Contrecarrer les cycles avec un parc forestier intégré

Les promoteurs du parc forestier intégré souhaitent contrecarrer... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, archives LA PRESSE)

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Les promoteurs du parc forestier intégré souhaitent contrecarrer les cycles économiques en montagnes russes des régions dont l'économie dépend des ressources naturelles.

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Portrait 2017: Abitibi-Témiscamingue

Portrait 2017: Abitibi-Témiscamingue

Naguère région ressource axée uniquement sur le secteur primaire des mines et des forêts, l'Abitibi-Témiscamingue est en pleine mutation. Une économie circulaire s'y installe depuis quelques années. Autrement dit, le marché de l'emploi y évolue et de plus en plus de PME y voient le jour. »

Samuel Larochelle

Collaboration spéciale

La Presse

Le projet de parc forestier intégré de Val-d'Or vient de franchir une étape importante. À terme, 290 millions pourraient être investis dans la construction de trois usines et on estime le nombre d'emplois directs créés à 250, en plus de 550 emplois indirects.

Ce qui suscite l'enthousiasme, c'est qu'en janvier dernier, une garantie d'approvisionnement a été accordée à l'entreprise américaine Scrimtec par le gouvernement du Québec.

L'attribution de cette garantie est conditionnelle aux consultations des communautés autochtones et des organismes responsables de la mise en marché. « Ces étapes sont tout à fait normales. On est très confiant d'obtenir les certificats d'autorisation d'ici six à huit mois », souligne Jean-Yves Poitras, commissaire de la Corporation de développement industriel et commercial de Val-d'Or, qui planche sur le dossier depuis 10 ans.

Son grand projet est un parc industriel à l'intérieur duquel les entreprises se compléteront, afin de maximiser l'exploitation forestière. Une réponse à plusieurs problématiques dans la région.

À commencer par la fermeture, il y a bientôt trois ans, de l'usine Norbord, après un quart de siècle d'existence. Entraînant des problèmes dans les activités forestières d'Eacom (anciennement Domtar) et compromettant la survie de l'usine Uniboard, consommatrice de sciures issues de l'exploitation de résineux, la fermeture de Norbord a ravivé une vieille problématique : la récolte de résineux (pins, épinettes, sapins) se fait dans une forêt mixte, à prédominance de feuillus.

« Ça signifie qu'on doit exploiter un plus grand territoire et investir davantage en infrastructures [routes, ponts] pour récolter le même volume que si on allait dans le nord de la région. On a donc cherché un moyen de maximiser la ressource et de faire des économies d'opérations, afin d'assurer la survie d'Eacom et de Uniboard. » - Jean-Yves Poitras, commissaire de la Corporation de développement industriel et commercial de Val-d'Or

La solution : un promoteur (Scrimtec) qui s'intéresse aux fameux feuillus, les bouleaux plus précisément, pour faire du bois d'ingénierie, dans une usine à construire au coût de 185 millions. Cette usine pourrait être fournie en énergie par une usine de cogénération de vapeur mise en place par Hydromega au coût de 55 millions.

En parallèle, 50 millions seront investis pour construire le Centre intégré de valorisation de la fibre (CIVF), où sera trié et prétraité le bois destiné à la transformation. Eacom se chargerait de la planification forestière au nom du CIVF.

Les trois nouvelles usines commenceraient leurs activités à l'été 2018 et insuffleraient un vent de fraîcheur à la région. « La création d'environ 250 emplois avec de bons salaires, sur une population d'environ 42 000 citoyens, aura un impact majeur dans l'économie locale, affirme le président de la chambre de commerce de Val-d'Or, Marcel Jolicoeur. C'est beaucoup d'argent qui va bénéficier aux commerçants. Ça va permettre de compenser le ralentissement dans l'exploitation minière. »

Les promoteurs du parc forestier intégré souhaitent contrecarrer les cycles économiques en montagnes russes des régions dont l'économie dépend des ressources naturelles. « Il faut être capable de garder assez de travailleurs pour que pendant le creux d'une ressource, ils puissent profiter du sommet de l'autre », affirme M. Poitras.

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