Second souffle industriel

Nouvelle venue en Abitibi, Excalibur gère la construction... (Photo fournie par Excalibur)

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Nouvelle venue en Abitibi, Excalibur gère la construction d'habitations faites avec d'anciens conteneurs maritimes.

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Portrait 2017: Abitibi-Témiscamingue

Portrait 2017: Abitibi-Témiscamingue

Naguère région ressource axée uniquement sur le secteur primaire des mines et des forêts, l'Abitibi-Témiscamingue est en pleine mutation. Une économie circulaire s'y installe depuis quelques années. Autrement dit, le marché de l'emploi y évolue et de plus en plus de PME y voient le jour. »

Samuel Larochelle

Collaboration spéciale

La Presse

Alors qu'Excalibur donne une deuxième vie aux conteneurs maritimes et que Techno-Sub lance une machine pour réutiliser la boue de forage, Ressources Métanor envisage de rouvrir la mine Barry. Loin de subir les fluctuations économiques de leurs deux principales ressources, les forêts et les mines, les entrepreneurs de l'Abitibi-Témiscamingue se réinventent.

La machine de traitement des boues de Techno-Sub... (Photo fournie par Techno-Sub) - image 1.0

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La machine de traitement des boues de Techno-Sub simplifiera les opérations minières et les projets de tunnels.

Photo fournie par Techno-Sub

Vue aérienne de la fosse à ciel ouvert... (Photo fournie par Ressources Métanor) - image 1.1

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Vue aérienne de la fosse à ciel ouvert Barry, où Ressources Métanor envisage de rouvrir une mine.

Photo fournie par Ressources Métanor

LA DEUXIÈME VIE DES CONTENEURS

Nouvelle entreprise rouynorandienne, Excalibur se spécialise en construction d'habitations (spas, garages, chalets, maisons) à base de conteneurs maritimes. Nommée en l'honneur de l'épée du roi Arthur, restée dans l'eau et la pierre sans se détériorer, l'entreprise se concentre sur la gestion des projets. « On met en contact nos clients avec les corps de métier de la construction, on choisit les plus bas soumissionnaires et on élabore l'échéancier », souligne l'un des cofondateurs, Robert B. Brière. Excalibur demande des frais de gestion globale, mais ne prend ni marge de sécurité ni pourcentage sur les différentes étapes. Une économie de 20 à 30 %, selon M. Brière.

TECHNO-SUB LANCE LE MUDWIZARD

Techno-Sub veut régler le problème de la boue qui s'accumule lorsque les minières utilisent l'eau pour forer sous terre. « Les professionnels doivent sortir la boue à la surface ou gérer de nombreux bris de pompes, explique le PDG de l'entreprise située à Rouyn-Noranda, Éric Beaupré. Nous avons donc créé une machine qui sépare l'eau et la boue. La boue peut alors être gérée sous terre, car elle est plus solide. Et l'eau, devenue très claire, peut être réutilisée pour le forage. » Prévoyant vendre 400 machines en Amérique du Nord dans le secteur minier, Techno-Sub a également conclu des ententes pour le forage de tunnels municipaux à Toronto et New York.

RÉOUVERTURE DE LA MINE MÉTANOR

Ressources Métanor évalue actuellement le potentiel de la mine à ciel ouvert Barry, près de Lebel-sur-Quévillon. « À première vue, il y a de la viande sur la table, dit le vice-président Ron Perry. Comme la fosse Barry est déjà là et que les infrastructures existent, nous n'aurions rien à construire. » Alors que l'or valait 1250 $ l'once à la fermeture de la mine il y a cinq ans, le prix actuel de 1700 $ l'once rend l'aventure plus attrayante. Tout comme le faible coût du carburant. Entre janvier 2008 et octobre 2010, la mine a produit 43 790 onces d'or.

TROIS PROJETS POUR AGNICO EAGLE

La multinationale envisage l'exploitation de l'ancienne mine Bousquet, près de la mine LaRonde. « Le dénoyage de l'ancienne fosse est en cours et les demandes de permis pour procéder à un échantillonnage de 10 000 tonnes de minerai ont été soumises », explique Nathalie Flackerton, conseillère en communications. Très active, l'entreprise construit également la zone Deep 1 de la nouvelle zone minéralisée de la mine Goldex, en plus d'évaluer l'exploitation de la zone Deep 2. Par ailleurs, Agnico étudie le gisement satellite Akasaba Ouest, près de Val-d'Or. « Les analyses actuelles nous indiquent que le projet pourrait avoir une durée d'environ quatre à six ans et créer jusqu'à 100 emplois. »

ABP CANADA INVESTIT 7 MILLIONS

Déménagée en 2015 dans une usine sept fois plus grosse que la précédente, la manufacture de papier essuie-main et de papier hygiénique ABP Canada poursuit sa croissance en installant une ligne de transformation de papier. « Cette ligne complètement automatisée et robotisée sera l'une des plus modernes en Amérique du Nord, souligne le PDG, Denis Pilon. Nos coûts de production et notre empreinte écologique seront parmi les meilleurs de l'industrie. Nous en installerons trois autres au cours des 18 prochains mois. » D'ici trois ans, l'entreprise prévoit également créer 60 emplois à Rouyn-Noranda.

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