Investir dans le bois et les télécommunications

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La relance progressive de l'ancienne usine de bois Temlam, dès la fin du printemps 2015, créera 125 emplois dans la région d'Amos.

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Portrait 2017: Abitibi-Témiscamingue

Portrait 2017: Abitibi-Témiscamingue

Naguère région ressource axée uniquement sur le secteur primaire des mines et des forêts, l'Abitibi-Témiscamingue est en pleine mutation. Une économie circulaire s'y installe depuis quelques années. Autrement dit, le marché de l'emploi y évolue et de plus en plus de PME y voient le jour. »

Samuel Larochelle

Collaboration spéciale

La Presse

L'économie d'Amos prendra un nouvel essor grâce à l'investissement de 70 millions du groupe Forex, une entreprise régionale qui relancera l'ancienne usine Temlam, en plus de construire une deuxième usine.

Le groupe Forex relance l'usine Temlam

L'économie d'Amos prendra un nouvel essor grâce à l'investissement de 70 millions du groupe Forex, une entreprise régionale qui relancera l'ancienne usine Temlam, en plus de construire une deuxième usine.

Spécialisée en production de poutres de bois laminées, Temlam avait déclaré faillite en septembre 2008 et n'avait pas trouvé preneur depuis. Un projet de relance s'est toutefois concrétisé au cours des derniers mois, alors que de nombreux candidats tentaient de mettre la main sur l'usine. C'est finalement le groupe Forex, une entreprise forestière fondée par la famille Cossette de Val-d'Or, qui a déposé l'offre la plus intéressante aux yeux des créanciers.

«Notre premier objectif était d'avoir une usine pour produire des panneaux de type OSB "oriented strenght board", des panneaux à lamelles orientées qui sont utilisés dans la construction résidentielle pour les toitures, les planchers et le recouvrement de maisons, explique Joanic Cossette, l'un des dirigeants du groupe Forex. En évaluant différents sites pour établir notre nouvelle usine, nous sommes tombés sur le site de Temlam, qui avait déjà une usine et l'approvisionnement nécessaire.»

Les retombées directes et indirectes seront majeures pour la région. La relance progressive de l'ancienne usine Temlam, dès la fin du printemps 2015, créera 125 emplois. «On prévoit redémarrer les activités sur une période de 12 à 16 mois, souligne M. Cossette. Il n'y aura pas d'agrandissement ou de rénovations, mais une mise à jour mécanique et électronique des équipements, étant donné que l'usine était fermée depuis plus de six ans.»

L'entreprise construira la nouvelle usine, au coût de 60 millions, et créera 225 nouveaux emplois. «On vise un démarrage d'usine au début de 2017, selon les délais d'obtention des permis environnementaux», affirme Joanic Cossette.

Les deux projets ont été très bien reçus par l'ensemble des intervenants régionaux, selon l'entrepreneur. «Avec les deux complexes, on ajoute 350 emplois à Amos! Tout le monde était très heureux et personne n'a exprimé d'appréhensions.»

34 tours de télécommunications

Répondant à l'appel d'offres d'Industrie Canada, qui veut étendre l'internet mobile et le réseau cellulaire sur l'ensemble du territoire canadien, la société Gestion de l'inforoute régionale de l'Abitibi-Témiscamingue (GIRAT) a proposé une solution : la construction de 34 tours de télécommunications et l'installation de 40 équipements spécialisés dans six tours déjà existantes.

Un projet de 22 millions qui couvrirait l'ensemble du territoire non desservi par le réseau actuel, incluant la Réserve faunique de La Vérendrye et le secteur en direction de Matagami et Lebel-sur-Quévillon. «Le cellulaire et l'internet mobile représentent une valeur économique pour développer le commerce et les industries, qui sont présents partout sur le territoire, souligne Louis Dallaire, président du GIRAT. C'est aussi une question de sécurité. Avec les nouvelles tours, nous pourrions couvrir plusieurs zones qu'on ne touche pas présentement. Les citoyens auraient accès à plus de services.»

En avril, l'organisation saura si elle obtient 10 millions de l'enveloppe de 330 millions prévus pour l'ensemble du Canada, par le gouvernement fédéral. La GIRAT espère ensuite obtenir 4 millions du provincial et 80 000$ par année, pendant quatre ans, de chacune des cinq MRC de la région. Il obtiendra également 4 millions d'un partenaire privé, Télébec.

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