Nord-du-Québec: le «moteur minier» roule à nouveau

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De nombreux investissements ont été réalisés dans les mines du Nord-du-Québec, dont 775 millions à la mine Renard de la société Stornoway.

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Portrait 2017: Nord-du-Québec

Portrait 2017: Nord-du-Québec

L'automne dernier, Stornoway a inauguré la première mine de diamants de la province dans le Nord-du-Québec. Montant de l'investissement : 775 millions. Ce projet d'envergure est cependant loin d'être le seul en importance dans la région. »

Nathalie Côté

Collaboration spéciale

La Presse

L'automne dernier, Stornoway a inauguré la première mine de diamants de la province dans le Nord-du-Québec. Montant de l'investissement : 775 millions. Ce projet d'envergure est cependant loin d'être le seul en importance dans la région.

« Le Fonds Capital Mines Hydrocarbures a investi 120 millions, indique Yves Drolet, directeur régional pour le ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation. Cela a permis à cinq minières de développer leurs activités, soit Nemaska Lithium, Stornoway, Minéraux Rares Quest, Black Rock Metals et Commerce Ressources Corporation. »

Au total, plus de 1 milliard a été investi dans les mines du Nord-du-Québec en 2015, et la tendance se maintient. « Le secteur minier est demeuré stable l'an dernier et il devrait poursuivre son développement en 2017-2018 », indique Antoine Lavoie, conseiller en communication au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

Depuis deux ans, le Nord-du-Québec peut également compter sur la meilleure croissance économique parmi les 17 régions du Québec !

« Les investissements privés sont une importante contribution à l'économie régionale. En 2014, ils s'élevaient à 6,2 % de ceux réalisés dans l'ensemble de la province. Cela représente cinq fois le poids économique de la région ! Elle est en train de se développer. » - Yves Drolet, directeur régional pour le ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation

TOUT N'EST PAS ROSE...

L'emploi a aussi connu une augmentation de 6,5 % l'an dernier. Mais tout n'est pas rose pour autant. « Les régions du Nord-du-Québec et de la Côte-Nord, dont les données sont jumelées, affichaient un taux de chômage de 8,7 % l'an dernier, souligne M. Lavoie. C'était le troisième plus élevé de la province. » Pour l'ensemble du Québec, le taux de chômage était de 7,1 %.

De plus, l'avenir du secteur forestier est source d'inquiétudes. « La renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain [ALENA] suscite des préoccupations pour ce secteur d'activité économique important pour la région, signale M. Lavoie. Les nouvelles orientations envisagées par les États-Unis représentent des défis. C'est le principal pays d'exportation de nos produits forestiers. »

EFFORTS DE DIVERSIFICATION

Puisque le secteur des ressources naturelles est sujet à de grandes variations, la région tente de développer d'autres activités afin d'éviter d'avoir tous ses oeufs dans le même panier. Elle mise notamment sur l'épinette noire. « C'est une essence de bois qui a des propriétés intéressantes, souligne M. Drolet. On peut développer des niches particulières à l'international. »

Le Nord-du-Québec souhaite également séduire les touristes avec ses grands espaces. « Nous voulons faire du Nord-du-Québec une destination de calibre international au niveau du tourisme culturel et du plein air dans une optique de développement durable, explique M. Drolet. Il y a déjà une douzaine de projets qu'on veut stimuler. C'est un créneau qui suscite beaucoup d'espoir pour le futur. »

BESOIN D'ENTREPRENEURS

Dénicher des entrepreneurs demeure cependant un défi. « Il y a un bassin d'entrepreneurs sur le territoire, mais il est en développement, constate M. Drolet. Plusieurs projets sont à l'étape du prédémarrage. Il faut créer de la valeur dans les projets pour intéresser des partenaires économiques. »

Par ailleurs, l'éloignement des grands centres et les difficultés de transport présentent également des défis pour recruter de la main-d'oeuvre qualifiée. Pour aider, le Nord-du-Québec entend notamment favoriser l'immigration. « Au cours de la prochaine année, un comité sera mis en place afin d'établir les paramètres d'une entente en matière d'immigration ainsi qu'un plan régional d'intervention pour favoriser l'intégration en emploi des personnes immigrantes », indique M. Lavoie.




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