement (75 millions) était trois fois plus élevé que le budget consacré à l'investissement (25 millions). Il n'y a pas une entreprise au Québec qui pourrait survivre avec de tels frais de fonctionnement.»

Il rappelle que le gouvernement a créé un fonds de développement des territoires de 100 millions «qui vient aider les municipalités» dans leurs projets. «C'est un transfert inconditionnel», relève-t-il.

Un rapport «accablant»

De toute évidence, le ministre des Affaires municipales n'était pas un partisan du «modèle mur-à-mur» où tout devait «transiter» par les centres locaux de développement.

«Si les CLD et les CRÉ s'étaient avérées la meilleure invention depuis l'invention du pain tranché, dit-il pour faire image, on l'aurait su depuis un bon moment. Or, c'était loin d'être le cas. C'était plutôt l'augmentation du chômage, dans le gouvernement précédent, dans 11 des 17 régions du Québec.»

Et pour renforcer sa théorie, il fait référence au «rapport accablant» du Vérificateur général, déposé en février 2015, qui s'attarde au mode de fonctionnement des CLD.

Le rapport cible, entre autres, une «absence de mécanismes de contrôles clés» et des modalités de gestion et de bonnes pratiques «pas toujours respectées».

«Des sommes provenant du Fonds local d'investissement (FLI) n'ont pas été utilisées aux fins prévues, peut-on lire dans le rapport. En 2013, 51% des CLD ont utilisé les actifs du FLI pour payer des frais qui auraient dû, en principe, être associés à même leur budget de fonctionnement.»

Finie la liste d'épicerie

Chose certaine, le ministre Moreau entend marteler le même message aux élus municipaux, en marge du renouvellement du pacte fiscal. «La solution, dit-il, ce n'est pas de mettre plus d'argent sur la table. Ce n'est pas ce que veulent les contribuables. Il faut que le message percole.

«Le temps de la liste d'épicerie, c'est révolu, ajoute-t-il. L'exercice du pouvoir, dans une municipalité, ça ne consiste pas à dire: voici les équipements dont je voudrais pouvoir être équipé. Il faut revoir la façon de faire les choses.»

Il veut continuer à «donner l'heure juste» à ses interlocuteurs, que ce soit à Montréal, à Québec, à la FQM et à l'UMQ, où il doit prendre la parole demain, lors du congrès annuel de l'Union des municipalités.

«Nous devons travailler ensemble et tirer dans la même direction, fait-il valoir. Les maires sont rendus là, ils demandent à être considérés comme des gouvernements de proximité, et c'est qu'on vise.»

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