Groupe Ricochet: histoire de jouets

Philippe Roy et Alexandre Vincent, cofondateurs et coactionnaires... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Philippe Roy et Alexandre Vincent, cofondateurs et coactionnaires de la PME Groupe Ricochet à Boisbriand.

Photo Robert Skinner, La Presse

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Portrait 2017: Laurentides

Portrait 2017: Laurentides

Terres de défricheurs, les Laurentides s'inquiètent du ton adopté par les États-Unis dans les discussions sur le bois d'oeuvre. Plusieurs entreprises de la région pourraient en souffrir. Heureusement, d'autres secteurs importants de la région comme le tourisme et le transport se portent bien. »

Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Après avoir réinventé le marché des machines distributrices, Groupe Ricochet est en train de devenir un champion dans l'importation de jouets et autres accessoires ludiques. La PME de Boisbriand vient de signer une entente d'exclusivité pour la vente d'émoticônes en peluche partout au Canada. Son plus grand défi est actuellement de gérer une croissance tous azimuts.

Depuis 2012, l'entreprise a quadruplé son chiffre d'affaires, lequel atteint désormais les 5 millions. Objectif : dépasser les 10 millions d'ici trois ans.

« Ça va très vite, lance Philippe Roy, président. On a des défis de croissance autant en ressources humaines qu'en espace d'entrepôt et en développement de marchés. Il faut gérer tout ça, garder la tête froide et se concentrer sur les tendances qui s'en viennent. »

Car c'est là l'une des clés du succès derrière Groupe Ricochet. En 2008, Philippe Roy et Alexandre Vincent, deux amis de HEC Montréal, ont révolutionné un secteur de l'économie qui n'avait pas changé depuis des décennies. Les deux jeunes entrepreneurs ont connu un succès retentissant avec leurs machines distributrices de bonbons et de confiseries. Leur secret : ils ont intégré une puce électronique à chacun de leurs appareils.

Résultat : grâce à cette puce développée en Ontario, les fondateurs de la PME et leurs clients savaient désormais combien chaque machine génère en revenus, et donc à combien se chiffre le partage des profits.

LES SCHTROUMPFS

Aujourd'hui, les machines distributrices (plus de 2000, majoritairement au Québec et en Ontario) ne représentent plus que 25 % des revenus de la PME. Les 75 % résiduels proviennent des jouets, figurines et autres drones téléguidés qui trouvent preneurs dans près de 3000 points de vente au Canada, notamment dans les magasins à grande surface (dont Canadian Tire) et la plupart des pharmacies.

C'est grâce aux mythiques Schtroumpfs que Groupe Ricochet a pris un virage à 180 degrés. En 2012, en marge du film animé en 3D sur ces petits personnages bleus créés par Peyo, la PME a mis en vente dans ses machines distributrices des Schtroumpfs. Le résultat a été instantané. Depuis, Groupe Ricochet se spécialise dans l'importation et la distribution de jouets génériques et voit son chiffre d'affaires connaître des sommets.

Ces derniers mois, la PME québécoise a conclu une entente d'exclusivité pour la vente des figurines iMoji, propriétés d'une firme israélienne ayant travaillé avec Disney, McDonald's et compagnie. Les iMoji sont des figurines à la manière des « Trash Packs », qui représentent les émoticônes, ces visages ronds et jaunes (smiley face) exprimant un florilège d'humeurs.

Avec cette entente en poche, Groupe Ricochet veut augmenter sa présence dans le reste du Canada, notamment en passant par les grandes enseignes de pharmacies. À la mi-avril, Philippe Roy, 32 ans, et Alexandre Vincent, 31 ans, ont séjourné deux semaines en Asie, où ils ont entre autres rencontré de nouveaux fournisseurs et finalisé leurs commandes pour Noël.

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